Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Entre l'Éthiopie et l'Érythrée, le spectre d'un nouveau conflit

Entre l'Éthiopie et l'Érythrée, le spectre d'un nouveau conflit
L'accès à la mer et l'histoire des conflits resurfacent : Éthiopie et Érythrée sur le fil du rasoir. Le dialogue international devient crucial.
Crédit photo :

L’Éthiopie accuse l’Érythrée de se «préparer à une guerre», tandis qu’Asmara dénonce les «joutes verbales» d’Addis-Abeba, susceptibles, selon elle, «d’attiser des conflits dangereux». Les tensions entre ces deux voisins de la Corne de l’Afrique s’intensifient, ravivant la crainte d’un nouveau conflit.

Que veut l'Éthiopie ?

Depuis des mois, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, au pouvoir depuis 2018, demande un accès à la mer pour son pays. Il assure que cela doit avoir lieu par des moyens pacifiques.

L'Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé du continent avec quelque 130 millions d'habitants, est enclavée depuis l'indépendance de l'Érythrée en 1993.

Lors d'une déclaration le 28 octobre devant le Parlement, le chef de l'exécutif éthiopien a affirmé être «absolument certain que l'Éthiopie ne restera pas enclavée». M. Abiy, qui peu après son arrivée au pouvoir avait opéré un rapprochement avec l'Érythrée, ce qui lui a valu le Nobel de la Paix -, a également demandé une «médiation», notamment américaine et européenne, afin de trouver une «résolution pacifique» avec l'Érythrée pour garantir un accès à la mer.

Pour Asmara, l'Éthiopie lorgne son port d'Assab et dénonce, par la voix de son ministre de l'Information, une rhétorique «susceptible d'attiser les conflits régionaux».

Le discours de M. Abiy «sur l'accès à la mer Rouge est constant depuis un an», avance auprès de l'AFP Kjetil Tronvoll, professeur à Oslo New University College et spécialiste de la zone. Mais «il construit peu à peu un argumentaire susceptible de justifier une action militaire plus tangible, en présentant l'Érythrée comme un voisin hostile», poursuit-il.

De quoi l'Éthiopie accuse son voisin ?

Début octobre, les autorités d'Addis Abeba ont accusé l'Érythrée de se préparer «activement à une guerre» contre elle, dans une lettre au secrétaire général de l'ONU.

Pour l'Éthiopie, l'Érythrée cherche avec le Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF) - parti qui a dominé la vie politique éthiopienne pendant presque 30 ans - à «déstabiliser et fragmenter l'Éthiopie» en soutenant des groupes armés qui combattent les autorités fédérales.

Asmara a de son côté dénoncé une «mascarade mensongère».

«L'Érythrée a commencé à tisser des liens avec le TPLF et d'autres forces antigouvernementales en Éthiopie et au sein de la diaspora», ce qui «pourrait exacerber les tensions entre les deux pays», estime Abel Abate Demissie, chercheur du groupe de réflexion Chatham House.

Pour Kjetil Tronvoll, M. Abiy développe son argumentaire pour justifier «une action de légitime défense, et la dernière étape de ce processus, avant toute action armée, consiste à appeler à des négociations internationales: ce qu'il vient de faire».

Vers un nouveau conflit ?

Une guerre sanglante avait éclaté entre les deux voisins en 1998 à la suite d'un différend frontalier. Le conflit, qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, avait pris fin en 2000, mais les relations entre les deux pays étaient restées en dents de scie.

Le rapprochement de M. Abiy avec le président Issaias Afeworki, qui dirige l'Érythrée d'une main de fer depuis 1993, n'aura pas survécu à la fin de la guerre au Tigré en 2022, lors de laquelle les forces érythréennes ont appuyé les forces fédérales contre les rebelles tigréens.

Au début de l'année, des images satellites ont montré «des troupes se rassemblant près de la frontière, les deux côtés manifestant un renforcement de leurs capacités», rappelle Alex Vines, du Conseil européen pour les relations internationales.

Aujourd'hui, «absolument rien ne permet d'accréditer une quelconque préparation allant dans le sens» d'un conflit imminent, a affirmé à l'AFP une source sécuritaire, qui a requis l'anonymat.

M. Vines souligne malgré tout que les «tensions montent dans la région», pointant «le facteur égyptien».

Le Caire entretient des relations tendues avec Addis Abeba, notamment à la suite de la construction d'un mégabarrage par l'Éthiopie sur le Nil, que les autorités égyptiennes considèrent comme une «menace existentielle».

L'Érythrée, pays d'un peu plus de trois millions d'habitants, s'est rapproché ces derniers mois de l'Égypte. Le président Issaias Afeworki est rentré mardi d'une visite en Égypte où il a rencontré son homologue Abdel Fattah al-Sissi, qui a réaffirmé «son ferme engagement à soutenir la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Érythrée».

Interrogées sur le risque d'un nouveau conflit, les autorités d'Éthiopie et d'Érythrée n'ont pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre