Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

EDL: le bras cassé du Liban

EDL: le bras cassé du Liban
Depuis lundi, les équipes d'Électricité du Liban (EDL) accompagnées des forces de l’ordre ont, dit-on, commencé à démanteler les branchements illicites sur le réseau, qui font perdre des sommes astronomiques à l'office autonome. Cette institution publique mal gérée est devenue, au fil des ans, le gouffre financier de l’État libanais.

Les équipes dÉlectricité du Liban ont commencé lundi à démanteler les branchements illicites sur le réseau électrique public. Un travail de titan qui, espérons-le, se poursuivra sérieusement dans toutes les régions libanaises, surtout celles contrôlées par les milices.

Cependant, beaucoup de Libanais n’y croient pas. Beaucoup d’officiels aussi. L’ancien directeur général du ministère de l'Énergie, Ghassan Beydoun, s’en est fait l’écho d’ailleurs. Pour lui, ce sont des paroles en l’air.

M. Beydoun indique par ailleurs à Ici Beyrouth qu’avec l’augmentation de la distribution, EDL va perdre 60 à 70% de sa production à cause des vols de courant.

45 milliards de dollars au Trésor

Depuis de nombreuses années, le système de production d’électricité ne cesse de se détériorer pour devenir le puits sans fond du Liban. Selon les chiffres de la Banque du Liban, EDL a coûté environ 45 milliards de dollars aux finances publiques depuis 1993. Des chiffres qui concordent avec ceux de la Banque mondiale qui estime qu’environ 46% de la dette publique libanaise accumulée depuis 1992 (plus de 100 milliards de dollars) seraient attribués aux transferts du Trésor vers EDL. Pourtant l’électricité n’a jamais été fournie qu’au compte-goutte. Où sont donc passés ces montants astronomiques? Il est à noter qu’aucune centrale n’a été construite ni des travaux de modernisation entrepris. Tout laisse à penser qu’un détournement de sommes colossales a été organisé d’une main de maître.


400 millions de dollars de pertes par an

Les besoins en électricité du Liban s’élèvent à 3.500 Mw/h. Or la production d'EDL, assurée désormais uniquement par deux centrales, Deir Ammar et Zahrani, culmine à 450 Mw/h. Le manque de capacité est amplifié par d’énormes pertes en ligne, d’ordre technique, conséquence d’infrastructures obsolètes, mais aussi, et surtout, par les branchements illicites et la manipulation des compteurs, vices que l’on constate dans les quartiers pauvres ou ceux contrôlés par les milices, ou encore dans les camps de réfugiés. Avec les problèmes de non-facturation, par défaut de collecte ou refus de paiement, 40% de l’électricité produite ne génère pas de revenus à EDL, dont 21% en branchements illégaux. Chaque année, Électricité du Liban perd près de 400 millions de dollars en branchements illicites et en non-recouvrement de factures. Sans oublier les arriérés que les administrations publiques libanaises doivent à l’office autonome et qui s’élèvent à 233 millions de dollars.

Révision des tarifs

Dans le contexte d’effondrement total de la production électrique nationale, EDL a mis en place, en novembre dernier, une augmentation des tarifs de l’électricité qui étaient stables depuis 1994. C’est la première étape de la réforme du secteur, condition préalable à la remise en marche d'EDL et au déblocage du prêt de la Banque mondiale pour acheminer du gaz d’Égypte nécessaire pour faire tourner les centrales électriques.

Les prix sont ainsi passés de 0,1 à 10 cents/kWh pour les 100 premiers kWh et de 0,5 à 27 cents/kWh au-delà. Une tarification qui demeure nettement inférieure à celle pratiquée par les propriétaires de groupes électrogènes. Elle aurait pu être avantageuse si le courant était assuré et si les Libanais pouvaient se passer des générateurs de quartiers.

Pour être efficace, le démantèlement doit toucher toutes les régions et doit aller de pair avec d’autres mesures, dont l’installation de compteurs intelligents et surtout la mise en place d’une autorité de régulation chargée d’assurer la transparence de ce secteur pour le moins… obscur.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre