Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

L’ONU, un «machin» dans le coma

L’ONU, un «machin» dans le coma
Crédit photo :

Cette semaine, les chefs d’État se succèdent à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Le rituel est connu: discours solennels, promesses de paix, appels au multilatéralisme. Pourtant, derrière le faste diplomatique et les caméras braquées sur New York, chacun sait que les vraies négociations se tiennent ailleurs, dans les couloirs feutrés et les coulisses.

Quatre-vingts ans après sa fondation, l’ONU traverse une crise de crédibilité sans précédent. Le général de Gaulle, en son temps, qualifiait déjà l’institution de «machin». Le mot, méprisant mais visionnaire, résonne avec force aujourd’hui. Car que reste-t-il des idéaux fondateurs quand une multitude de résolutions restent lettre morte?

Du Proche-Orient à l’Ukraine, du Yémen au Soudan, l’ONU accumule les textes sans parvenir à en imposer l’application. Le Conseil de sécurité, paralysé par le droit de veto, est devenu le théâtre d’un affrontement permanent entre grandes puissances. L’Assemblée générale, elle, multiplie les condamnations morales, aussitôt oubliées dès qu’elles sont votées.

Le Liban illustre parfaitement cette incapacité à agir. Depuis des années, la Finul est censée garantir l’application de la résolution 1701, interdisant la présence armée du Hezbollah au sud du Litani (et ailleurs). Dans les faits, la milice chiite y avait établi des centaines de sites militaires, transformant la zone en un vaste champ de bataille, échappant à tout contrôle. Les Casques bleus observent, rapportent parfois, mais n’empêchent rien, quand ils ne se font pas agresser par les «supporters» de la milice pro-iranienne.

Face à cette réalité, la question devient inévitable: à quoi sert encore l’ONU? À offrir une tribune mondiale, sans doute. À maintenir quelques opérations humanitaires, aussi. Mais sur le terrain des conflits et de la paix, son rôle se réduit chaque année un peu plus, au point que beaucoup ne la perçoivent plus comme un acteur, mais comme une simple spectatrice.

Quand on regarde en arrière, on se rend compte du bilan effarant de l’organisation. Guerre de Corée dans les années 1950, guerres du Vietnam et du Golfe… À chaque fois, des morts par milliers, par millions, et une totale inefficacité. 
Même chose pour le génocide rwandais et l’échec retentissant de la MINUAR (Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda): 800.000 morts. 

Pendant le conflit en ex-Yougoslavie, au cœur de l’Europe: Srebrenica (1995), massacre de 8.000 personnes dans une «zone protégée» par l’ONU, sous le regard désarmé des Casques bleus néerlandais. 

Sans oublier les descentes aux enfers en Somalie, que l’ONU a quittée précipitamment, ou encore au Darfour – tous deux tombés dans le chaos du Moyen Âge. 

Dernier fiasco en date: l’Ukraine, où l’organisation n’arrive même pas à exister politiquement.

Le problème, c’est que tout cela coûte cher: entre 50 et 60 milliards de dollars par an pour l’ONU et ses agences (OMS, Unicef, HCR, PAM, Pnud, Unesco, etc.), financées par les contributions des États membres et des donations publiques ou privées. 

Donald Trump n’a pas manqué, lundi, de dire ses quatre vérités à la tribune de l’Assemblée générale, lui reprochant, entre autres, de soutenir les «politiques immigrationnistes» aux États-Unis, qui, soit dit en passant, sont les premiers bailleurs de l’organisation. 

L’ONU n’est pas condamnée à rester ce «machin» sans prise sur le réel. Mais elle doit se réinventer, au risque de disparaître dans l’indifférence. Tant que les résolutions resteront sans effet et que les forces déployées ne seront pas capables d’assurer la mission qui leur est confiée, la défiance grandira. Et avec elle, le risque d’un monde livré aux seuls rapports de force. 

Jean de La Fontaine disait: «Rien ne coûte tant que l’impuissance.»

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre