Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Buzios, le paradis perdu de Bardot au Brésil

Buzios, le paradis perdu de Bardot au Brésil
Cette vue montre la statue de la défunte actrice française Brigitte Bardot sur la promenade Orla Brigitte Bardot, dans la ville d’Armação dos Búzios, dans l’État de Rio de Janeiro, au Brésil, le 3 janvier 2026.
Crédit photo :

Ancien village de pêcheurs du sud-est du Brésil, Buzios a vu son destin basculer en 1964 lorsque Brigitte Bardot s’y est réfugiée pour fuir la célébrité. La présence de l’icône française a propulsé cette péninsule confidentielle sur la scène internationale, transformant durablement son image et son économie touristique. Soixante ans plus tard, l’empreinte de « BB » demeure omniprésente dans cette station balnéaire devenue l’une des plus prisées du pays, alors que la star s’apprête à être inhumée demain, mercredi 7 janvier, à Saint-Tropez.

Buzios était un paisible village de pêcheurs du sud-est du Brésil. En s'y réfugiant en 1964, en quête de calme et d'anonymat, Brigitte Bardot en a changé le destin à jamais.

Aujourd'hui, les nombreux touristes font les selfies de rigueur devant la statue de la star française, érigée sur une «promenade Bardot».

La péninsule aux plages de sable fin et aux eaux tièdes, à quelque 180 kilomètres de Rio de Janeiro, est devenue une destination phare du tourisme au Brésil.

«BB» est décédée le 28 décembre à 91 ans à Saint‑Tropez, sur la Riviera française, où ses funérailles auront lieu mercredi.

Comme elle avait révélé le village français, lui donnant une notoriété internationale, «Brigitte Bardot a mis Buzios sur la carte», raconte à l'AFP Mario Paz, 74 ans, propriétaire du cinéma dénommé Gran Cine Bardot.

Selon cet Argentin installé comme beaucoup de compatriotes à Buzios, elle y «inspire des noms de restaurants, d'auberges, de bateaux, de hamburgers: elle est partout, c'est comme Fidel Castro à Cuba!»

Traquée à Rio

Fuyant paparazzi et fans, Bardot a atterri à Rio le 7 janvier 1964, perruque noire sur la tête pour ne pas être reconnue.

Elle recherchait la détente dans un appartement face à la plage de Copacabana qu'on avait prêté à son petit ami de l'époque, Bob Zagury, un basketteur franco-marocain qui avait joué au Brésil.

Mais sa gloire l'a rattrapée.

«Pendant quatre jours, l'avenida Atlântica (artère qui longe la plage, ndlr) est restée bloquée: des curieux qui observaient, des journalistes qui campaient, c'était un chaos total», raconte José Wilson, 74 ans, qui a réuni une foule d'archives sur l'histoire brésilienne de l'actrice.

Au sommet de sa carrière après avoir joué dans Le Mépris de Jean-Luc Godard, elle s'est alors échappée avec Zagury vers Buzios, où son amoureux avait des amis.

«La plus heureuse»

«C'est dans ce petit village perdu et inconnu que j'ai été le plus heureuse», écrivait Bardot en 2014, dans une lettre envoyée à un festival de cinéma de la localité.

Dans la maison prêtée au couple, elle se réveillait à midi, prenait le soleil nue dans le jardin, mangeait du poisson sur la plage, jouait avec les enfants.

Les journalistes la laissèrent relativement en paix et Bardot les tint à distance en livrant des images de ses vacances prises par un photographe à son service.

Elle aima tant Buzios qu'elle y retourna avec Zagury en décembre 1964, pour passer le Nouvel An chez des amis de son compagnon.

Marcela Mayol a conservé intacte la chambre où elle et son mari de l'époque hébergèrent alors Brigitte Bardot.

«Comme ici il n'y avait pas de cinéma, c'était une jolie blonde mais personne ne savait qu'elle était célèbre ni un super symbole», se souvient cette Argentine pimpante de 92 ans, qui a depuis transformé la maison en auberge.

«Pour Noël, j'ai acheté un cochon et Brigitte m'a dit: N'y compte pas, on ne va pas le manger, puis elle se promenait partout avec le cochon», sourit-elle.

Moins de dix ans plus tard, l'icône du cinéma mettait fin à sa carrière pour se consacrer à la défense des animaux.

Sans permission

De nos jours, son souvenir est partout à Buzios. Impossible de manquer sa statue en bronze.

«Ça ne lui a pas beaucoup plu, elle a protesté parce que personne ne lui avait demandé la permission», dit la sculptrice Christina Motta, 81 ans, qui a signé l'œuvre.

Buzios est désormais un pôle touristique international où vivent quelque 40 000 personnes et où débarquent chaque année des centaines de milliers de visiteurs.

Avec ses hôtels et commerces en tous genres, souvent tenus par des étrangers, et ses prix parfois exorbitants, Buzios n'a plus grand-chose à voir avec le refuge de «BB».

Selon José Wilson, «le monde a braqué les projecteurs sur cette péninsule sauvage et vierge, et depuis les gens n'ont jamais cessé d'affluer».

Par Ivan PISARENKO / AFP

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre