Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La fin de l’ISS, symbole d’une ère de coopération internationale

La fin de l’ISS, symbole d’une ère de coopération internationale
Le président français Emmanuel Macron (au centre) pose avec le ministre français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Philippe Baptiste (à gauche), l'astronaute français de l'ESA (Agence spatiale européenne) Thomas Pesquet (2e à droite) et l'astronaute français Arnaud Prost (à droite) après une vidéoconférence avec l'astronaute française Sophie Adenot avant son départ pour la Station spatiale internationale, à l'Élysée, à Paris, le 5 février 2026.
Crédit photo :

La fin programmée de la Station spatiale internationale (ISS) en 2030 signe aussi celle d’un quart de siècle de coopération sans frontière dans un domaine, l’espace, devenu essentiel à la vie quotidienne des Terriens et terrain d’enjeux nationaux.

«C’est effectivement un moment très intéressant de l’évolution de l’exploration», estime auprès de l’AFP Lionel Suchet, directeur général délégué du Centre national d’études spatiales (CNES).

Ce polytechnicien, ancien chef de la division spatiale au sein du CNES de 1996 à 2004, a coordonné de nombreux projets lors des premières années de l’ISS, juste après avoir assisté aux premières loges à la désorbitation de la station Mir, l’ancêtre russe de la station internationale, en 2001.

«L’histoire des vols habités, c’est d’abord la course à l’espace. Les Russes sont partis sur une voie vols longue durée, avec des stations. Les Américains sur des vols courte durée, avec la Lune. C’était deux voies séparées, et une logique de compétition. Un des points positifs de l’ISS, c’est qu’on a construit un programme de coopération, le seul encore aujourd’hui», souligne-t-il.

«Cathédrale dédiée à la coopération» 

«L’ISS est une cathédrale dédiée à la coopération humaine et à la collaboration au-delà des frontières, des langues et des cultures», abonde auprès de l’AFP John Horack, ancien directeur de la branche scientifique et des systèmes de mission au sein de la Nasa.

«Depuis plus de 25 ans, nous avons des gens dans l’espace, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an. Cela prouve que nous pouvons trouver des solutions plutôt que nous battre lorsque nous souhaitons interagir les uns avec les autres», insiste M. Horack, qui occupe la chaire Neil Armstrong de politique aérospatiale au sein de l’Ohio State University.

Mais le temps passe, et le matériel vieillit. À l’été 2024, la Nasa a annoncé qu’elle avait choisi SpaceX d’Elon Musk pour construire un module capable de repousser la Station spatiale internationale vers l’atmosphère terrestre, permettant ainsi de la détruire après sa mise à la retraite en 2030.

«Ce module va ralentir l’ISS, et lui permettre une rentrée précise au-dessus de l’océan Pacifique, loin des terres, des populations et de tout autre danger potentiel. Plusieurs grands engins spatiaux notables, notamment Mir et l’observatoire à rayons gamma, ont été désorbités de cette manière, bien que l’ISS soit beaucoup plus grande que ces deux derniers», explique John Horack.

Privatisation de l’espace 

Après 2030, la Chine, avec sa station Tiangong, restera la seule nation possédant une telle infrastructure en orbite basse. Les États-Unis misent eux sur des stations spatiales privées, qui pourraient accueillir des astronautes de la Nasa comme d’autres clients.

«Nous entrons dans un ère où les stations spatiales – comme les lanceurs, les satellites – auront une dimension bien plus commerciale», estime John Horack. «Elles seront construites et exploitées par des entreprises privées – souvent des entreprises collaborant à l’échelle mondiale – dont les clients seront les agences spatiales nationales, les programmes spatiaux etc.».

Plusieurs entreprises américaines planchent déjà sur ces projets, dont Axiom Space et Blue Origin. Tout comme des entreprises européennes.

Mais «le business model sera quand même grandement institutionnel parce qu’on sait que des pays ont toujours intérêt à envoyer des astronautes en orbite basse», tempère M. Suchet.

Reste aussi la question de la science et de l’exploration, «un objectif de l’humanité toute entière» pour Lionel Suchet, qui rappelle qu’il existe des traités de non-appropriation, d’utilisation du spatial.

«Mais de fait, quand un pays va créer sa base lunaire, il s’appropriera le terrain parce qu’on ne va pas créer une autre base lunaire au même endroit», note M. Suchet.

Pour John Horack, «une ère se termine. Nous devons grandir en tant qu’être humain dans notre capacité à voyager dans l’espace, et dans l’utilisation de l’espace afin d’améliorer la vie sociale, économique, éducative et la qualité de vie de tous, partout dans le monde», conclut-il, citant l’ancien directeur de l’Agence spatiale européenne Jean-Jacques Dordain: «Si tu veux aller vite, vas-y seul. Si tu veux aller loin, allons-y ensemble».

 

Par Frédéric BOURIGAULT, AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre