Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Rapport du Giec, un "guide de survie" pour l'humanité

Rapport du Giec, un \
Le nouveau rapport du Giec dépeint un tableau pessimiste pour les années à venir annonçant des risques plus graves que ceux prévus lors de sa dernière synthèse oubliée en 2014. Inutile de pleurer son sort, il faut agir: "Nous devons passer de la procrastination à l'action", a déclaré Inger Andersen, directrice du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). 



La synthèse de neuf années de travaux du Giec sur le climat sonne lundi comme un rappel brutal de la nécessité pour l'humanité d'enfin agir radicalement au cours de cette décennie cruciale pour s'assurer "un futur vivable".

Cette synthèse des experts climat de l'ONU, qui succède à celle de 2014 et n'aura pas d'équivalent dans la décennie en cours, est "un guide de survie pour l'humanité", a souligné le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, António Guterres.

Elle servira de base factuelle aux intenses tractations politiques et économiques des prochaines années, à commencer par le sommet climat de l'ONU en décembre à Dubaï, la COP28, où un premier bilan des efforts de chaque pays dans le cadre de l'accord de Paris sera dévoilé et où l'avenir des énergies fossiles sera âprement négocié.

Selon le rapport, le réchauffement climatique atteindra 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle dès les années 2030-2035, prévient le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), alors que la température a déjà grimpé de près de 1,2°C en moyenne.

Cette projection est valable dans presque tous les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre de l'humanité à court terme.
"Message d'espoir"

Mais "des réductions profondes, rapides et prolongées des émissions (...) conduiraient à un ralentissement visible du réchauffement mondial en environ deux décennies", écrit aussi le groupe de scientifiques pour le compte de l'ONU.

"Ce rapport est un message d'espoir", il "souligne l'urgence à prendre des mesures plus ambitieuses", a tenu à souligner auprès de l'AFP le président du Giec, Hoesung Lee.

Selon lui, "nous avons le savoir-faire, la technologie, les outils, les ressources financières et tout ce dont on a besoin pour surmonter les problèmes climatiques" mais "ce qui manque pour l'instant, c'est une volonté politique forte".

"Nous devons passer de la procrastination à l'action", a réagi Inger Andersen, directrice du Programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP). La militante écologiste suédoise Greta Thunberg a elle fustigé la "trahison sans précédent" des dirigeants politiques, dont certains vivent "toujours dans le déni" et vont "activement dans la mauvaise direction".
"La Justice climatique est cruciale"

"Pour tout niveau de réchauffement futur, de nombreux risques associés au climat sont plus élevés que ce qui avait été estimé" dans le précédent rapport de 2014, déplorent de plus les scientifiques.

Ils s'appuient sur la multiplication observée récemment des événements météorologiques extrêmes comme les canicules, et de nouvelles connaissances scientifiques, par exemple sur les coraux.

La question des "pertes et dommages" causés par le réchauffement et déjà subis par certains pays, en particulier les plus pauvres, sera l'un des sujets de discussion à la COP28.




"La justice climatique est cruciale car ceux qui ont contribué le moins au changement climatique sont affectés de manière disproportionnée", souligne Aditi Mukherji, l'une des auteurs de la synthèse.

"Tout le monde" doit faire des efforts, mais surtout le G20, a réagi auprès de l'AFP Simon Stiell, secrétaire exécutif de l'ONU Climat, car c'est dans ces pays que "sont générées 80% des émissions".
Une adaptation collective nécessaire

"Les années les plus chaudes que nous avons vécues jusqu'à présent seront parmi les plus fraîches d'ici une génération", résume pour l'AFP Friederike Otto, coautrice de la synthèse, qui représente cette réalité par un graphique coloré de rouge plus ou moins foncé.

Ce constat souligne la nécessité de mener de front les efforts d'adaptation au changement climatique et ceux de réduction des émissions pour ne pas l'aggraver encore plus.

Parmi les solutions envisagées, la place accordée dans le "résumé pour les décideurs" de 36 pages à la légitimité des technologies de captage du CO2, a été vivement critiquée par certains observateurs.

Ils y voient de potentiels "permis de brûler" pour les pays producteurs d'hydrocarbures comme l'Arabie Saoudite, dont les négociateurs se sont battus au cours du week-end pour diluer les phrases sur le rôle central des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon).

"Ces grands pollueurs se servent des technologies de captage du CO2 comme d'une couverture pour continuer à développer leurs activités", a dénoncé Lili Fuhr, du Center for international environmental law (CIEL).
Une énergie durable de moins en moins coûteuse

Par ailleurs, "les bénéfices économiques et sociaux d'une limitation du réchauffement climatique à 2°C dépassent le coût des mesures à mettre en place", assurent encore les experts.

Mais toute procrastination supplémentaire élèverait la marche à franchir, note le Giec, alors que le monde bénéficie déjà des rapides progrès des énergies renouvelables.

Panneaux solaires flottants au port de Sète, France  (Photo de Pascal GUYOT / AFP)

"De 2010 à 2019, les coûts ont diminué durablement pour l'énergie solaire (85%), éolienne (55%) et les batteries au lithium (85%)", rappelle la synthèse.

Outre l'effet sur le climat, des efforts accélérés et soutenus "apporteraient de nombreux avantages connexes, en particulier pour la qualité de l'air et la santé", écrivent les scientifiques, qui ne cachent pas le prix à payer: "à court terme, les actions impliquent des investissements de départ élevés et des changements potentiellement radicaux".

Maureen Décor, avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre