Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La Méditerranée, véritable charnier de migrants en 2021

La Méditerranée, véritable charnier de migrants en 2021
Crédit photo :
Le nombre de migrants morts en mer, en tentant de rejoindre l'Europe, a doublé par rapport à 2020, selon  les Nations Unies, amenant le total à 3000 morts ou disparitions en 2021. Des chiffres effarants qui soulignent la souffrance des migrants qui font face à de nombreux dangers, dont des embarcations en mauvais état, exécutions extra judiciaires, violences sexuelles ou encore esclavage. 

Plus de 3.000 migrants tentant de rejoindre l'Europe sont morts en mer l'année dernière, deux fois plus qu'en 2020, a indiqué vendredi l'ONU qui veut des "alternatives" à ces fuites désespérées et dangereuses.

"Sur ce total, 1.924 personnes ont été déclarées mortes ou disparues sur les routes de la Méditerranée centrale et occidentale, tandis que 1.153 autres ont péri ou ont été portées disparues sur la route maritime de l'Afrique du Nord-Ouest vers les îles Canaries", a déclaré une porte-parole de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) à Genève, Shabia Mantoo.

En 2020, 1.544 décès avaient été signalés pour les deux routes. "Fait alarmant, depuis le début de l'année, 478 personnes supplémentaires ont péri ou ont été portées disparues en mer", a relevé Mme Mantoo.

Dans un rapport publié vendredi, le HCR relève que 53.323 personnes sont arrivées par la mer en Italie l'an dernier, soit 83% de plus qu'en 2020, et 23.042 sont arrivées dans les îles Canaries, presque autant qu'en 2020. Il y a par ailleurs eu une augmentation de 61% des départs en mer depuis la Tunisie l'an dernier par rapport à 2020, et de 150% depuis la Libye. Les départs depuis l'Algérie n'ont en revanche que très légèrement augmenté (+3%).

La plupart des traversées en mer se font à bord de bateaux gonflables bondés et en mauvais état, indique le HCR. Nombre de ces embarcations se dégonflent ou chavirent, entraînant le décès des occupants.



 


 

Un voyage extrêmement dangereux jusqu'aux côtes européennes 

"Le voyage en mer depuis les États côtiers d'Afrique de l'Ouest, tels que le Sénégal et la Mauritanie, et les îles Canaries est long et périlleux et peut durer jusqu'à 10 jours", a souligné la porte-parole du HCR, lors d'un point de presse régulier des agences de l'ONU à Genève

La Méditerranée centrale est la route de migration la plus meurtrière au monde, avec plus de 17.000 morts et disparitions enregistrées depuis 2014 par le Projet Migrants Disparus de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le HCR assure que les voies terrestres peuvent se révéler également être très dangereuses pour les migrants, et estime qu'un nombre encore plus important qu'en mer de personnes ont pu mourir au cours de leur périple, notamment en traversant le désert du Sahara ou lorsqu'ils sont détenus en captivité par les trafiquants ou des passeurs.

La mort n'est pas le seul danger qui menace les réfugiés et migrants, a relevé Mme Mantoo. Ils sont également victimes de nombreuses violations des droits de l'homme : exécutions extrajudiciaires, détentions illégales et arbitraires, violences sexuelles, travail forcé, esclavage, mariage forcé...

À l'occasion de la publication de ses statistiques, le HCR a lancé un appel de fonds pour 163,5 millions de dollars pour pouvoir aider et protéger des milliers de réfugiés et d'autres personnes qui tentent de rejoindre l'Europe en passant par les voies maritimes dangereuses de la Méditerranée centrale et occidentale et l'Atlantique.

Avec AFP