Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Biden au sommet de la démocratie

Biden au sommet de la démocratie
Crédit photo :
Le président américain Joe Biden a estimé que la démocratie avait besoin de "champions", y compris aux Etats-Unis, en ouvrant jeudi un sommet virtuel rassemblant une centaine de pays, dont le choix a provoqué bien des débats.

La démocratie dans le monde a besoin de "champions" pour faire face à des "défis importants et inquiétants", a-t-il dit depuis la Maison Blanche, s'exprimant depuis un podium entouré de panneaux créés pour l'occasion, portant l'inscription "Summit for Democracy" et un logo de couleur bleue, orange et blanche.

Le 46ème président américain a reconnu que les Etats-Unis eux-mêmes devaient "combattre sans relâche pour être à la hauteur de leurs idéaux démocratiques", et convenu qu'aucun des Etats invités au sommet n'était "parfait".

Mais il les a appelés à joindre leurs efforts face aux "autocrates" qui "justifient leurs pratiques et leurs politiques de répression comme le moyen le plus efficace de répondre aux défis du moment", semant le doute sur la capacité des régimes démocratiques à prendre soin de leurs citoyens.

L'événement, organisé virtuellement à Washington pour cause de pandémie de Covid-19, doit en théorie être reconduit en personne l'an prochain.

Le sommet rassemble les représentants d'une centaine de gouvernements, d'ONG, d'entreprises et d'organisations caritatives, mais la liste des invités a provoqué de vives tensions.

La Chine et la Russie ont ainsi fustigé leur exclusion.

Que les Etats-Unis s'autorisent à définir "qui est un +pays démocratique+ et qui n'est pas éligible à ce statut" relève d'une "mentalité de Guerre froide", ont écrit fin novembre dans une tribune conjointe les ambassadeurs russe Anatoli Antonov et chinois Qin Gang.

L'invitation de Taïwan a aussi fait bondir Pékin, qui considère l'île comme une province chinoise même s'il ne la contrôle pas.

Ce sommet se tient à un moment de vive tension entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi entre les Etats-Unis et la Russie.

Washington a annoncé lundi qu'il n'enverrait aucun représentant diplomatique aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin en février. Les Etats-Unis ont été rejoints par l'Australie, le Royaume-Uni et le Canada.


Pour ce qui concerne la Russie, Joe Biden multiplie les avertissements contre Vladimir Poutine, qu'il espère dissuader d'attaquer l'Ukraine en agitant la menace de lourdes sanctions économiques.

Loin des échanges s'annonçant policés du sommet sur la démocratie, le président américain est engagé dans un rapport de force pur et dur, qui passera jeudi par des consultations avec ses alliés: le président ukrainien, puis des pays membres de l'Otan en Europe de l'Est.

De manière plus large, la liste des pays invités ou exclus de ce sommet a fait débat.

Le Pakistan, les Philippines, le Brésil dirigé par le président d'extrême droite Jair Bolsonaro sont conviés mais pas la Hongrie, membre de l'Union européenne, où un gouvernement nationaliste est au pouvoir, ou encore la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, pourtant alliée de Washington au sein de l'Otan.

Le sommet intervient alors que les Etats-Unis traversent une crise politique sans précédent, l'ancien président Donald Trump et ses alliés conservateurs continuant à dénoncer sans preuves des fraudes électorales qui lui auraient fait perdre l'élection de novembre 2020.

L'attaque violente des partisans de M. Trump contre le Congrès le 6 janvier a ébranlé la démocratie américaine et le pays reste secoué par les divisions malgré la posture de "rassembleur" du président.

A la peine dans les sondages, Joe Biden doit affronter dans un an des élections législatives de mi-mandat qui sont traditionnellement défavorables au pouvoir en place. Ce scrutin pourrait aussi, en cas de succès républicain, pousser Donald Trump à briguer un nouveau mandat en 2024.

Pour Bruce Jentleson, professeur de sciences politiques à l'Université Duke, ce sommet "a toujours été une mauvaise idée", qui attise les tensions sans produire de grandes avancées.

"Nous avons des problèmes plus importants que n'importe quelle autre démocratie occidentale", dit-il. "On a attaqué le Congrès, c'était une tentative de coup d'Etat. On n'a pas vu cela se produire à Paris, au Bundestag (allemand) ou au siège de l'Union européenne à Bruxelles".

"Si nous voulons rivaliser, nous devons faire de notre mieux, et c'est vraiment à nous de le faire dans notre pays plutôt que de rassembler cent dirigeants pour dire: +Nous aimons la démocratie+", explique-t-il.

AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre