Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

En Russie, l'espionnage s'invite même dans les taxis

En Russie, l'espionnage s'invite même dans les taxis

La Russie veut obliger les taxis à transférer en temps réel les données sur leurs passagers aux services russes de sécurité (FSB), descendant du KGB. C'est ce que prétend un projet de loi déposé à la chambre basse du Parlement, la Douma, alors que les services de taxi sont très populaires en Russie et utilisés via des applications mobiles.



"Sécurité nationale"

"C'est une mesure très difficile à mettre en oeuvre. Mais cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas nécessaire", a déclaré le député Adalbi Chkhagochev, membre du comité pour la sécurité et la lutte contre la corruption de la Douma, à l'agence de presse Ria Novosti, en soulignant qu'il s'agissait d'une question de "sécurité" nationale.Jusqu'ici, le FSB pouvait obtenir ces informations s'il déposait une demande formelle auprès des compagnies qui avaient 30 jours pour répondre, selon la présidente du Conseil civil pour le développement des taxis dans les régions russes, Irina Zaripova. "Beaucoup sont effrayés que le FSB puisse recevoir n'importe quand en temps réel des informations sur les passagers", a-t-elle déclaré à la radio russe Kommersant FM fin mars, lorsque l'idée a été évoquée pour la première fois par le ministère russe des Transports."Mais quand il s'agit de la sécurité nationale, très souvent, il y a des situations où quelque chose s'est passé et les agents du FSB ont besoin d'avoir ces données pratiquement en une heure pour élucider un crime ou l'empêcher", a-t-elle expliqué, en assurant que "personne ne va faire le monitoring de ces données du matin jusqu'au soir".


"Cela dépasse les bornes"

"Cela dépasse les bornes. Être suivi à son insu sans permission... je préfère ne plus utiliser de taxi", a commenté auprès de l'AFP à Moscou Yacha Aliev, étudiant en économie de 24 ans. Kristina Kochéléva, 23 ans, employé du service de support clients de Yandex. Plus, avoue être "mal à l'aise": "mais je pense que même sans ça, ils savent déjà tout", ajoute-t-elle.


La Russie a encore accru les restrictions aux libertés publiques depuis le début de son offensive en Ukraine le 24 février. Le pays a notamment bloqué l'accès aux populaires réseaux sociaux Instagram, Facebook et Twitter et engagé des poursuites contre le groupe Meta, l'accusant de propager des "appels au meurtre" contre les Russes.

Le pays a également renforcé son arsenal législatif qui permet de punir de lourdes amendes ou de peines de prison toute personne reconnue coupable d'avoir "discrédité" l'armée ou publié de "fausses informations" à son sujet.

Avec AFP