Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La France face à une nouvelle crise politique avec la chute attendue du gouvernement

La France face à une nouvelle crise politique avec la chute attendue du gouvernement
Le Premier ministre français François Bayrou pose dans son bureau à l'hôtel Matignon, résidence officielle du Premier ministre français, à Paris, le 6 septembre 2025.
Crédit photo :

La France s'apprête à replonger dans une crise politique avec la chute attendue lundi du gouvernement de François Bayrou lors d'un vote de confiance au Parlement, plaçant le président Emmanuel Macron face à un dilemme: persévérer ou dissoudre l'Assemblée nationale.

À 15H00 (13H00 GMT), François Bayrou, Premier ministre depuis moins de neuf mois, montera à la tribune du Palais Bourbon pour engager la responsabilité de son gouvernement sur son projet de budget d'austérité qui vise à endiguer l'endettement exponentiel du pays (114% du PIB).

La réponse des 577 députés est attendue lors d'un vote dans la soirée. Mais il n'y a aucun suspense: la coalition parlementaire soutenant Emmanuel Macron n'a pas la majorité et les partis d'opposition, de l'extrême droite à l'extrême gauche, ont prévenu qu'ils voteraient non.

Le gouvernement de François Bayrou, quatrième Premier ministre nommé par Emmanuel Macron depuis sa réélection en 2022 et deuxième depuis qu'il a dissous l'Assemblée nationale en juin 2024, va tomber. Et la France, qui ploie chaque jour un peu plus sous le poids de sa dette publique, s'enfoncera dans la crise politique, avec des partis à couteaux tirés, la prochaine élection présidentielle de 2027 en ligne de mire.

«Voilà des formations politiques qui non seulement ne sont d'accord sur rien, mais bien pire que cela, sont en guerre civile ouverte les unes avec les autres (...) Et elles se mettent ensemble pour abattre le gouvernement», a fustigé dimanche M. Bayrou sur le média en ligne Brut.

Emmanuel Macron est de nouveau confronté à une impossible équation pour sortir de l'impasse parlementaire: négocier avec certains partis pour se mettre d'accord sur un Premier ministre qui ne serait pas immédiatement rejeté par les députés, ou dissoudre l'Assemblée nationale et espérer que le nouvel hémicycle lui soit plus favorable, une gageure vu sa grande impopularité.

Environ 77% des personnes désapprouvent son action, le pire taux qu'il ait jamais obtenu depuis son arrivée au pouvoir en 2017, selon un récent sondage Ifop.

Et selon un sondage paru dimanche, en cas de législatives anticipées le Rassemblement national de Marine Le Pen (RN, extrême droite) et ses alliés arriveraient largement en tête du premier tour avec 33% des suffrages devant la gauche et le camp présidentiel.

«La nomination d'un nouveau Premier ministre est plus probable que des élections anticipées», selon le cabinet d'analyse américain Teneo, mais comme Emmanuel Macron avait pris beaucoup de monde par surprise lorsqu'il avait dissous l'Assemblée en juin 2024, «une surprise similaire n'est pas à exclure».

Bloc central 

Confronté à une extrême droite de plus en plus conquérante au fil des ans et des élections, et à une gauche radicale (La France insoumise) extrêmement vindicative, Emmanuel Macron doit tenter d'élargir son bloc central et pourrait tenter de désigner un Premier ministre accepté par le Parti socialiste, tout en prenant garde à ne pas s'aliéner sa propre aile droite.

«Le problème actuel en France, c'est que chacun (des partis) a des lignes rouges et que ces lignes rouges rendent totalement impossible la formation d'une coalition. Il n'y a pas de coalition majoritaire, une coalition qui puisse tenir durablement», estime pour l'AFP Mathieu Gaillard, de l'Institut de sondage Ipsos.

Quant à de nouvelles élections, elles ne changeraient sans doute pas grand-chose. «Il n'y a pas de majorité en France. Aucun des trois blocs (gauche, centre, extrême droite, ndlr) n'a un soutien électoral qui lui permette d'obtenir une majorité absolue à l'Assemblée nationale», résume-t-il.

En plus de la crise budgétaire et du marasme politique, la France se prépare à une période d'agitation sociale, avec une première journée test mercredi.

Un mouvement nébuleux né durant l'été sur les réseaux sociaux sous le slogan «Bloquons tout», soutenu par certains syndicats et la gauche radicale, a appelé à paralyser le pays mercredi, mais la portée réelle de la mobilisation reste incertaine.

Dans un registre plus traditionnel, les syndicats ont appelé à une journée de grève le 18 septembre pour dénoncer la politique du gouvernement et le projet de budget de François Bayrou qui, selon toute vraisemblance, ne sera plus à la tête du gouvernement ce jour-là.

Par Fabien ZAMORA/AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre