Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Les Britanniques aux urnes pour des législatives promises au Labour

Les Britanniques aux urnes pour des législatives promises au Labour
Crédit photo :
Les Britanniques votent pour renouveler la Chambre des Communes, marquant potentiellement la fin de 14 ans de règne conservateur et annonçant une victoire historique pour le parti travailliste de Keir Starmer.

Les Britanniques ont commencé à voter, jeudi, lors d’élections législatives qui s’annoncent comme sonnant le glas de 14 années de règne conservateur et laissent augurer une victoire d’une ampleur historique pour le parti travailliste mené par Keir Starmer.

Déchirements du Brexit, gestion brouillonne de la pandémie de Covid-19, envolée des prix et augmentation de la pauvreté, hôpital public à bout de souffle, valse des Premiers ministres... La succession des crises depuis 2010 a suscité un tel rejet que les conservateurs avouaient ces derniers jours se battre non pour gagner mais pour tenter de limiter la majorité promise au Labour.

Sauf coup de théâtre, c’est donc Keir Starmer, un austère ancien avocat spécialiste des droits humains de 61 ans, qui sera chargé, vendredi, par le roi Charles III, de former un gouvernement, après avoir ramené son parti au centre-gauche et promis le retour du «sérieux» au pouvoir.

«Le changement. Aujourd’hui, vous pouvez voter pour», a écrit sur X le député londonien entré en politique il y a seulement neuf ans, qui est allé voter, accompagné de son épouse Victoria, jeudi matin, dans sa circonscription du nord de Londres.

Le Premier ministre Rishi Sunak, lui, a voté en tout début de matinée dans sa circonscription du nord de l’Angleterre, en compagnie de son épouse Akshata Murty. Sur X, il a agité le spectre des hausses d’impôts «pour une génération» qu’il impute au Labour.

Les premières estimations donneront une idée du résultat dès la clôture des bureaux de vote à 22H00 (21H00 GMT), avant que les résultats ne s’égrènent jusqu’au petit matin.

«Changement dans l’air» 

«Je me suis réveillée en pensant qu’il pourrait y avoir du changement dans l’air, même si je ne suis pas trop sûre», a déclaré à l’AFP Ianthe Jacob, une écrivaine de 32 ans fraîchement revenue à Londres après avoir vécu en Australie.

«J’ai vraiment l’impression que tout a mal tourné dans ce pays», confie-t-elle aux abords d’un bureau de vote de l’est de la capitale britannique, citant l’état du système public de santé et la manière dont sont traitées les personnes trans. «Comment est-ce qu’un pays développé a pu tourner comme ça?»

«On dirait qu’on va avoir une victoire écrasante du Labour», lâche Constance Jeffreys, 29 ans, qui n’a «connu que les conservateurs toute (sa) vie d’adulte». Prudente et avide d’espoir, elle attend de voir si, une fois au pouvoir, le Labour «va faire ce qu’il dit».

Quelque 46 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler les 650 sièges de la Chambre des Communes, lors d’un scrutin uninominal à un tour qui favorise les grands partis.

Quelle sera l’ampleur de la victoire travailliste et celle de la défaite du Premier ministre Rishi Sunak? Comment va se traduire dans les urnes la percée du parti anti-immigration et antisystème Reform UK, porté par l’ancien champion du Brexit Nigel Farage?


Dans les sondages, les travaillistes caracolent à 40% en moyenne des intentions de vote contre 22% aux conservateurs, 16% pour le parti nationaliste Reform et 10% pour les libéraux-démocrates (centristes).

Selon la dernière étude de l’institut YouGov, le Labour obtiendrait 431 députés contre 102 pour les Tories – une majorité sans précédent au Royaume-Uni depuis 1832. Les Lib-Dem remporteraient 78 sièges et Reform trois, permettant à Nigel Farage d’entrer au Parlement après sept tentatives infructueuses.

Pluie et gaffes

Pour Rishi Sunak, cinquième Premier ministre conservateur depuis 2010, ces élections, déclenchées lors d’une annonce sous la pluie, marquent la fin d’une campagne qui a tourné au calvaire.

L’ancien banquier d’affaires et ministre des Finances de 44 ans a accumulé les bévues et semblé manquer de sens politique, écourtant sa présence aux célébrations du 80e anniversaire du Débarquement en Normandie et tardant à réagir aux soupçons de paris frauduleux dans son camp sur la date des élections.

En face, Keir Starmer a mis en avant ses origines modestes – mère infirmière et père outilleur – contrastant avec son adversaire multimillionnaire. Il a promis une gestion des dépenses publiques très rigoureuse, sans augmentation d’impôts pour la majorité des Britanniques.

Il compte sur une stabilité retrouvée, des interventions de l’État et des investissements dans les infrastructures pour relancer la croissance et redresser des services publics éreintés par l’austérité.

Il veut se montrer ferme sur les questions migratoires et se rapprocher de l’Union européenne – sans la rejoindre.

Si sa prudence lui a permis d’engranger des soutiens dans les milieux d’affaires et une partie de la presse conservatrice tels que celui du tabloïd The Sun, tandis que le prestigieux quotidien The Times (centre-droit) a refusé, fait rarissime, de se prononcer. Il reproche jeudi au Labour de «ne pas dire la vérité» sur ses intentions une fois arrivé au gouvernement.

Lire aussi
Élection au Royaume-Uni: faut-il s'en soucier ou pas du tout?Élection au Royaume-Uni: faut-il s'en soucier ou pas du tout?


Par Clara LALANNE, AFP

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre