Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

L’ONU en mission en Syrie puis au Liban

Une délégation des quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU est arrivée jeudi en Syrie pour la première visite officielle de l’instance dans le pays, à quelques jours du premier anniversaire de la chute de Bachar al-Assad, le 8 décembre prochain. Les diplomates ont franchi la frontière à Jdeidet Yabous depuis le Liban, après avoir atterri à l’aéroport international de Beyrouth, avant d’entamer un programme dense à Damas et dans ses environs, selon l’agence syrienne Sana.

Outre leurs rencontres prévues avec le président par intérim Ahmed al-Chareh et plusieurs responsables du nouveau pouvoir, les membres du Conseil se sont rendus dans la banlieue dévastée de Jobar, l’un des symboles des destructions massives accumulées durant près de quatorze ans de guerre civile. Ils doivent également échanger avec des représentants de la société civile pour évaluer la mise en œuvre d’une transition que l’ONU souhaite inclusive et représentative du caractère multiethnique et multiconfessionnel du pays.

Cette visite intervient alors que le Conseil de sécurité a récemment levé les sanctions pesant sur Ahmed al-Chareh, ancien jihadiste devenu le visage de la transition après avoir conduit l’offensive qui a renversé Assad le 8 décembre 2024. Selon les Nations unies, cette normalisation graduelle reflète leur volonté de se «réétablir» en Syrie et de renouer un dialogue que les années de conflit avaient profondément dégradé. Le porte-parole du secrétaire général Antonio Guterres, Stéphane Dujarric, a souligné que l’ONU «espère que cette visite augmentera le dialogue entre les Nations unies et la Syrie».

Samuel Zbogar, ambassadeur slovène dont le pays exerce la présidence tournante du Conseil, a rappelé lundi que ce déplacement constitue «la première visite officielle du Conseil de sécurité au Moyen-Orient depuis six ans, et la toute première en Syrie». Il a reconnu l’existence d’«un manque de confiance» persistant entre Damas et l’ONU, que cette mission vise précisément à réduire. La délégation doit aussi «transmettre des messages» concernant les attentes internationales en matière d’inclusivité politique et de lutte contre le terrorisme.

Après Damas, une étape à Beyrouth et dans le Sud-Liban

La tournée ne s’arrête pas en Syrie. Vendredi et samedi, les membres du Conseil de sécurité se rendront au Liban, où ils doivent rencontrer des responsables politiques avant de descendre dans le Sud-Liban, auprès des Casques bleus de la Finul. Déployée depuis 1978 pour contenir les tensions entre Israël et le Liban, la force de maintien de la paix doit théoriquement quitter le pays fin 2027. Une perspective qui nourrit des inquiétudes alors que le cessez-le-feu instauré il y a un an entre Israël et le Hezbollah reste «quotidiennement mis à l’épreuve», selon Samuel Zbogar.

Pour les Nations unies, cette étape libanaise est cruciale pour mesurer la stabilité du pays voisin de la Syrie et vérifier la capacité de la Finul à maintenir un équilibre fragile sur une frontière où les tensions demeurent vives. La mission entend ainsi exprimer son «soutien et sa solidarité» avec les deux pays, tout en recueillant des informations directes sur les défis sécuritaires et politiques du moment.

En liant les deux visites, l’ONU cherche à replacer son action dans une lecture régionale: la transition syrienne, encore incertaine, et la situation libanaise, sous pression, demeurent étroitement imbriquées. Cette séquence diplomatique exceptionnelle reflète la volonté du Conseil de sécurité de revenir sur le terrain au Moyen-Orient, dans une région où les lignes politiques et sécuritaires ne cessent de se redessiner.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre