Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Boualem Sansal croit en une réconciliation rapide France-Algérie

Boualem Sansal croit en une réconciliation rapide France-Algérie
L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal pose lors d’une séance photo à Paris le 25 novembre 2025.
Crédit photo :

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal estime que la réconciliation entre Paris et Alger pourrait s’accélérer si un geste politique fort était posé. Il appelle à relancer l’économie et à renouer un dialogue entre dirigeants.

«Si on le veut», la réconciliation entre Alger et Paris «peut aller très vite», affirme mardi dans un entretien à l’AFP l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, selon qui les Algériens «sont avides de paix» avec la France.
Libéré le 12 novembre après près d'un an d'incarcération en Algérie, le romancier estime que c'est aux dirigeants des deux pays de s'engager pour «le retour à la normale», en particulier en relançant les relations économiques, aujourd'hui moribondes.

Les relations entre Paris et Alger sont très tendues. Comment peut-on les améliorer?

Je suis d'un optimisme naturel. (...) Si on a des hommes d’État costauds, c'est l'affaire d'une journée. Si on le veut, tout peut aller très vite. Comme les Allemands et les Français après la guerre. L'histoire paraît être très compliquée mais, parfois, les solutions sont simples.

Quel conseil donneriez-vous au président français Emmanuel Macron?

Je lui dirais: si j’étais toi, je prends mon avion. Je débarque à Alger et je dis à (Abdelmadjid) Tebboune (le président algérien): je vais te forcer à me serrer la main. Et, à partir de là, on confie le dossier aux gouvernements.
Le peuple suit, le peuple est avide de paix avec la France. Les jeunes veulent venir étudier en France.
Et les revanchards, là-bas et ici, il faut les laisser se crêper le chignon entre eux.

N’est-ce pas un peu naïf?

Mais c’est la naïveté qui fait marcher le monde. Quand on est trop soupçonneux, on finit par se méfier de son ombre et on ne fait rien du tout.
Je me bats depuis vingt ans et je continuerai à le faire pour que la France et l’Algérie fassent la paix, même s’ils ne sont pas d’accord sur tout. La guerre permanente crée une instabilité psychique, morale, qui déstabilise tout le monde. Les Algériens qui vivent ici ne savent plus s’il faut rester, s’il faut partir.

Concrètement, quelles sont les solutions pour y arriver?

Il faut commencer par l’économie. Parce que l’intérêt responsabilise les gens. Il faut que la France reprenne sa position de premier partenaire économique de l’Algérie, que des hommes d’affaires, des cadres se déplacent...
J’aimerais bien aussi que l’Algérie rejoigne la Francophonie. Pendant un siècle et demi de colonisation, le français a été intégré, familial... Encore aujourd’hui on s’exprime volontiers en français dans les maisons. Mais il n’est quasiment plus étudié.

Vous sentez-vous menacé?

Pas du tout, je ne me suis jamais senti menacé. Je suis gamin dans ma tête: je ne ressens pas le danger. Je vais continuer à parler.

Vous allez reprendre l’écriture. Comptez-vous écrire un livre sur votre expérience en prison?

Non, franchement, ça ne m’intéresse pas. Je ne suis qu’un épiphénomène.
Mais, très vite, dans la prison où j’étais, dans les autres prisons et dans la société, on ne m’appelait plus Boualem Sansal mais La légende. Celui qui a dénoncé le régime au point que ce régime est en train de s’effondrer.
Cela m’a paru un thème très intéressant parce que, partout dans le monde, les gens vivent sur des légendes (...) qui structurent sur le long terme les sociétés.
Je rêve de pouvoir écrire un grand roman sur ça. Mais c’est difficile. Je ne suis pas dans un bon état.

Par Jérôme RIVET / AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre