Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Sans le blé ukrainien, la famine menace le Yémen

Sans le blé ukrainien, la famine menace le Yémen
Crédit photo :

Dans le nord-ouest du Yémen, les champs de blé s'étendent à perte de vue, mais restent insuffisants pour nourrir une population au bord de la famine. Le pays, ravagé par la guerre, craint de manquer de blé à cause d'un autre conflit, celui en Ukraine.



À Al-Jawf, les agriculteurs récoltent la précieuse céréale pour la moudre avant de l'expédier entre autres vers la capitale Sanaa. Avec 30 millions d'habitants, le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, dépend néanmoins largement des importations de blé. Or un tiers de celles-ci provient de Russie et d'Ukraine. Les prix des matières premières agricoles ne cessent de grimper depuis le début du conflit entre les deux pays fin février, faisant craindre des pénuries.Avec une économie dévastée par plus de sept ans de guerre, le Yémen est particulièrement exposé aux conséquences de la crise ukrainienne. Les rebelles Houthis, qui contrôlent une grande part du nord du Yémen, notamment Sanaa et Al-Jawf, ont annoncé vouloir produire davantage de céréales pour y faire face. Les fournisseurs devraient importer plus et les autorités yéménites miser désormais sur "l'autosuffisance" du pays, appelle-t-il. Elles "doivent soutenir les agriculteurs pour qu'ils cultivent plus de blé".
Trêve fragile

Les Houthis, soutenus par l'Iran, s'opposent aux forces progouvernementales, appuyées depuis 2015 par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, la puissante monarchie voisine. Cette coalition contrôle l'espace aérien et maritime du Yémen, pour empêcher selon elle la contrebande d'armes vers les rebelles. Ces derniers dénoncent un "blocus", rendant difficile l'acheminement de l'aide humanitaire auprès d'une population qui connaît la faim au quotidien.

"En raison du blocus de l'ennemi mais aussi de la guerre en Ukraine, nous devons assurer la sécurité alimentaire depuis l'intérieur du pays", déclare à l'AFP Ali Al-Khaled, responsable média au sein d'un organisme contrôlé par les Houthis et chargé de la production de céréales. Avec cette structure, les rebelles souhaitent "développer la culture des céréales au Yémen en général et dans la région d'Al-Jawf en particulier", assure-t-il.

Depuis environ une semaine, le Yémen vit au rythme d'une rare et fragile trêve de deux mois arrachée par l'ONU. Cet accord prévoit un allègement des restrictions sur l'espace aérien et maritime, avec notamment de deux vols commerciaux hebdomadaire reliant l'aéroport de Sanaa. Les armes se sont largement tues, hormis quelques flambées sporadiques de violences. Et, en ce mois de ramadan, l'une des principales préoccupations des Yéménites reste le "iftar", le repas de rupture du jeûne musulman, traditionnellement synonyme de grands rassemblements.

L'or jaune

"Si la guerre entre la Russie et l'Ukraine se poursuit, le prix du blé va augmenter ici", craint Ali Al-Kabous, un importateur et revendeur de blé. Avec l'explosion des prix du pétrole, due elle aussi à la situation en Ukraine, les frais de transport vont aussi augmenter. "Cela fera peser un fardeau énorme sur les gens", déplore le commerçant, pendant que ses employés déchargent des dizaines de grands sacs blancs remplis de farine.

D'autres pays du Moyen-Orient sont également touchés, comme l'Égypte et le Liban, grands importateurs de blé ukrainien et russe. Au Yémen, pays entouré des riches monarchies du Golfe, l'ONU estime que jusqu'à 19 millions de personnes pourraient avoir besoin d'une assistance alimentaire au cours du second semestre 2022.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre