Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La Finlande sur le point d'adhérer à l'OTAN

La Finlande sur le point d'adhérer à l'OTAN
Crédit photo :
Le Parlement finlandais a commencé le débat concernant l'adhésion du pays à l'OTAN, alors que la guerre en Ukraine a inquiété le pays, qui partage une frontière terrestre de 1 340 km avec la Russie et était historiquement une dépendance de Moscou. Selon les experts, la décision devrait être approuvée avec une majorité écrasante, les trois-tiers des Finlandais étant favorable à une telle adhésion, qui permettrait au pays de bénéficier de garanties militaires en cas d'invasion russe. 

Des soldats des Forces de défense finlandaises utilisent un canon de campagne, alors qu'ils participent à l'exercice militaire international Cold Response 22, en Norvège. Le pays a abandonné sa neutralité après la guerre froide et participe fréquemment aux exercices militaires de l'OTAN.  (AFP)

Le Parlement finlandais commence mercredi à débattre d'une adhésion à l'Otan pour mieux se protéger contre une éventuelle agression russe, avec une candidature désormais "très probable".

Malgré les derniers avertissements de Moscou sur des renforts nucléaires dans la région baltique si la Finlande ou la Suède voisine rejoignaient l'alliance militaire menée par les États-Unis, Helsinki entend prendre une décision rapidement. "Je pense que ça interviendra assez vite. D'ici à quelques semaines", avait affirmé la semaine dernière la jeune dirigeante sociale-démocrate du pays nordique, Sanna Marin.

Longtemps partagés sur la question jusqu'à l'invasion de l'Ukraine lancée par la Russie le 24 février, les 200 membres de l'Eduskunta, le Parlement du pays à peine centenaire, se dirigent vers une nette majorité en faveur de l'adhésion lors d'un probable vote d'ici à l'été. Selon les pointages effectués par les médias finlandais, une centaine d'entre eux a déjà décidé de voter pour une adhésion, quand seulement 12 sont contre. Les autres attendent les débats pour afficher leur position.

Sans exprimer de recommandation formelle, un nouveau "livre blanc" remis la semaine dernière par le gouvernement aux parlementaires a souligné que seule une adhésion à l'Otan permettait de bénéficier du parapluie de son célèbre article 5 de défense collective. Même si elle a rompu avec sa neutralité stricte à la fin de la Guerre froide et lors de son adhésion à l'Union européenne en 1995, la Finlande n'est aujourd'hui que partenaire de l'Otan.

Pour le pays nordique, qui compte une frontière de 1.300 kilomètres avec la Russie, rejoindre les 30 membres de l'alliance apporterait une dissuasion "considérablement plus grande" contre une attaque de son puissant voisin, selon le livre blanc.  Il est "très probable" que la Finlande soit candidate, a reconnu vendredi la ministre finlandaise des Affaires européennes, Tytti Tuppurainen, tout en assurant que la décision n'était pas prise.

Moscou menace ses voisins nordiques 

"Les Finlandais semblent avoir pris leur décision et il y a déjà une énorme majorité en faveur d'une adhésion à l'Otan", a-t-elle relevé. Les sondages suggèrent que près des deux tiers des 5,5 millions de Finlandais sont désormais en faveur d'une adhésion, soit près du triple du niveau où il végétait avant la guerre en Ukraine.


"J'étais hostile à l'adhésion à l'Otan, mais en raison de cette situation, j'y suis maintenant plus favorable", a expliqué mercredi Sofia Lindblom, 24 ans, en promenant son chien dans le centre d'Helsinki. "L'adhésion offrirait une certaine forme de sécurité". Sur la place du Sénat voisine, Vuokka Mustonen, 69 ans, observe que l'invasion de l'Ukraine a "complètement changé" son opinion, dorénavant favorable à une adhésion à l'Otan : "je me sens plutôt en sécurité, mais vraiment effrayée".

Moscou tente de décourager la démarche de son ancien grand duché, qui a déjà obtenu un soutien de la plupart des membres de l'Alliance atlantique à une éventuelle adhésion. "Être membre de l'Otan ne peut renforcer leur sécurité nationale. De facto, (la Finlande et la Suède) seront la première ligne de l'Otan", a affirmé vendredi une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

Ces pays "doivent comprendre les conséquences d'une telle mesure pour nos relations bilatérales et pour l'architecture sécuritaire européenne dans son ensemble", a-t-elle affirmé.

La Finlande sous le parapluie militaire de l'OTAN

La décision finlandaise est suivie avec grande attention en Suède, qui envisage aussi de rejoindre l'alliance, mais semble faire dépendre sa décision du choix d'Helsinki. De nombreux analystes anticipent une candidature de la Finlande, et peut-être de la Suède, suffisamment rapidement pour le sommet de l'Otan fin juin à Madrid.

L'unanimité des membres est de rigueur. Si un point d'interrogation demeure sur le choix de la Hongrie de Viktor Orban, à la ligne plus favorable à la Russie que les autres Européens, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a estimé qu'il n'y aurait pas d'obstacle.

Helsinki s'attend à ce que quatre mois à environ un an soient nécessaires pour entériner les procédures d'adhésion - une période sensible durant laquelle des garanties d'assistance militaire devraient être formulées en sa faveur. En cas d'adhésion de la Finlande, les frontières terrestres entre les pays de l'Otan et la Russie doubleraient d'un coup, atteignant près de 2.600 kilomètres.

La Finlande, russe pendant un peu plus d'un siècle (1809-1917), partage une histoire lourde avec son grand voisin, marquée par une résistance héroïque lors de la Seconde guerre mondiale, notamment lors de la guerre d'Hiver en 1939-40.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre