Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Mohammed Chia al-Soudani, un Premier ministre qui divise

Mohammed Chia al-Soudani, un Premier ministre qui divise
Chargé par le nouveau président Abdel Latif Rashid de former un gouvernement, Mohammed Chia al-Soudani est un politicien proche du courant pro-Iran représenté par Nouri al Maliki et ses alliés. Représentatif de la classe politique chiite traditionnel, son nom avait été proposé et rejeté par la rue lors du mouvement de contestation qui a fait trembler le pays en 2019. Plus récemment, sa désignation comme candidat au poste de Premier ministre avait provoqué la colère de Moqtada Sadr et la mobilisation de milliers de manifestants en juillet dernier. 

Mohammed Chia al-Soudani, déjà proposé au poste de Premier ministre en 2019, avait été refusé par le mouvement de protestation en 2019, qui le considérait comme représentatif de la classe dirigeante. (AFP)

 

Quand, en juillet dernier, le Cadre de coopération le désigne comme son candidat, l'impétueux chef religieux Moqtada Sadr s'insurge et mobilise des milliers de manifestants pour entraver les plans des factions pro-Iran.

Mohamed Chia al-Soudani, chargé jeudi de former un nouveau gouvernement en Irak, est un politicien issu du sérail chiite traditionnel, qui devra composer avec des adversaires de taille.

Plusieurs fois ministre et deux fois député, M. Soudani, 52 ans, succède à Moustafa al-Kazimi, ancien journaliste devenu chef des renseignements et propulsé à la direction de l'Irak dans un contexte de crise.

Né le 4 mars 1970, orphelin à neuf ans d'un père exécuté pour sa résistance à l'ancien régime, M. Soudani est représentatif de cette classe politique chiite, autrefois fer de lance de l'opposition à Saddam Hussein, et qui arriva au pouvoir après l'invasion américaine de 2003.

Diplômé en agronomie, il gravit les échelons de l'appareil étatique dès 2004, jusqu'à devenir gouverneur de la province de Missane, frontalière de l'Iran et riche en pétrole.

En 2010, il lance sa carrière à Bagdad, et sera ministre des Droits humains, puis des Affaires sociales ou encore de l'Industrie. Il fera notamment partie d'un gouvernement dirigé par Nouri al-Maliki.

C'est d'ailleurs avec le soutien de M. Maliki et ses alliés, les influentes factions pro-Iran du Cadre de coordination, que M. Soudani doit aujourd'hui composer son gouvernement.

Moustache en brosse et cheveux drus noirs coupés court, vêtu de classiques costumes aux couleurs sombres, M. Soudani fait campagne depuis fin juillet: il rencontre les députés de l'opposition et présente un programme ambitieux pour lutter contre la corruption et reconstruire les infrastructures ravagées par les conflits.

Ce n'est pas la première fois qu'il est candidat au poste de Premier ministre. Pressenti en 2019, son nom sera immédiatement rejeté par un vaste et inédit mouvement de contestation, qui dénonce l'intégralité de la classe politique.
Une personnalité de l'establishment politique

Mohammed Chia al-Soudani est considéré comme un ennemi politique des sadristes, qui ont lancé une série de manifestations pour s'opposer à sa nomination comme Premier ministre en juillet dernier. (AFP)


 

 

"Il n'a pas de passé douteux, ni d'énormes accusations de corruption le visant", concède Sajad Jiyad, chercheur au think-tank Century International.

Mais pour les antipouvoir, "il n'a pas la réputation d'un réformateur, il fait partie de l'establishment politique, et ça ne laisse pas penser qu'il pourrait être différent", ajoute-t-il.

Quand, en juillet dernier, le Cadre de coopération le désigne comme son candidat, l'impétueux chef religieux Moqtada Sadr s'insurge et mobilise des milliers de manifestants pour entraver les plans des factions pro-Iran.

Pour les sadristes, poursuit M. Jiyad, "il semble faire partie du camp de Maliki", ennemi historique de M. Sadr. "Ils estiment qu'il est là pour les défaire politiquement."

Après avoir fait ses premières armes au sein du parti de M. Maliki, M. Soudani a fondé en 2021 sa propre formation, Al-Furatain, représentée au Parlement par trois députés.

"C'est un homme d'État", indique à l'AFP le secrétaire-général adjoint du parti, Bachar al-Saïdi.

Comme pour amadouer Moqtada Sadr qui exige des législatives anticipées, M. Soudani a déjà averti qu'un scrutin devrait avoir lieu "d'ici un an et demi". Et il a qualifié le mouvement sadriste de "grand courant populaire et patriote".

Pour le politologue Hamzeh Hadad, le Premier ministre désigné "a de bonnes relations avec les partis à travers tout le spectre" politique. Comme M. Kazimi, "il représente la prochaine génération de politiciens irakiens".

M. Soudani est marié et père de cinq enfants.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre