Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Zelensky de retour dans le Bureau ovale, six mois après y avoir été humilié

Zelensky de retour dans le Bureau ovale, six mois après y avoir été humilié
Volodymyr Zelensky retrouve Donald Trump à la Maison Blanche, après des mois de tensions diplomatiques.
Crédit photo :

Après l'accueil spectaculaire qu'il a offert à Vladimir Poutine en Alaska, Donald Trump reçoit lundi Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale, un retour du président ukrainien dans le saint des saints de la Maison Blanche où il avait été réprimandé jusqu'à l'humiliation fin février.

Les images de ce 28 février, en direct sur les télévisions du monde entier, avaient consterné les alliés européens des États-Unis et de l'Ukraine et marqué un tournant dans les relations entre Washington et Kiev, après le soutien indéfectible de la présidence de Joe Biden.

Dans ce petit espace confiné de la Maison Blanche, que la presse a rebaptisé depuis le «bureau des embuscades», Donald Trump et son vice-président JD Vance avaient tancé le chef d'État ukrainien en l'accusant de  manquer de respect» et de ne pas avoir «dit une seule fois merci» pour les dizaines de milliards de dollars d'aide militaire des États-Unis.

Six mois après, en rentrant vendredi soir de son sommet en Alaska avec son homologue russe, le président américain a invité M. Zelensky dans le Bureau ovale, lundi après-midi.

Alors, pour éviter cette fois tout faux-pas diplomatique et de froisser le milliardaire de 79 ans, le quadragénaire ukrainien a pris les devants dès samedi : il s'est déclaré «reconnaissant pour l'invitation» à la Maison Blanche.

Manoeuvre orchestrée 

Selon une source de la chaîne CNN, JD Vance, qui avait lancé la charge contre M. Zelensky le 28 février dans le Bureau ovale, dans ce qui a pu être considéré comme une manoeuvre orchestrée, assistera lundi à la rencontre dans ce petit antre de la présidence américaine connu à travers le monde grâce à la télévision et au cinéma.

Une source gouvernementale européenne a indiqué dimanche à la presse que le président ukrainien devrait s'entretenir d'abord en tête-à-tête avec son homologue américain.

Les deux hommes devraient ensuite être rejoints par les principaux dirigeants européens annoncés en force à Washington pour faire bloc derrière leur allié en guerre contre la Russie depuis trois ans et demi.

Le président ukrainien ne sera donc pas seul.

Contrairement au 28 février, lorsque sa visite a tourné court.

Le dirigeant ukrainien avait quitté précipitamment la Maison Blanche, après avoir été malmené et attaqué verbalement par Donald Trump et JD Vance, l'accusant de «jouer avec la Troisième Guerre mondiale» et de manquer de «gratitude» envers la première puissance mondiale.

Il était parti sans avoir tenu aux côtés du président américain leur conférence de presse et leur déjeuner de travail prévus.

Donald Trump, qui s'est, depuis son retour au pouvoir le 20 janvier, rapproché du chef du Kremlin, avait sommé fin février Volodymyr Zelensky de «revenir quand il sera prêt à la paix».

Fracas 

Mais depuis leur altercation fracassante qui avait consterné l'opposition démocrate américaine et les puissances européennes, de l'eau a coulé sous les ponts entre les deux hommes.

Même si l'ancien magnat de l'immobilier new-yorkais n'a jamais fait mystère du peu de proximité personnelle qu'il éprouve à l'égard de l'ex-comédien ukrainien de 47 ans. Tout le contraire de l'admiration que Donald Trump confie ressentir pour Vladimir Poutine, qu'il a accueilli en grande pompe et chaleureusement vendredi en Alaska.

Les chefs d'État américain et ukrainien s'étaient toutefois rabibochés le 26 avril, lors d'un tête-à-tête au Vatican, les visages penchés l'un vers l'autre, assis sur deux chaises posées dans la gigantesque Basilique Saint-Pierre de Rome, en marge des funérailles du pape François.

«La meilleure des conversations avec le président Trump», s'était alors réjoui Volodymyr Zelensky.

Et le 18 mai, toujours à Rome, il avait revu le vice-président JD Vance, les deux quadragénaires arborant un large sourire lors des entretiens de leurs délégations.

Par Nicolas REVISE/AFP