Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Quand la revalorisation des salaires des fonctionnaires fait débat

Quand la revalorisation des salaires des fonctionnaires fait débat
Les pouvoirs législatif et exécutif ne voient pas la revalorisation des salaires de la fonction publique et l’ouverture de nouvelles lignes de crédit du même œil. Placée sous les feux de la rampe, la procédure de débloquage des fonds pour les fonctionnaires suscite des interrogations et fait débat.

La revalorisation des salaires des fonctionnaires n’a de cesse de faire des remous et de susciter des débats tout comme l’ouverture de nouveaux crédits. Les augmentations accordées lors du Conseil des ministres du 18 avril vont coûter au Trésor public quelque 70.000 milliards de livres supplémentaires. Cette augmentation de la masse salariale est-elle réalisable du point de vue des finances publiques du Liban? L’État pourra-t-il assurer les fonds nécessaires pour financer ces augmentations? Ne vont-elles pas encore entraîner le pays dans une spirale inflationniste?  Ces questions étaient au cœur des discussions des commissions parlementaires mixtes qui s’interrogent sur les rentrées de l’État et ses dépenses puisque jusqu’alors la loi des finances pour l’exercice 2023 n’a pas été publiée.

En effet, plusieurs projets de lois nécéssitent des ouvertures de crédits. “Selon quel budget?”, se demande un député contacté par Ici Beyrouth, qui affirme que le gouvernement “patauge”. Pourtant, des sources au ministère des Finances assurent que le budget 2023, qualifié de “très bon”, est pratiquement prêt et celui de 2024 est en cours de préparation comme la loi le requiert. Ces mêmes sources indiquent que le budget répond à beaucoup de questions et prévoit tous ces financements.

Mais d'où viendront justement ces sources de financement?  “Les mécanismes de financement sont régis par des contrats, discutés au préalable, agrémentés de garanties”, indiquent les sources précitées précisant que “rien n’est laissé au hasard”.

Des vices de forme

De leur côté, les commissions parlementaires mixtes n’ont pas approuvé les ouvertures de crédits demandés par le gouvernement, dénoncant des vices de forme et critiquant quelques points sur le fond. Par conséquent les projets de loi pour ouvrir des crédits supplémentaires et exceptionnels n’ont pas obtenu le feu vert. Il a toutefois été convenu que les députés soumettent des propositions de loi relatives à ces crédits.

Ceux qui le souhaitent ont porté leurs remarques par écrit, vu que les formulations orales ont suscité des controverses et des altercaltions entre différentes parties. Les commissions arguent en premier lieu qu'il est constitutionnellement impossible pour un gouvernement sortant de soumettre des projets d'ouverture de crédits supplémentaires. “Ces projets de loi envoyés par le gouvernement souffrent donc d’un vice de procédure et ne sont pas recevables parce qu’une grande partie des députés ont estimé que ce gouvernement n’a pas le droit d’en envoyer. C’est en fait la procédure qui est mise en cause et non le contenu”, explique un député à Ici Beyrouth.

Il a donc été convenu de transformer ces projets de loi envoyés par le gouvernement en propositions de loi signées par les députés. Une fois remaniées de la sorte, les propositions seront acheminées vers l’Assemblée pleinière pour être votées… ou non. Le député interrogé estime que cette assemblée se tiendra la semaine suivant celle consacrée à l’élection présidentielle.


Des sommes faramineuses

Ces projets de loi exigent des ouvertures de crédits mettant en jeu des sommes faramineuses. Parmi ceux-ci, un crédit supplémentaire est sollicité, destiné à couvrir la différence relative aux allocations de transport provisoires des fonctionnaires qui s'élève à environ 1.545 milliards de livres.

Un autre vise à ouvrir une ligne un crédit de 255 milliards de livres au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur pour financer des gratifications aux professeurs de l'Université libanaise, afin de leur permettre de terminer l'année universitaire en cours.

De même, une subvention supplémentaire d'un montant de 1.955 milliards et 100 millions de livres, soit l'équivalent de 20,58 millions de dollars, est demandée pour la présidence du Conseil des ministres afin d’honorer les contrats d'exploitation, de maintenance et de supervision d'exécution à l'Aéroport international de Beyrouth.

228 millions de dollars d’aides sociales  

A noter que le ministre sortant des Finances Youssef Khalil a rendu jeudi dernier une décision relative à l'un de ces projets de financement concernant le décaissement d’une aide sociale temporaire à tous les fonctionnaires et retraités de la fonction publique. Cette démarche a engendré l’ouverture d’un crédit d'un montant de 21.232 milliards de livres, soit environ 228 millions de dollars.

Les salaires: plus de 70% des dépenses de l’État

A titre indicatif, le nombre des fonctionnaires représente environ 40% du nombre total des employés au Liban, la plus grande partie appartenant aux forces armées. Plus de 70% des dépenses de l’État sont consacrés au paiement des salaires des fonctionnaires et plus de 7.000 milliards de livres sont nécessaires pour payer les salaires et les retraites dans la fonction publique.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre