Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Spectacle choc: viol et féminicide exposés à Avignon

Spectacle choc: viol et féminicide exposés à Avignon

Au Festival d’Avignon, Carolina Bianchi, artiste brésilienne, a laissé le public stupéfait en consommant la «drogue du violeur», plongeant l’auditoire dans un «voyage infernal» au cœur du viol et des féminicides.
Le ton est établi avant même l’ouverture du spectacle intitulé A Noiva e o Boa Noite Cinderela: le festival, situé dans le sud-est de la France, met en garde que cette performance de deux heures et demie, déconseillée aux moins de 18 ans, contient des scènes susceptibles de «choquer la sensibilité du public».
«Cela m’est arrivé. J’ai été victime d’un viol il y a dix ans», révèle Carolina Bianchi. «Je suis restée silencieuse, car c’est arrivé après un rape drink», un cocktail de diverses substances qui altèrent la mémoire. «Dans certains cas, la violence sexuelle culmine avec le meurtre, mais dans d’autres, je me demande: Que deviennent les femmes qui survivent à un viol?»
La performance, qui s’apprête à partir en tournée européenne, s’amorce par une conférence en portugais, donnée par Carolina Bianchi elle-même. Celle-ci débute par la lecture d'extraits de L’Enfer, première partie de La divine comédie de Dante, puis présente une projection de l’histoire de Nastagio degli Onesti, une série de peintures de Botticelli dépeignant des scènes de chasse où un cavalier assassine sa dulcinée avant de la donner en pâture à ses chiens. Elle évoque l’affaire du gardien de but brésilien Bruno Fernandes, condamné pour le meurtre de sa maîtresse, étranglée, démembrée, puis donnée en nourriture à ses chiens.
Cependant, les victimes évoquées par Carolina Bianchi ne se cantonnent pas à son pays, où un viol est enregistré toutes les dix minutes et une femme assassinée toutes les sept heures. La figure centrale de cette conférence est Pippa Bacca, performeuse italienne violée et assassinée en 2008 près d’Istanbul, alors qu’elle entreprenait un voyage en auto-stop de Milan au Moyen-Orient en signe de paix, vêtue symboliquement d’une robe de mariée. Un drame qui a profondément marqué l’artiste brésilienne.

Dans la suite du spectacle, Bianchi annonce à l’auditoire qu’elle va ingérer la boisson Boa Noite Cinderela (Bonne nuit Cendrillon), communément appelée «la drogue du violeur». «Tout à coup, vous pourriez ressentir une certaine gêne», prévient-elle en scrutant les spectateurs. Son équipe précise que des médecins sont présents et que les tranquillisants consommés ne sont pas exactement ceux contenus dans la «drogue du violeur».
Près de trente minutes plus tard, elle s’endort. Une musique sinistre se fait entendre et certains spectateurs commencent à quitter la salle. Huit interprètes démontent le grand écran pour dévoiler l’ensemble du plateau, parsemé de «fosses» contenant de faux squelettes.
«Je ne fais pas cette pièce pour une catharsis. Je ne crois pas en la guérison, car ce fait ne va jamais disparaître», déclare Carolina Bianchi. D’ailleurs, sur la plaque d’une voiture noire qui trône sur le plateau est inscrit «Fuck Catharsis».
Au terme du spectacle, le corps de Carolina Bianchi est placé sur le capot et commence alors la scène la plus dure à regarder: l’intimité de la performeuse est révélée, devant le public, mais également sur un écran grâce à une caméra qui filme ce qui semble être un examen gynécologique. «Ce n’est pas pour montrer au monde combien j’étais malheureuse, mais je voulais créer un langage pour parler de ce sujet et une stratégie d’autodéfense», assure la metteuse en scène.
«Je ne demande pas au public de ressentir de l’émotion, mais de s’asseoir et d’écouter des histoires de violence sexuelle», précise-t-elle. «Le plus dur, c’est de les écouter». À la fin de la représentation, un spectateur confie qu’il lui faut maintenant «digérer» cette performance.
Avec AFP
🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre