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Trump lance un ultimatum au Hamas au sujet de son plan pour Gaza

Trump lance un ultimatum au Hamas au sujet de son plan pour Gaza
Des enfants palestiniens se rassemblent pour recevoir des portions de nourriture distribuées par une cuisine caritative à Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 30 septembre 2025.
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Le président américain Donald Trump a lancé mardi un ultimatum au mouvement islamiste palestinien Hamas, lui donnant «trois ou quatre jours» pour répondre à son plan pour la fin de la guerre à Gaza, soutenu par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Dans le même temps, l'armée israélienne a poursuivi son offensive dans la bande de Gaza, assiégée et affamée, où selon la Défense civile locale 46 Palestiniens ont été tués. L'armée a affirmé viser des «cibles terroristes».

Après bientôt deux ans de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, la Maison-Blanche a publié lundi un plan pour mettre fin à ce conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts dans la bande de Gaza transformée en champ de ruines.

«Nous allons donner environ trois ou quatre jours. Tous les pays arabes sont d'accord, les pays musulmans sont d'accord, Israël est d'accord. Nous n'attendons que le Hamas (...) Et s'il n'accepte pas, cela se finira de manière très triste», a dit M. Trump.

«Il nous manque une signature, et elle expiera en enfer s'ils (le Hamas) ne signent pas. J'espère qu'ils vont signer pour leur propre bien (...)», a-t-il encore averti.

Le Hamas a commencé mardi à examiner le plan en 20 points qui prévoit un cessez-le-feu, la libération des otages retenus à Gaza, le désarmement du Hamas, le retrait par étapes de l'armée israélienne et l'installation d'une autorité de transition dont le mouvement palestinien serait exclu et qui serait placée sous la supervision d'un comité présidé par M. Trump. Et d'après le plan, «personne ne sera forcé de quitter Gaza».

«Plusieurs jours»

Lundi, après sa rencontre avec le président américain, M. Netanyahu a assuré soutenir le plan tout en affirmant se réserver le droit de «terminer le travail» par les armes si le Hamas bloquait ou rejetait la proposition.

Mais mardi, il a semblé revenir sur l'une des principales dispositions du plan, en affirmant que l'armée israélienne resterait «dans la majeure partie de la bande de Gaza».

Dès son retour à Jérusalem, M. Netanyahu a réuni son gouvernement pour l'informer du plan Trump. «Je suis parvenu à une entente avec le président Trump sur un cadre pour la libération de tous nos otages et la réalisation de l'ensemble des objectifs de guerre que nous nous sommes fixés», a-t-il dit au début de la réunion.

Alors que la mise en œuvre du plan reste très incertaine, le Qatar a déclaré que le Hamas l'examinait «de manière responsable» et annoncé une réunion mardi soir avec le mouvement palestinien en présence de la Turquie.

Selon une source proche du Hamas, les consultations du mouvement autour du plan pourraient «durer plusieurs jours».

Jusque-là, le Hamas se disait prêt à libérer tous les otages dans le cadre d'un accord global mettant fin à l'offensive israélienne et incluant un retrait total israélien de Gaza. Le mouvement, arrivé au pouvoir à Gaza en 2007, réclamait aussi des garanties pour une fin durable de la guerre.

«Un plan si imprécis»

Isolé à l'international, confronté dans son pays aux manifestations réclamant le retour des otages, Benjamin Netanyahu est aussi sous forte pression de ses ministres d'extrême droite opposés à un accord qui mettrait fin à la guerre.

L'un de ces ministres, Bezalel Smotrich, a qualifié le plan Trump d'«échec diplomatique retentissant».

Soutenue par plusieurs pays arabes et occidentaux, la proposition américaine est truffée de zones d'ombres, notamment sur le calendrier du retrait israélien et le cadre du désarmement du Hamas.

Elle prévoit aussi le déploiement à Gaza d'une «Force internationale de stabilisation» à mesure que l'armée israélienne s'en retirera. Mais celle-ci maintiendra une présence «dans un périmètre de sécurité qui restera jusqu'à ce que Gaza soit sécurisée contre toute résurgence de menace terroriste».

«Si ce plan est une base de négociations, le Hamas pourrait y répondre favorablement mais si c'est +à prendre ou à laisser+, ça va poser problème, parce que le Hamas ne peut pas accepter un plan si imprécis», estime Hugh Lovatt, spécialiste du Moyen-Orient au Conseil européen des relations internationales.

L'attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l'AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées durant l'attaque, 47 sont toujours retenues à Gaza dont 25 sont mortes selon l'armée.

L'offensive israélienne de représailles a fait 66.097 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé, jugés fiables par l'ONU.

Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, qui ont déclaré un état de famine dans certaines régions de Gaza, a appelé toutes les parties à accepter le plan Trump.

AFP

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