Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Margaret Atwood, reine des lettres canadiennes, publie ses «Mémoires écarlates»

Margaret Atwood, reine des lettres canadiennes, publie ses «Mémoires écarlates»
La poétesse et romancière canadienne Margaret Atwood assiste à la cérémonie des Glamour Women of the Year Awards 2019, au Alice Tully Hall du Lincoln Center, à New York, le 11 novembre 2019.
Crédit photo :

Figure majeure de la littérature canadienne et du féminisme anglophone, Margaret Atwood publie ce jeudi Le livre des vies, mémoires écarlates, une autobiographie foisonnante où elle revient sur son enfance dans les forêts de l’Ontario, son parcours d’écrivaine engagée et l’écho mondial de La servante écarlate. À 86 ans, l’autrice livre un regard lucide sur son époque, entre souvenirs intimes, réflexion sur la création et inquiétude face à la montée des autoritarismes.

L'écrivaine emblématique du Canada anglophone, Margaret Atwood, sort jeudi son autobiographie, dans laquelle elle raconte son enfance dans les bois, ses combats féministes et l'immense succès de son roman culte, La servante écarlate.

«Je traverse le temps qui passe et, lorsque j'écris, le temps qui passe me traverse», écrit Margaret Atwood, 86 ans, en introduisant Le livre des vies, mémoires écarlates (The book of lives en anglais), publié par Robert Laffont en France.

Elle ne cache pas que sa mémoire défaille parfois. «Les souvenirs peuvent être précis mais fantaisistes», écrit-elle.

Le livre est épais: près de 600 pages retraçant une vie riche, rythmée par une cinquantaine de romans, d'essais et de recueils de poèmes publiés. Traduite dans de nombreuses langues, elle a remporté de prestigieux prix littéraires, dont le britannique Booker Prize.

Forte du succès de ses livres, Margaret Atwood est fréquemment intervenue dans le débat public dans son pays et le monde anglophone.

À la fin de son autobiographie, elle exprime sa crainte que prenne fin «l'époque optimiste» qu'elle a connue, «car l'autoritarisme progresse, même au sud de la frontière canadienne», faisant ainsi référence aux États-Unis sous la présidence de Donald Trump.

Pessimiste dynamique

Publié en 1985, La servante écarlate (The Handmaid's Tale) est souvent considéré comme un roman prophétique, surtout après être devenu un succès planétaire en étant adapté en série télévisée en 2017.

Cette dystopie décrit une Amérique transformée en dictature patriarcale, Gilead, où des femmes, encore fertiles malgré les ravages de la pollution, deviennent des esclaves sexuelles au service de familles stériles.

Le costume des «Servantes», capes rouges et coiffes blanches, s'est imposé comme un signe de ralliement des opposants à Donald Trump, surtout au cours de son premier mandat.

«Il est certain que cette œuvre a terrifié et ébranlé des générations de jeunes lecteurs», reconnait la romancière dans ses mémoires. Elle attendra 34 ans pour en donner une suite, avec Les Testaments, publié en 2019.

L'œuvre de Margaret Atwood «est tout ce qu'il y a de plus sérieux, profondément ancrée dans les préoccupations d'aujourd'hui, crise climatique, économique, sociale… Mais il y a aussi son humour et son sens de l'intrigue», résume Christine Evain, spécialiste de la romancière, dans un Cahier de l'Herne entièrement consacré à la Canadienne, qui y est qualifiée de «pessimiste dynamique».

«C'est en écrivant qu'on devient écrivain. Il n'y a pas d'autre moyen», a affirmé Margaret Atwood, citée dans le Cahier de l'Herne par l'écrivain John Irving.

Dans ses mémoires, Margaret Atwood, née à Ottawa le 18 novembre 1939, raconte avec nostalgie sa jeunesse atypique avec des parents originaux, son père étant entomologiste.

Elle a connu une grande liberté en grandissant dans une cabane éclairée au kérosène au milieu d'une forêt de l'Ontario. Ce qui a stimulé son imagination et son goût des histoires.

Elle a écrit ses premiers contes à six ans, fascinée par ceux de Grimm, et n'est entrée véritablement à l'école qu'à l'âge de onze ans.

Par Jérôme RIVET / AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre