Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, Moscou pose ses conditions

Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, Moscou pose ses conditions
Cette photo collective diffusée par l'agence d'État russe Sputnik montre une cérémonie de lever du pavillon naval à bord du dernier sous-marin nucléaire stratégique du projet 955A (Borey-A), le Knyaz Pozharsky, à Severodvinsk, le 24 juillet 2025.
Crédit photo :

Les États-Unis ont appelé vendredi au lancement de négociations multilatérales de contrôle des armements nucléaires incluant la Chine, au lendemain de l’expiration du traité New Start entre les États-Unis et la Russie qui avive les craintes de prolifération.

Moscou n’exclut pas de telles discussions, mais les a conditionnées, vendredi, à la participation de la France et du Royaume-Uni.

«Les violations répétées du traité New Start par la Russie, l’augmentation des stocks mondiaux et les lacunes de sa conception et de sa mise en œuvre imposent aux États-Unis l’impératif clair de réclamer une nouvelle architecture (…)», a déclaré le sous-secrétaire d’État chargé du contrôle des armements, Thomas DiNanno, lors d’une réunion à la Conférence du Désarmement au siège de l’ONU à Genève.

«À cette heure, l’arsenal nucléaire chinois, dans son intégralité, est sans limite, sans transparence, sans déclaration et sans contrôle», a-t-il ajouté.

De son côté, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a estimé que «le contrôle des armements ne peut plus être une question bilatérale entre les États-Unis et la Russie», dans un article en ligne détaillant la proposition américaine à Genève.

«D’autres pays ont la responsabilité de contribuer à garantir la stabilité stratégique, et aucun plus que la Chine», a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump avait réclamé jeudi un «nouveau traité amélioré et modernisé» avec la Russie, après l’expiration du dernier traité bilatéral de désarmement nucléaire entre les deux pays.

Les États-Unis souhaitent de longue date associer la Chine à toute future discussion, mais Pékin l’exclut pour l’instant.

«Les capacités nucléaires de la Chine sont loin d’atteindre le niveau de celles des États-Unis ou de la Russie; par conséquent, la Chine ne participerait pas à des négociations sur le désarmement nucléaire à ce stade», a répété vendredi à Genève le représentant de la Chine.

À Moscou, le Kremlin a indiqué vendredi que Russie et États-Unis étaient d’accord pour garder une approche «responsable» et restaient prêts à négocier sur le sujet.

Mais à Genève, l’ambassadeur russe Gennady Gatilov a posé comme conditions à la participation de la Russie celles de la France et du Royaume-Uni.

«La Russie, par principe, serait impliquée dans un tel processus si le Royaume-Uni et la France, alliés militaires des États-Unis au sein de l’Otan, qui s’est déclarée alliance nucléaire, y participaient également», a-t-il déclaré lors de la réunion sur le désarmement à Genève.

Lors de la même séance, la représentante permanente française auprès de la Conférence du désarmement n’a pas directement répondu à cette exigence, mais assuré que la France soutenait «l’élaboration urgente de mesures concrètes et crédibles, susceptibles de réduire le risque d’emploi d’armes nucléaires».

«Cet objectif devrait être celui de tous les États dotés d’armes nucléaires», a ajouté Anne Lazar-Sury.

«Obsolète» 

La Russie et les États-Unis concentrent à eux deux 80% des ogives nucléaires mondiales, mais la Chine rattrape son retard à marche forcée.

Le traité New Start est le dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou. Signé en 2010, il limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1.550 ogives stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification.

Mais il était déjà dans les limbes depuis que les inspections ont été suspendues en 2023, après l’offensive russe en Ukraine lancée l’année précédente.

L’expiration du traité a semé l’inquiétude à travers le monde, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ayant parlé d’un «moment grave pour la paix et la sécurité internationales».

Pour M. Rubio, qui a jugé le traité New Start «obsolète», les États-Unis «négocient en position de force».

«La Russie et la Chine ne doivent pas s’attendre à ce que les États-Unis restent les bras croisés pendant qu’elles se soustraient à leurs obligations et renforcent leurs forces nucléaires», a écrit Marco Rubio sur la plateforme Substack.

«Nous maintiendrons une force de dissuasion nucléaire robuste, crédible et modernisée. Mais nous le ferons tout en explorant toutes les voies possibles pour répondre au souhait sincère du président de voir un monde avec moins de ces armes terribles», a-t-il ajouté.

«Aujourd’hui à Genève, nous faisons les premiers pas vers un futur où la menace nucléaire est réduite dans les faits, pas juste sur papier. Nous espérons que d’autres s’y joindront», a-t-il écrit.

Quant aux capitales européennes, elles faisaient porter la responsabilité de l’échec sur Moscou, qui a déclaré dès mercredi n’être «plus liée» par ce traité.

Lors d’une conversation avec son homologue chinois Xi Jinping mercredi, le président russe Vladimir Poutine a toutefois promis que son pays allait agir «de manière réfléchie et responsable», selon son conseiller diplomatique Iouri Ouchakov.

 

AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre