Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Trump assure avoir «définitivement» réconcilié l'Azerbaïdjan et l'Arménie

Trump assure avoir «définitivement» réconcilié l'Azerbaïdjan et l'Arménie
Le président américain Donald Trump (au centre), le président azéri Ilham Aliyev (à gauche) et le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan se serrent la main après la signature d’un accord dans la salle à manger d’État de la Maison-Blanche à Washington, DC, le 8 août 2025.
Crédit photo :

L'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont engagés vendredi à Washington à «cesser définitivement», selon Donald Trump, le conflit territorial qui les oppose depuis des décennies.

À ses côtés à la Maison-Blanche, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont estimé que la médiation du président américain, très sensible aux honneurs et distinctions, devait lui valoir le prix Nobel de la paix.

Les deux anciennes républiques soviétiques «s'engagent à cesser définitivement tout conflit, à ouvrir les relations commerciales et diplomatiques et à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale» de chacune, a assuré le président américain.

La nature contraignante ou non de cet engagement n'est toutefois pas claire.

«Vous allez avoir une très bonne relation», a-t-il lancé à ses deux invités, ajoutant: «Si ce n'est pas le cas, appelez-moi et j'arrangerai ça».

«Nous nous réjouissons des progrès réalisés en vue de l'établissement d'une paix durable entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie», a salué le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué, réagissant aux annonces de Washington.

Son homologue iranien s'est félicité du texte tout en exprimant "sa préoccupation quant aux conséquences négatives de toute intervention étrangère, sous quelque forme que ce soit".

Nobel de la paix

La France, où vivent des centaines de milliers de personnes d'origine arménienne, a pour sa part évoqué une «avancée déterminante», négociée «en vue de la normalisation des relations» entre Erevan et Bakou.

Londres a salué des «mesures audacieuses» pour la paix après l'accord et le «rôle essentiel» de Donald Trump et Berlin un traité «porteur d'espoir».

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa ont évoqué dans un texte commun «une avancée majeure... ouvrant la voie à une paix durable et viable pour les deux pays et pour toute la région».

«C'est un pas en avant significatif», a estimé Allison Hart, porte-parole de l'Otan.

Parlant de jour «historique», Ilham Aliev a proposé d'envoyer, avec Nikol Pachinian, une lettre pour soutenir la candidature de M. Trump au prix Nobel de la paix.

«Qui, si ce n'est le président Trump, (le) mérite?», a demandé l'homme fort de Bakou.

Il a remercié Donald Trump pour sa décision, également annoncée vendredi, de lever les restrictions pesant depuis plusieurs années sur la coopération militaire de son pays avec les États-Unis.

Le dirigeant arménien a lui aussi exprimé son soutien à un prix Nobel de la paix pour Donald Trump: «Nous allons défendre» cette candidature.

Les candidatures pour le prix Nobel de la paix 2025 sont closes depuis le 31 janvier et ne sont pas rendues publiques.

«Fort et intelligent»

Israël, le Pakistan et le Cambodge ont annoncé récemment qu'ils nommaient Donald Trump, lequel estime mériter amplement cette distinction pour divers efforts de médiation.

MM. Aliev et Pachinian se sont serré la main sous l'œil de Donald Trump, et ont ensuite signé, tout comme lui, une «déclaration commune».

«Nous établissons aujourd'hui la paix dans le Caucase», a commenté le président azerbaïdjanais.

«Aujourd'hui, nous pouvons dire que la paix a été obtenue», a déclaré le Premier ministre arménien lors d'une conférence de presse.

L'accord conclu vendredi prévoit la création d'une zone de transit passant par l'Arménie et reliant l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan plus à l'ouest.

Cette zone de transit, qui répond à une revendication de longue date de Bakou, sera nommée «Voie Trump pour la paix et la prospérité internationale» (TRIPP, son acronyme en anglais).

Les États-Unis y disposeront de droits de développement, ce qui leur permet d'avancer leurs pions dans une région très stratégique et riche en hydrocarbures.

Un haut responsable américain a assuré que l'Arménie ne sortait pas perdante des tractations, car elle gagnait un étroit partenariat avec les États-Unis.

Karabakh

Le président américain, dont la fascination pour les régimes autoritaires est connue, a demandé à Ilham Aliev depuis combien de temps il était au pouvoir.

«22 ans», a répondu le président azerbaïdjanais.

«Cela veut dire qu'il est fort et intelligent», a commenté Donald Trump.

M. Aliev a été élu en février 2024 pour un cinquième mandat, avec 90% des suffrages, et après un scrutin sans véritable opposition selon les observateurs internationaux.

La question toujours très sensible du Karabakh n'a guère été évoquée vendredi à la Maison Blanche.

Cette région contestée est reconnue internationalement comme faisant partie de l'Azerbaïdjan mais a été contrôlée pendant trois décennies par des séparatistes arméniens.

Bakou a repris partiellement l'enclave lors d'une nouvelle guerre à l'automne 2020, puis entièrement lors d'une offensive éclair en septembre 2023.

Bakou et Erevan s'étaient mis d'accord en mars sur le texte d'un traité de paix. Mais l'Azerbaïdjan, victorieux, exige que l'Arménie modifie sa Constitution pour renoncer officiellement à toute revendication territoriale sur le Karabakh.

Nikol Pachinian s'est déclaré prêt à s'y conformer, annonçant son intention d'organiser un référendum constitutionnel en 2027. Mais le traumatisme de la perte du Karabakh, appelé Artsakh en arménien, continue de diviser son pays.

AFP

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre