Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Deux ans après le coup d'Etat au Gabon, un pays «en chantier» et de fortes attentes

Deux ans après le coup d'Etat au Gabon, un pays «en chantier» et de fortes attentes
Le président du Gabon, Brice Oligui Nguema (à gauche) salue la foule depuis un véhicule alors qu'il défile dans l'arène lors de sa cérémonie d'investiture au stade de Libreville, le 3 mai 2025.
Crédit photo :

Nouvelles routes, constructions de marchés, réformes économiques... Deux ans après son coup d'État militaire et la chute de la dynastie Bongo, le président Brice Oligui Nguema a mis le Gabon «en chantier», mais les difficultés sociales et économiques persistent.

La «Journée nationale de la libération» prévue samedi sera une nouvelle occasion pour le premier président de la Ve République du Gabon de visiter de grands projets en cours et de souligner son bilan, à quelques semaines d'élections locales et législatives.

À son arrivée au pouvoir en 2023, le général Oligui promettait de «redresser le pays» et de «mieux vivre» au Gabon, nation d'Afrique centrale riche en ressources naturelles qui ne profitent qu'à une partie de la population.

Ces deux ans lui auront notamment permis de consolider sa place d'homme fort du pays. En avril dernier, il a remporté une élection présidentielle, dans le calme et sans incident, avec 94,85% des voix.

Les élections législatives et locales qui se tiendront fin septembre doivent achever le cycle électoral marquant la fin de la transition politique et le retour à l'ordre constitutionnel.

«Souveraineté économique» 

En tant que chef de l'État et du gouvernement pour un mandat de sept ans, selon la nouvelle constitution votée en décembre 2024, M. Oligui martèle vouloir sortir de la «torpeur économique».

«Notre projet politique est celui d'une rupture franche avec des décennies de stagnation et de prédation», a-t-il déclaré la semaine dernière dans une interview à un quotidien national, L'Union, à l'occasion de ses 100 jours à la présidence.

Au Gabon, pays riche en pétrole, en bois et en manganèse, un tiers des habitants vit sous le seuil de pauvreté.

Le chef de l'État gabonais assure «viser un taux de croissance de 10%», mais les projections de la Banque mondiale l'estiment plutôt à 2,4% entre 2025 et 2027.

Défendant une «souveraineté économique» du Gabon, il a annoncé fin mai l'arrêt de l'exportation du manganèse brut d'ici à 2029 afin d'encourager la transformation et la création d'emplois locaux, la création de centrales d'achats pour faire baisser le coût des produits de première nécessité, ou encore la fin de l'importation des poulets de chair au profit d'une filière locale.

Ces mesures exigeront de nouvelles infrastructures dans un pays où l'eau et l'électricité sont difficilement accessibles, parfois même au cœur de la capitale Libreville.

Chômage 

L'emploi des jeunes était l'un des enjeux majeurs de la campagne de Brice Oligui Nguema. 35% des moins de 25 ans sont au chômage, selon les chiffres officiels.

«Pour moi, rien n'a changé ! Alors qu'après l'élection présidentielle, on nous avait promis des emplois» assure Zita Beboema, 37 ans, mère de trois enfants, qui survit des aides et de missions ponctuelles dans la filière bois.

Dans sa note de conjoncture économique parue en juin, la Banque mondiale identifie une «inadéquation entre les compétences disponibles et les compétences requises de la main d'œuvre», ainsi que des formations, dans des secteurs peu pourvoyeurs d'emploi pour expliquer le fort taux de chômage au Gabon.

Malgré l'annonce de la création de 163.000 emplois et des mesures en faveur de l'entrepreneuriat, le chef de l'État reconnaît «le peu d'engouement» populaire et «invite la jeunesse à se saisir des opportunités».

Axel Jordy Mboumba, 23 ans, contrôleur financier, se désole de voir «toujours autant de chômage» autour de lui. Selon lui, «les mêmes personnes qui n'aidaient pas le pays sont toujours présentes». Il n'ira donc pas voter aux prochaines élections législatives et locales.

Paysage politique 

Le paysage politique n'a subi que de subtils changements avec la création du parti présidentiel, l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB), trois mois après l'élection. Largement composé de caciques de l'ère Bongo, il se positionne comme favori pour les élections législatives et locales, dont le premier tour est prévu le 27 septembre.

En face, il y a le Parti démocratique gabonais (PDG) créé par l'ancien président Omar Bongo Ondimba (1967-2009). Le mouvement s'est rallié à la majorité pour l'élection présidentielle. Mais l'ancien parti dominant est en proie à une querelle interne depuis qu'Ali Bongo Ondimba, fils d'Omar Bongo et ex-président (2009-2023), a clamé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux fin juillet être toujours aux manettes de la formation politique.

Ali Bongo, resté reclus pendant 20 mois dans sa villa de Libreville, a finalement quitté le pays mi-mai pour l'Angola, puis le Royaume-Uni.

L'opposition politique gabonaise se résume à quelques indépendants et l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze (janvier à août 2023), à la tête du mouvement Ensemble pour le Gabon.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre