Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

«The Brotherhood»: Carolina Bianchi s'attaque aux solidarités masculines

«The Brotherhood»: Carolina Bianchi s'attaque aux solidarités masculines
«The Brotherhood» de Carolina Bianchi.
Crédit photo :

La performeuse brésilienne Carolina Bianchi présente The Brotherhood, deuxième volet de sa trilogie consacrée aux violences sexuelles, cette semaine à Strasbourg puis à Paris. Cette création interroge la culture du viol et les solidarités masculines à travers l’histoire des arts.

Deux ans après une pièce choc sur le viol, l'artiste brésilienne Carolina Bianchi s'attaque aux solidarités masculines et déboulonne quelques idoles dans The Brotherhood, deuxième volet de sa trilogie théâtrale sur les violences sexuelles, présentée cette semaine à Strasbourg et à partir du 19 novembre à Paris.

Dans A Noiva e o Boa Noite Cinderela (La mariée et Bonne nuit Cendrillon) créé en 2023 au Festival d'Avignon, elle sidérait son public en consommant la «drogue du violeur», entraînant la salle dans un «voyage dans l'enfer» du viol et des féminicides.

Cette même drogue qu'elle avait ingérée à son insu quelques années plus tôt avant d'être victime d'un viol, une «mort dans la vie».

Dans ce deuxième volet, créé le 9 mai au KVS de Bruxelles et coproduit par Le Maillon à Strasbourg, l'artiste de 41 ans change de perspective, tournant son regard vers les alliances et la domination masculines. Elle continue d'explorer le lien entre violences sexuelles et histoire de l'art.

Donnée en portugais sous-titré, la pièce s'ouvre sur l’enlèvement de Proserpine, œuvre de Rubens représentée sur un rideau qui s'affaisse.

Vêtue d'une queue-de-pie noire, les 500 pages de ses recherches sur les violences sexuelles à la main, Carolina Bianchi expose la violence masculine dans les arts, de Titus Andronicus de Shakespeare à La Mouette de Tchekhov - rappelant la citation du dramaturge russe: «si tu veux ma vie, viens la prendre».

Dans son viseur, les artistes masculins érigés en génies qui entretiennent une culture du viol en glorifiant, dans leurs œuvres, les violences faites aux femmes.

L'autrice, metteuse en scène et comédienne s'attache à déconstruire ces idoles et à explorer leur influence.

«Pourquoi sommes-nous fascinés par la violence faite aux femmes dans les arts ? Et cette fascination, qu'en faisons-nous?», se demande-t-elle, expliquant à l'AFP qu'il s'agit «moins de chercher une réponse très claire» que d'utiliser la «poétique, le langage scénique» pour aborder ces sujets.

Invitation à la réflexion

Non sans humour, elle interviewe en anglais un metteur en scène renommé - fictif -, un entretien qui commence bien mais finit mal pour cet homme dont l'assurance vole peu à peu en éclats… jusqu'à la mort.

Dans la deuxième partie, sept comédiens en chemise blanche, attablés, livrent des extraits du colossal travail de recherche de Carolina Bianchi. Ils égrènent une litanie d'affaires de violence sexuelle - dont celle des viols de Mazan - jusqu'à en vomir.

Un tourbillon de mots et de références - piochées dans la fiction ou la réalité, tirées du passé ou du présent - qui interpellent les spectateurs, invités à se positionner.

«J'aime que le public soit là, qu'il réfléchisse. Même si vous n'êtes pas d'accord avec moi, ce n'est pas mon but. Ce n'est pas un spectacle destiné à nous convaincre. Il s'agit plutôt de proposer une nouvelle façon d'aborder certaines choses», dit Carolina Bianchi.

Dans ce spectacle déconseillé aux moins de 18 ans, la performeuse s'expose aussi dans plusieurs scènes de sexe : masturbation, copulation et bukkake - acte lors duquel plusieurs hommes éjaculent sur une personne.

Des scènes issues des «énormes questions sur ce qui arrive à la sexualité lorsqu'on est confronté au traumatisme des violences sexuelles», explique-t-elle.

«C'est pour moi l'une des questions centrales de la trilogie, qui sera de plus en plus présente dans le troisième chapitre» - dont la première est prévue en 2026.

The Brotherhood est donnée jusqu'à samedi à Strasbourg puis du 19 au 28 novembre à La Villette à Paris.

Par Pauline FROISSART / AFP

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre