Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Bassam Geitani «dans le creux du chaos» du 4 août 2020

Bassam Geitani «dans le creux du chaos» du 4 août 2020

Avec l'exposition Dans le creux du chaos, la galerie Janine Rubeiz nous invite du 6 mars au 5 avril 2024 à découvrir l'univers sidérant de Bassam Geitani.
Bassam Geitani, artiste libanais, a participé à plusieurs expositions collectives à Beyrouth, Paris, Londres et Washington. Ses œuvres font aujourd'hui partie de collections privées tant au Liban, en France qu'au British Museum. Avec ses tableaux et ses installations d'une blancheur immaculée, Geitani nous introduit d'emblée dans un décor de fin du monde, rappelant l'effet produit par l'explosion du 4 août 2020 survenue à Beyrouth.
Les toiles vierges de l'artiste témoignent du vide intersidéral, des trous béants au corps et à l'âme causés par ce désastre ayant balayé tout un pan de nos vies et de notre histoire. Les œuvres de l'artiste décrivent ce croisement absurde entre l'avant et l'après, se référant à l'ouvrage du philosophe Gaston Bachelard intitulé Le Moment de néant; cet instant fatidique où le monde bascule dans le chaos, effaçant d'un trait l'identité culturelle d'une ville et d'un peuple.
Les œuvres de l'artiste intitulées Toile soufflée et Rear window, en hommage au film de Hitchcock, rappellent la vision d'apocalypse entrevue par la fenêtre avant l'éclatement final. Les toiles sont ainsi triturées, griffées, labourées par l'artiste faisant écho aux blessures physiques et émotionnelles éprouvées à l'échelle collective et individuelle. L'artiste découpe sa toile et en recolle les morceaux sur le châssis dans un geste symbolique rappelant nos vies déchiquetées par le souffle ravageur, et produit ainsi, grâce à l'installation murale créée à cet effet, un impact visuel et émotionnel saisissant.


Par cette démarche engagée, Bassam Geitani rassemble débris de verre ou de béton, fragments de métal et lambeaux de vêtements, en fait la matière première de son œuvre afin que ces résidus soient témoins des cicatrices de l'histoire. Ces bribes de souvenirs impriment sur la toile leur empreinte indélébile, à l'instar de pièces à conviction servant à reconstituer la scène d'un crime.
L'artiste veut sans doute nous extraire de notre torpeur, nous faire prendre conscience des conséquences du drame, nous inciter à nous souvenir afin de prévenir l'avenir, bâtir un lendemain meilleur. Il nous pousse ainsi à nous armer de ces fragments de vie, tristes trophées des souffrances infligées, pour en faire des éléments de résistance permettant de transcender le traumatisme.
Dans sa toile intitulée Ballet de rides, il nous incite à entrer dans la danse de la résilience, à puiser au plus profond de nous-mêmes, afin d'y retrouver l'élan vital et l'énergie créatrice. La toile blanche de l'artiste ouvre ainsi une nouvelle page, afin d'opérer la métamorphose propice à la reconstruction et à la renaissance. Elle nous convie à transformer griffures et rides en plume rédemptrice, afin de réécrire l'histoire à la manière d'une œuvre d'art.
Laissez-vous fasciner par cet univers blanc jusqu'au 5 avril 2024.
www.joganne.com

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre