Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Silence ! On ferme !

Silence ! On ferme !
Ce 15 décembre, Zomato annonce sur son application la fin de ses opérations au Liban par un bref message « Merci d'avoir fait du Liban une si belle expérience pour nous » pour terminer par trois mots qui sonnent fort : « Amour, respect et prières ». Des prières, le Liban en a besoin. Cette fermeture n’est qu’une étape de plus dans la dégringolade de l’économie libanaise qui a entrainé la disparition de plusieurs marques et enseignes prestigieuses. Tour d’horizon par secteur.

Hôtellerie

Le tourisme avait repris des couleurs durant ces dernières années : près de 2 millions de touristes en 2018. La crise est venue tout balayer et a entrainé la fermeture de plusieurs hôtels de renom. Premier à mettre les clés sous la porte, Le Bristol, palace mythique et emblématique inauguré en 1951 et qui a connu l’âge d’or du Liban. Il n’avait jamais arrêté de fonctionner même durant la guerre, mais la crise a eu le dernier mot. Dernier geste de grande classe, l’hôtel se sépare de son mobilier et le distribue à 3000 familles victimes de l’explosion du Port de Beyrouth.

Le Bristol n’est pas le seul hôtel dans cette situation, d’autres ont suivi le pas à titre définitif ou provisoire. L’Hôtel Alexandre situé en plein cœur d’Achrafieh a fermé ses portes en juin 2020 après 50 ans d’activité, le Phœnicia restera fermé « jusqu'à nouvel ordre », le Four Seasons promet une réouverture au printemps 2022 après des travaux de restauration, le Hilton Metropolitan indique qu’il n’est pas ouvert pour l’instant, sans plus de détails sur son avenir proche, Le Grey annonce une ouverture en 2022… Croisons les doigts.



Médias

Une hécatombe ! Plus de 30 médias ont disparu en trois ans. Le secteur le plus productif du monde arabe n’est plus qu’un souvenir nostalgique des années fastes. Alors que les années 90 avaient vu le lancement de dizaines de revues, télés et radios, le phénomène inverse s’est produit en quelques mois. Des journaux et revues historiques : AsSafir, Anouar, Mostakbal, Daily Star, Magazine, le Commerce du Levant, Femme, Noun... des radios, dont la plus symbolique, Radio One, radio préférée de toute une génération, et une télé, la Future TV pour ne citer que quelques noms, ont tiré leur révérence. Des maisons d’éditions ont totalement disparu de la scène médiatique : Dar Assayad fondée en 1948, Les Éditions Orientales créées en 1956…
Une seule lueur d’espoir dans ce marasme sans fin : le lancement de « Ici Beyrouth » en novembre 2021.



Produits de consommation

En mai 2020, Coca-Cola décide de se retirer du marché libanais. Pour les employés de l’usine et leurs familles ce fut un désastre, pour les amoureux de la marque d’Atlanta, un choc. Coca-Cola et le Liban : une longue saga qui dure depuis des décennies, tout sauf une histoire d’amour, plutôt une série de come-backs et d’échecs. Le troisième re-lancement de la marque en 2014 n’aura pas encore été le bon. Le retrait de Coca-Cola du marché libanais est un coup dur pour l’économie mais surtout le prestige du pays. La marque est en effet distribuée dans la presque totalité des pays du monde. Manquent à l’appel quelques pays dont la Corée du Nord, Cuba et le Soudan. Et depuis ce 31 mai 2020… le Liban.


L’Oréal a également restructuré son opération au Liban en réduisant ses effectifs et en mandatant deux distributeurs locaux.

Si d’autres marques internationales résistent encore, leurs parts de marché diminuent à vue d’œil, remplacées rapidement par des marques locales ou turques.



Nightlife

La nuit libanaise n’est plus la même depuis la fermeture du Music Hall, vraie référence de la célèbre nightlife beyrouthine et de sa scène artistique bouillonnante. Mais le Music Hall n’est pas le seul dans ce cas, d’autres adresses ont suivi le même chemin, le Sky Bar, autre endroit mythique, le Iris, White, Garten, Ahm, Caprice… des adresses connues internationalement par les clubbers ; à cela s’ajoute un bon millier de restaurants et pubs qui n’ont pas résisté à la crise ni à l’explosion du Port. Beyrouth n’est plus la capitale de la fête et c’est bien triste.



Commerce

Ce n’était pas le plus grand mall du Liban, mais la fermeture du Le Mall à Sin El Fil témoigne de la crise dans le domaine du commerce. Une simple visite dans les malls qui survivent tant bien que mal montre l’ampleur des dégâts ; des centaines de boutiques et d’enseignes ont déjà mis la clé sous la porte ou fermé plusieurs branches dans les régions. Les rues commerçantes de Hamra, Zalka, Kaslik sont devenues des rues fantômes. Le shopping n’a plus la même saveur.

Quand finira ce cauchemar, cette descente en enfer ? Les activités de centaines d’entreprises ne tiennent plus qu’à un fil. Le moral en berne des consommateurs n’arrange pas les choses. Gageons que l’esprit d’entreprise des Libanais fera redémarrer tous ces secteurs dès les premières prémices d’un redémarrage de l’économie nationale.

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre