Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Le président émirati de la COP28 défend les pétroliers

Le président émirati de la COP28 défend les pétroliers
Deux jours après sa désignation comme président de la COP28 qui a choqué le monde, Sultan al-Jaber, patron d'un géant pétrolier du Golfe, a défendu les énergies fossiles, et a appelé à se focaliser sur les émissions de CO2 en "réduisant le méthane et en développant l'hydrogène". Il relaie ainsi le point de vue des pétroliers, qui mettent en avant la possibilité de réduire leur empreinte carbone au lieu de mettre fin à la dépendance à l'or noir. 

PDG d'Abu Dhabi National Oil Company, Sultan al-Jaber a été désigné jeudi président de la conférence de l'ONU sur le climat prévue cette année dans le riche État du Golfe. (AFP)

Sultan al-Jaber, patron d'un géant pétrolier du Golfe, a appelé samedi à "se focaliser" sur la réduction des émissions de CO2 sans s'en prendre au "progrès", c'est-à-dire l'industrie des énergies, deux jours après des critiques suscitées par sa désignation comme président de la COP28.

PDG d'ADNOC (Abu Dhabi National Oil Company), la compagnie pétrolière nationale des Émirats arabes unis, Sultan al-Jaber a été désigné jeudi président de la conférence de l'ONU sur le climat prévue cette année dans le riche État du Golfe.

"Nous sommes à un tournant historique. Une croissance avec de moindre émission de CO2 est l'avenir", a déclaré Sultan al-Jaber, également ministre de l'Industrie de son pays.

"Nous travaillons avec l'industrie énergétique pour accélérer la décarbonisation en réduisant le méthane et en développant l'hydrogène", a-t-il ajouté lors d'un forum sur l'énergie à Abou Dhabi, la capitale des Émirats. "Continuons à nous concentrer sur le fait de freiner les émissions, pas le progrès".



Avec une augmentation prévue de la population mondiale, et la demande accrue en énergie qu'elle implique, "tant que le monde utilisera des hydrocarbures, nous devrons veiller à ce qu'ils aient la plus faible intensité en carbone possible", a dit le responsable émirati.

Poids lourd des émissions de CO2, les pétroliers mettent parfois en avant la possibilité de réduire leur empreinte carbone sans pour autant mettre à mal la production d'or noir.

Mais, à l'instar de nombreux défenseurs de l'environnement, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a estimé qu'"il n'y a aucun moyen d'éviter une catastrophe climatique sans mettre fin" à la dépendance aux combustibles fossiles.

Envoyé spécial de son pays pour le changement climatique, Sultan al-Jaber a par ailleurs cherché à se montrer rassurant face au scepticisme suscité par sa désignation comme président de la COP28, qui se tiendra en novembre et décembre à Dubaï, le plus influent émirat du pays.
"Réalisme" 

S'exprimant lors du même forum, le ministre qatari de l'Énergie, Saad Sherida Al-Kaabi a lui aussi défendu le secteur des hydrocarbures, estimant que les défenseurs des énergies vertes manquaient de "réalisme". (AFP)


"Les Émirats arabes unis envisagent cette tâche avec humilité, un sens aigu des responsabilités et un grand sentiment d'urgence", a-t-il assuré, qualifiant la lutte contre le changement climatique de "centrale" pour son pays, risquant d'être particulièrement affecté, comme toute la région très chaude du Golfe, riche en hydrocarbures.

Sultan al-Jaber est aussi à la tête de Masdar, l'entreprise émiratie d'énergies renouvelables.

Les Émirats ont envoyé le plus grand contingent de lobbyistes de l'industrie à la COP27 organisée en novembre en Égypte.

Cette édition a permis l'adoption d'une résolution sur l'indemnisation des pays les plus pauvres pour les dégâts causés par le changement climatique.

Mais elle n'a pas réussi à faire progresser la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour maintenir l'objectif de limiter le réchauffement de la planète. Et la question d'une moindre utilisation des énergies fossiles a été à peine mentionnée dans les textes.



S'exprimant lors du même forum, le ministre qatari de l'Énergie, Saad Sherida Al-Kaabi a lui aussi défendu le secteur des hydrocarbures, estimant que les défenseurs des énergies vertes manquaient de "réalisme".

Selon lui, ils "vivaient dans un rêve" qu'ils n'ont pas pu "réaliser". Face au changement climatique, "nous devons être réalistes quant à ce que nous pouvons réaliser", a-t-il estimé, alors que le Qatar a été largement convoité ces derniers mois par les pays européens cherchant à se passer du gaz russe.

Selon le ministre qatari, également patron de QatarEnergy, la compagnie nationale du riche émirat gazier du Golfe, le gaz russe pourrait d'ailleurs "revenir en Europe" même si "les Européens disent aujourd'hui qu'il n'en est pas question".

Les pays européens ont largement restreint leur approvisionnement en gaz russe après l'invasion de l'Ukraine par Moscou en février 2022. Les exportations de gaz de Gazprom vers l'Union européenne et la Suisse ont chuté de 55% l'année dernière, selon ce géant russe de l'énergie, l'Europe étant auparavant son principal marché.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre