Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

L'inflation turque s'envole au détriment de la popularité d'Erdogan

L'inflation turque s'envole au détriment de la popularité d'Erdogan
L'inflation en Turquie explose. Elle s'est envolée de près de 70 % sur an en avril dernier. Selon des économistes indépendants, elle pourrait même être deux fois plus importante que les chiffres officiels. Un coup dur pour le président Erdogan, qui promet encore et toujours de la faire redescendre à un chiffre. De mauvaises performances qui pourrait l'empêcher de conserver son poste lors des prochaines élections en 2023.

L'inflation s'est envolée en Turquie à près de 70% sur un an en avril, pesant sur les ménages et sur les chances de réélection du président Recep Tayyip Erdogan en 2023.

Les promesses du gouvernement et les baisses de TVA annoncées en début d'année sur les produits de première nécessité notamment n'y ont rien fait : les prix ont continué d'augmenter de 7,25% en avril, en plein ramadan, faisant culminer l'inflation à 69,97%, au plus haut depuis février 2002.

La hausse des prix à la consommation, continue sur les onze derniers mois, avait déjà dépassé 61% en mars en glissement annuel, conséquence de l'effondrement de la livre turque et de l'envol des cours de l'énergie.

Malgré les craintes de nouvelles hausses de prix liées à la guerre entre l'Ukraine et la Russie, d'où la Turquie importe énergie et céréales, la Banque centrale turque n'a pas pour le moment relevé ses taux d'intérêt, stables à 14% depuis fin 2021.

Le président Recep Tayyip Erdogan, qui estime à rebours des théories économiques classiques que les taux d'intérêt élevés favorisent l'inflation, avait contraint l'institution à abaisser son taux directeur de 19% à 14% entre septembre et décembre, entraînant une chute de la livre.

La monnaie a ainsi vu sa valeur fondre de 44% face au dollar en 2021, et a encore perdu plus de 11% face au billet vert depuis le 1er janvier. L'inflation est au cœur des débats en Turquie, à quinze mois de l'élection présidentielle prévue en juin 2023, l'opposition accusant l'Office national des statistiques (Tüik) de sous-estimer sciemment son ampleur.

Des économistes turcs indépendants du Groupe de recherche sur l'inflation (Enag) ont affirmé jeudi 5 mai que l'inflation atteignait en réalité 156,86% sur un an, plus de deux fois le taux officiel.


Malgré des sondages qui prédisent une élection serrée, M. Erdogan espère être reconduit en 2023, après deux décennies au poste de Premier ministre puis de président.

Le chef de l'Etat, qui avait promis en janvier de ramener l'inflation à un chiffre "le plus vite possible", a assuré la semaine dernière que celle-ci "commencera à ralentir après le mois de mai".

Une hyperinflation durable risquerait toutefois de nuire à la popularité du président, qui a bâti ses succès électoraux des deux dernières décennies sur ses promesses de prospérité.

La Banque centrale turque a, elle aussi, dû revoir la semaine passée à la hausse ses prévisions d'inflation pour la fin de l'année, estimant qu'elle se situerait à 42,8% - bien au-delà des 23,2% avancés jusque-là.

"Cela devient embarrassant pour la Turquie", a commenté Timothy Ash, analyste au cabinet BlueAsset Management et spécialiste de la Turquie. "Certes, il y a une hausse des prix de l'alimentation et de l'énergie, mais c'est aussi l'échec spectaculaire de la politique monétaire turque."

Pour Jason Tuvey, du cabinet londonien Capital Economics, l'inflation devrait continuer de croître dans les mois à venir, "rien n'indiqu[ant] que la Banque centrale de Turquie soit sur le point de relever ses taux d'intérêt".

La Turquie connaît une inflation à deux chiffres presque sans discontinuer depuis début 2017, mais n'avait jamais connu une telle hausse des prix à la consommation depuis l'arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan fin 2002.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre