Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Tunisie: l'opposition fonde une coalition anti-Saied

Tunisie: l'opposition fonde une coalition anti-Saied
Crédit photo :
Un "Front de salut national" a été lancé mardi par une coalition de partis politiques opposés aux dérives autoritaires du président Kais Saied, qu'il qualifie de "coup d'État". Cette coalition comprend notamment le parti islamiste Ennahda, qui a fait face à la répression étatique depuis la prise de pouvoir autoritaire du Président ainsi qu'à la dissolution du Parlement. Le groupe a deux priorités : rétablir le fonctionnement démocratique des institutions et redresser la situation économique du pays, alors que la Tunisie est au bord de la banqueroute et mène actuellement des discussions avec le FMI. 

Un ancien opposant sous la dictature de Zine el Abidine Ben Ali a annoncé mardi la création d'un front regroupant plusieurs partis pour "sauver" la Tunisie de sa profonde crise après le coup de force du président Kais Saied.

Figure politique de gauche, Ahmed Néjib Chebbi, 78 ans, s'oppose à ce qu'il décrit comme un "coup d'État" du président Saied qui accapare les pouvoirs depuis le 25 juillet.

Lors d'une conférence de presse à Tunis, ce vétéran de la scène politique a annoncé la création du "Front de salut national" avec l'objectif d'unir toutes les forces politiques, afin de rétablir le processus démocratique et constitutionnel garantissant les libertés et les droits dans le pays.

"Nous voulons le retour à la légitimité et à la démocratie", a-t-il dit. La priorité de ce Front est de sauver une économie "en profonde récession" en raison d'une situation politique "pourrie" qui repousse les investisseurs, a ajouté M. Chebbi.

Sauver le pays de la dictature et de l'effondrement économique 

Composé de cinq partis politiques parmi lesquels le mouvement d’inspiration islamiste Ennahdha, bête noire de M. Saied, et de cinq associations, cette coalition ambitionne d'attirer d'autres formations politiques et des personnalités "influentes" avant de lancer un dialogue national sur des réformes destinées à "sauver le pays", selon M. Chebbi.


Il a préconisé la mise en place d'un "gouvernement de salut" pour diriger la Tunisie pendant une "période de transition" jusqu'à la tenue de nouvelles élections.

Après des mois de blocage politique, M. Saied, élu fin 2019, s'est arrogé les pleins pouvoirs fin juillet en limogeant le Premier ministre et en suspendant le Parlement avant de le dissoudre en mars.

En février, le président tunisien avait dissous le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour le remplacer par un organe de supervision judiciaire "temporaire" dont il a nommé les membres. Le 22 avril, il s'est arrogé le droit de nommer le chef de l'Autorité électorale, à quelques mois d'un référendum et un scrutin législatif que cette instance doit superviser.

Ses détracteurs l'accusent d'instaurer une nouvelle autocratie dans le pays, seul rescapé du Printemps arabe dont il fut le berceau en 2011.

Outre l'impasse politique, la Tunisie se débat dans une profonde crise socio-économique et est en pourparlers avec le Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir un nouveau prêt.

Avec AFP