Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Quelles options pour le Hezbollah après la décision du Liban de le désarmer?

Quelles options pour le Hezbollah après la décision du Liban de le désarmer?
Pour la première fois, le Liban décide officiellement de désarmer le Hezbollah. Un tournant historique après des décennies d’équilibre précaire.
Crédit photo :

Le gouvernement libanais a chargé l'armée de préparer un plan d'action pour désarmer le Hezbollah, une décision inédite susceptible de bouleverser l'équilibre politico-sécuritaire en vigueur au Liban depuis des décennies.

Mais si un tel plan devait être élaboré, aurait-il une chance d'être appliqué? Et quelles sont les options du Hezbollah?

Quelle portée? 

Pour la première fois depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), le gouvernement adopte une décision en vue de désarmer le Hezbollah, seule faction à avoir conservé ses armes au nom de la «résistance» contre Israël.

Elle retire au Hezbollah la légitimité politique dont bénéficiait jusqu'ici son arsenal, et que les précédents gouvernements avaient consacrée.

L'arrivée de nouveaux dirigeants reflète un changement de rapport de forces sur la scène politique, jusqu'alors largement dominée par le Hezbollah. Le mouvement a vu son influence décliner, affaibli à la fois par son dernier conflit avec Israël et par les coups portés à ses alliés en Syrie et en Iran.

Dans le passé, toute tentative de s'en prendre à ses armes ou à ses réseaux logistiques a provoqué des crises politiques et sécuritaires, la dernière en date remontant au 7 mai 2008, lorsque le Hezbollah avait utilisé ses armes à Beyrouth avant que les combats ne s'étendent à d'autres régions du Nord et du Mont-Liban, faisant plus de 65 morts.

La question reste au cœur de la polarisation politique, entre un camp réclamant une pleine souveraineté de l'État, et un autre, conduit par le Hezbollah, qui justifie la détention d'armes au nom de la «résistance» face à Israël.

Quelles options pour le Hezbollah? 

Le parti a rejeté avec virulence la décision gouvernementale, affirmant qu'il ferait «comme si elle n'existait pas» et la qualifiant de «pêché grave».

Ses options sont réduites et potentiellement lourdes de conséquences.

Il peut démissionner du gouvernement par le biais de ses ministres et de ceux de ses alliés, paralyser le Parlement, ou provoquer des troubles en mobilisant ses partisans dans la rue et en exhibant ses armes pour instaurer un climat d'intimidation.

Mais un affrontement interne aurait un coût élevé, tant pour la stabilité du pays que pour l'image du parti.

«Je pense que le Hezbollah veut à tout prix éviter un affrontement avec l'armée, car il sait que tout le pays, à l'exception de ses partisans, se retournerait contre lui, ce qui serait un désastre pour son image», affirme David Wood de l'International Crisis Group.

Le député du Hezbollah Ali Ammar a d'ailleurs écarté mercredi tout scénario de confrontation avec l'armée.

Quant au choix d'une nouvelle confrontation avec Israël, cela équivaudrait à un suicide.

«Entrer en guerre serait destructeur pour le Hezbollah, qui ne dispose plus de lignes d'approvisionnement, ayant tout perdu avec l'effondrement du régime syrien», explique à l'AFP l'analyste militaire Riad Kahwaji.

Le mouvement est sorti éprouvé de sa dernière confrontation avec Israël, qui a décimé sa direction et détruit une part importante de ses capacités militaires.

Son approvisionnement en armes et en fonds en provenance d'Iran est désormais fortement entravé par le renforcement des contrôles frontaliers et les sanctions visant ses circuits de financement au Liban et à l'étranger.

Reste une hypothèse: que le Hezbollah accepte de rendre ses armes et se reconvertisse dans l'action politique, à l’instar de plusieurs partis issus de la guerre civile.

Mais un interlocuteur libanais proche des discussions a confié à l'AFP que le mouvement «n'acceptera jamais (de se désarmer) sans contrepartie». Sa décision dépend également de la position de son allié iranien.

Dans ce contexte, Nicholas Blanford, analyste à l'Atlantic Council, estime que le Hezbollah «va chercher à gagner du temps», car «il est impensable qu'il accepte un désarmement total».

Quelles répercussions pour le Liban? 

Le Liban fait face à d'intenses pressions internationales — notamment des pays du Golfe, bailleurs de fonds historiques, et des puissances occidentales comme les États-Unis — qui conditionnent leur soutien à une série de réformes, dont le monopole étatique des armes, en vue de relancer l'économie.

«Nous devons choisir entre l'effondrement et la stabilité», a d'ailleurs déclaré jeudi le président libanais.

Si le Hezbollah s'obstine, les autorités libanaises se retrouveront dans une impasse, tant il semble exclu de recourir à la force dans un pays profondément divisé sur les plans politique et confessionnel.

«Il sera très difficile pour le gouvernement libanais de contraindre le Hezbollah à s'en défaire. (...) Il faudra donc parvenir à une forme de compromis ou d'accord, ce qui ne sera pas facile, explique Nicholas Blanford.

En parallèle, Israël a averti à maintes reprises qu'il poursuivrait ses opérations tant que les autorités libanaises n'auraient pas désarmé le Hezbollah.

Par Layal Abou Rahal/AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre