Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Nicolás Maduro: De chauffeur de bus à héritier de Chávez

Nicolás Maduro: De chauffeur de bus à héritier de Chávez
Le président vénézuélien Nicolás Maduro fait un geste lors d’un rassemblement commémorant l’anniversaire de la bataille de Santa Inés, à Caracas, le 10 décembre 2025.
Crédit photo :

Nicolás Maduro Moros, président du Venezuela depuis 2013, est une figure centrale du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), il fut un proche allié d’Hugo Chávez, occupant les fonctions de ministre des Affaires étrangères (2006–2012) puis de vice-président (2012–2013) avant de lui succéder.

De chauffeur de bus à héritier de Chávez

Maduro débute sa vie professionnelle comme chauffeur de bus à Caracas, où il s’engage dans l’action syndicale. Il accède à la politique nationale avec l’ascension de Chávez, est élu à l’Assemblée nationale en 2000, puis en devient président (2005–2006). À la tête de la diplomatie, il s’impose comme un acteur clé de la projection internationale du chavisme, élargissant les alliances du Venezuela au-delà de l’Amérique latine.

Après l’annonce de la mort de Chávez le 5 mars 2013, Maduro assume la présidence. Il remporte l’élection anticipée d’avril 2013 avec 50,62 % des voix et est investi le même mois. Depuis 2015, il gouverne en grande partie par décrets, sur la base de pouvoirs accordés par des institutions acquises au pouvoir.

Consolidation du pouvoir et crises politiques

La présidence de Maduro est marquée par l’effondrement économique, les pénuries et des manifestations de masse dès 2014. En 2015, l’opposition remporte l’Assemblée nationale, mais ses prérogatives sont ensuite retirées par le Tribunal suprême, déclenchant une crise constitutionnelle et de vastes protestations en 2017.

Cette année-là, Maduro convoque une Assemblée constituante chargée de réécrire la Constitution, un scrutin largement critiqué à l’international. Il est réélu en 2018 lors d’un vote dénoncé par de nombreux gouvernements. En janvier 2019, le chef de l’opposition Juan Guaidó se proclame président par intérim, ouvrant une longue confrontation politique qui divise la communauté internationale.

En 2024, Maduro revendique la victoire à une troisième élection présidentielle, sans publier de résultats détaillés. L’opposition affirme que son candidat, Edmundo González, l’a emporté. Maduro est investi pour un troisième mandat le 10 janvier 2025, plongeant le pays dans une nouvelle crise.

Politique étrangère et alliances internationales

À la présidence, Maduro aligne le Venezuela sur la Russie, la Chine, l’Iran, Cuba et la Syrie, tout en adoptant une ligne dure envers les États-Unis et Israël. Il soutient la cause palestinienne, renforce les liens avec Moscou après l’invasion russe de l’Ukraine et recherche l’appui chinois pour l’adhésion du Venezuela aux BRICS.

Lire aussi
De Caracas à Téhéran : le début de la fin de l’Axe de la « résistance »De Caracas à Téhéran : le début de la fin de l’Axe de la « résistance »
 

Il relance également la revendication territoriale vénézuélienne sur l’Essequibo, disputé avec le Guyana, en organisant un référendum en 2023 qui ravive les tensions régionales.

Autoritarisme et accusations de violations des droits humains

Maduro est largement décrit par ses critiques et par des organisations internationales comme un dirigeant autoritaire. Son gouvernement est accusé de manipulations électorales, de répression de l’opposition et de graves violations des droits humains. La liberté de la presse s’est fortement dégradée, tandis que l’ONU et des ONG estiment que plus de 20 000 personnes ont été tuées de manière extrajudiciaire et que des millions de Vénézuéliens ont fui le pays sous son mandat.

La Cour pénale internationale a ouvert une enquête en 2021 pour de possibles crimes contre l’humanité. Les États-Unis ont inculpé Maduro en 2020 pour narcoterrorisme, augmentant ensuite la récompense pour son arrestation. En novembre 2025, Washington l’a désigné comme membre d’une organisation terroriste étrangère.

Tentatives d’assassinat et sécurité

Maduro affirme avoir échappé à plusieurs tentatives d’assassinat, notamment l’incident des drones explosifs de 2018 à Caracas, dont les circonstances restent controversées. Les autorités vénézuéliennes ont depuis annoncé des arrestations liées à de supposés complots impliquant des ressortissants étrangers, des accusations rejetées par l’opposition et plusieurs gouvernements.

Le président Donald Trump a déclaré samedi que les forces américaines avaient capturé le dirigeant vénézuélien après avoir lancé une «attaque de grande ampleur» contre le pays sud-américain.

Selon CBS News, l’opération visant à arrêter Maduro a été menée par la Delta Force, une unité d’élite de l’armée américaine. 

L’intervention militaire américaine est désormais terminée, Maduro ayant été arrêté afin de «répondre de ses actes» devant la justice américaine, a indiqué un sénateur américain en citant le secrétaire d’État Marco Rubio.

Le sénateur Mike Lee a confirmé sur X que Marco Rubio l’avait «informé que Nicolás Maduro avait été arrêté par des agents américains afin d’être jugé pour des accusations criminelles aux États-Unis, et que l’opération avait été menée pour assurer la protection de ceux chargés d’exécuter le mandat d’arrêt».

Lire aussi
Opération américaine contre le Venezuela : voici ce que l’on sait Opération américaine contre le Venezuela : voici ce que l’on sait
 

AFP

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre