Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes

Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes
L'envoyé américain Steve Witkoff rencontre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi dans le cadre des efforts renouvelés visant à relancer les négociations nucléaires au point mort.
Crédit photo :

Deux personnalités aux parcours radicalement différents doivent conduire vendredi à Oman les négociations entre l’Iran et les États-Unis.

Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est un diplomate de métier, vétéran des négociations sur le nucléaire. Face à lui, Steve Witkoff, l’émissaire de Donald Trump, est un magnat de l’immobilier devenu l’homme des missions diplomatiques délicates.

Les deux hommes s’étaient déjà fait face lors de précédents pourparlers à Oman au printemps 2025.

Witkoff, de l’immobilier à la diplomatie 

Géant de l’immobilier sans expérience en politique étrangère, Steve Witkoff, âgé de 68 ans, a entamé une carrière diplomatique en étant nommé par Donald Trump en novembre 2024 au poste d’émissaire au Moyen-Orient. Il porte désormais le titre d’«envoyé spécial pour les missions de paix», et a mené des pourparlers à fort enjeu sur Gaza et l’Ukraine.

Premier fait d’armes, il a été crédité par le président américain, son ami proche, d’avoir arraché une trêve début 2025 à Gaza entre Israël et le Hamas, qui a tenu deux mois. Elle avait permis le retour en Israël de 33 otages retenus dans le territoire palestinien, dont huit morts.

M. Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, ont ensuite mené les négociations ayant conduit au dernier cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre à Gaza, dans le cadre du plan de Donald Trump pour y mettre durablement la fin à la guerre.

Steve Witkoff en suit de près la mise en œuvre, et s’est rendu en Israël à deux reprises ces quinze derniers jours pour rencontrer le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

Parallèlement, il a mené des discussions distinctes sur la guerre en Ukraine avec les présidents ukrainien, Volodymyr Zelensky, et russe, Vladimir Poutine, qu’il a rencontré plusieurs fois à Moscou. Et jeudi il a participé à des pourparlers trilatéraux à Abou Dhabi, qu’il a jugés «productifs».

M. Witkoff est toutefois accusé par ses détracteurs d’un certain penchant pro-russe, et s’est attiré les critiques de M. Zelensky, pour avoir fait l’éloge de M. Poutine.

Originaire du Bronx, à New York, M. Witkoff a fait fortune comme avocat d’affaires, puis à la tête de grandes sociétés immobilières. En 1997, il a fondé le Witkoff Group où travaillent sa femme et son fils.

 Araghchi, visage de l’Iran à l’étranger 

Connu pour son ouverture à l’Occident, Abbas Araghchi a joué un rôle important ces dernières semaines, s’exprimant au nom de Téhéran auprès de médias du monde entier pour justifier la répression du mouvement de contestation en Iran.

Il a même publié une tribune dans le Wall Street Journal, mettant en garde contre une riposte iranienne en cas d’attaque étrangère, tout en assurant que son pays a «toujours été prêt à des négociations réelles et sérieuses».

Ce diplomate chevronné de 63 ans avait déjà joué un rôle crucial en 2015 pour la conclusion d’un accord historique mais désormais caduc sur le nucléaire, entre l’Iran et les grandes puissances, dont les États-Unis, la France et le Royaume-Uni.

Issu d’une famille qui a fait fortune dans le commerce de tapis, Abbas Araghchi a passé toute sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères.

En 1979, après la proclamation de la République islamique, il rejoint les Gardiens de la Révolution, qui en sont l’armée idéologique, et part au front pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988).

À la fin du conflit, il est recruté au ministère comme expert pour les questions internationales.

Il parle couramment l’anglais et défend vigoureusement la position de l’Iran sur les réseaux sociaux.

Barbe grise et cheveux poivre et sel, toujours vêtu d’un costume et d’une chemise blanche col Mao à l’instar des responsables iraniens, il est connu pour son ton calme et posé.

Le président Massoud Pezeshkian, en poste depuis l’été 2024, l’a nommé chef de la diplomatie, avec l’objectif initial de renouer le dialogue avec les Occidentaux.

Les relations avec ses homologues européens se sont cependant notoirement dégradées. En juin dernier, il avait fustigé la non-condamnation par les Européens de la guerre déclenchée par Israël contre son pays.

La tension s’est encore aggravée quand Paris, Londres et Berlin ont déclenché à l’ONU le rétablissement des sanctions internationales contre l’Iran, liées à son programme nucléaire.

M. Araghchi a aussi récemment qualifié d’«erreur stratégique majeure» la décision de l’UE de désigner les Gardiens de la Révolution comme «organisation terroriste».

 

AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre