Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Jour de repos au rallye-Dakar après une première semaine en trombe

Jour de repos au rallye-Dakar après une première semaine en trombe
Crédit photo :
Les coureurs du Dakar 2023 bénéficiaient lundi d'une journée de repos bienvenue, à mi-parcours d'une épreuve partie en trombe dans la rocaille et les pluies saoudiennes qui ont fait de la casse.

Le rallye-raid s'est élancé le 31 décembre sur la mer Rouge avec 790 concurrents sur la ligne de départ. Au moins 72 manquent désormais au tableau.

C'est peu, comparé aux 163 concurrents ensablés qui avaient jeté l'éponge dès la première étape sur le sol africain de l'édition 1988. Il n'en reste pas moins que la 45e édition a perdu certains des favoris.

Le Britannique Sam Sunderland (GasGas), tenant du titre, a été le premier à abandonner en moto sur chute, suivi par l'Américain Ricky Brabec (Honda).

Du côté des autos, Stéphane Peterhansel, "Monsieur Dakar" 14 fois sacré derrière un volant et un guidon, a quitté l'aventure vendredi avec son copilote Edouard Boulanger blessé, deux jours après le retrait des outsiders Orlando Terranova/Alex Haro Bravo (Prodrive).

"C'est un Dakar plus long, plus difficile, avec plus de kilomètres et plus de dunes", avait prévenu le directeur du rallye-raid, David Castera, qui s'est livré à un exercice d'équilibriste en concoctant un parcours éclectique devant plaire tant aux professionnels et leurs bolides ultra-performants qu'aux amateurs qui constituent la majorité des concurrents.

"Comparé à l’année dernière pour l'instant, toutes les étapes ont été aussi dures voire plus. Beaucoup plus accidenté, plus de routes cassantes, de hors-piste et de cailloux", confirme le pilote Toyota Henk Lategan.

Densité en motos

Le Sud-africain est actuellement deuxième d'un podium surprise sur lequel ne figurent ni Sébastien Loeb (Prodrive), deuxième l'an passé mais 4e aujourd'hui à près de 02h00 du leader Nasser Al-Attiyah, ni Guerlain Chicherit (Prodrive) vainqueur du rallye Maroc et à plus de 05h00 au classement.

Si un cinquième titre semble acquis pour Al-Attiyah,la compétition est très serrée en moto.

"On est beaucoup" dans le peloton de tête, huit motards qui se tiennent en moins de 8 minutes, "c’est vraiment dense", commente Adrien Van Beveren.


Il est 6e et "là où il faut être pour croire en une potentielle victoire", dit le pilote Honda de 32 ans, qui a "hâte d'en découdre" pour cette deuxième semaine dans le désert de l'Empty Quarter.

Les étapes seront plus courtes mais la course au chrono et la météo continueront de charrier leur lot de risques, objets de multiples débats sur le bivouac.

Les accidents de la première semaine sont-ils liés à la performance des voitures?

"Comme on a réduit la puissance par rapport à l'an passé et qu'il n'y avait alors pas spécialement de sujet, je ne suis pas sûr ce que soit de ce côté qu'il faille chercher", estime Jérôme Roussel, de la Fédération internationale automobile (FIA).

"Ce qui est certain, c'est que cette année le terrain est différent avec la pluie qui a rendu le sable très dur et en cas d'impact il n'y a pas d'amortissement", avance-t-il, évoquant plutôt "l'engagement des pilotes pour faire des temps cette année supérieur" à 2022.

Concurrents "fusibles"

Peterhansel a expliqué avoir buté sur une dune lisse. "Quand les organisateurs passent à 60 km/h pour les reconnaissances, la voiture reste sur les roues, mais à 120 ou 140, vous volez", dit-il, assumant toutefois la responsabilité de l'accident.

Des "gros impacts", il y en a eu "beaucoup", trop", selon le pilote Audi hybride, "et tous les pilotes s'en sont plaints. Les voitures sont tellement solides que ce sont les gens à l'intérieur qui servent de fusibles", assure le champion qui dit avoir perdu connaissance pendant cinq minutes après l'impact.

Joan Barreda, Erik Van Loon, Chicherit ont aussi perdu connaissance après un choc, certains reprenant la course sans avoir vu de médecin.

Un protocole médical écrit est prévu pour les commotions cérébrales dans les textes de la Fédération moto, pas dans ceux de la FIA.

Le rallye-raid n'est pas comme le rugby, dit Jérôme Roussel. "Quand deux mecs se sont mis un tampon, tu le vois. Ici, parfois des gars se cassent des trucs et ne le disent pas. Quand tu as autant de concurrents, que tu n'as pas d'unité de lieu ni d'unité de temps, tu ne peux pas les contrôler".