Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Quand la météo déraille, c’est le caddie qui trinque

Quand la météo déraille, c’est le caddie qui trinque
Crédit photo :

Du café plus cher, du chocolat réservé aux grandes occasions et des fruits dont le prix donne le tournis… Non, ce n’est pas (que) l’inflation ou les conflits mondiaux. C’est aussi et surtout le dérèglement climatique qui bouleverse les marchés alimentaires. Une étude publiée dans Environmental Research Letters a analysé 16 situations concrètes à travers le monde entre 2022 et 2024. Le constat est sans appel: le climat fait grimper les prix, partout, tout le temps, pour tout le monde.

Il fut un temps où l’on se plaignait du prix du carburant. Aujourd’hui, c’est celui de la nourriture qui fait froncer les sourcils. Le contenu de notre assiette ne dépend plus seulement de l’offre, de la demande ou de l’inflation… mais aussi du thermomètre. Car derrière la flambée des prix alimentaires, un acteur discret s’invite à table: le changement climatique.

Prenons le chocolat, ce petit bonheur universel devenu un baromètre climatique inattendu. En avril 2024, le prix mondial du cacao a bondi de près de 300% en un an, atteignant des sommets historiques sur le marché à terme de New York, indique Bloomberg. En cause, des vagues de chaleur et de fortes précipitations en Côte d’Ivoire et au Ghana, qui assurent à eux seuls près des deux tiers de la production mondiale.

Au Royaume-Uni, les pluies hivernales exceptionnelles ont provoqué une chute des récoltes de pommes de terre et une hausse des prix de 22% selon The Guardian. Résultat: des frites au goût amer, dans tous les sens du terme.

Au Pakistan, les inondations de l’été 2023 ont réduit les récoltes de blé, de riz et de légumes, entraînant une hausse de 50% des prix alimentaires selon les chiffres de la FAO. En Inde, les canicules de 2024 ont fait grimper le prix des oignons, aliment de base, à des niveaux record, signale Reuters. Même scénario en Corée du Sud avec le chou, ingrédient clé du kimchi, devenu rare, et au Japon, où la production de riz souffre des vagues de chaleur récurrentes (Japan Times).

Effet domino: la santé des plus vulnérables est en jeu. Selon la Banque centrale européenne, les effets d’un événement climatique extrême peuvent faire grimper les prix alimentaires pendant plus d’un an. Et ce sont les ménages à faibles revenus qui trinquent en premier: moins de fruits, moins de légumes, plus de féculents bon marché… et plus de carences.

Le Liban n’est pas épargné. En 2024 et 2025, plusieurs vagues de chaleur et périodes de sécheresse ont fortement affecté les rendements agricoles, notamment dans la plaine de la Bekaa et au Liban-Sud, selon un rapport publié à la mi-2025 par le ministère de l’Agriculture. Conséquence: le prix du kilo de tomates a doublé, et l’oignon local dépasse parfois le prix de l’importé, malgré l’envolée des coûts de transport et du carburant.

Les supermarchés affichent des prix dignes de Dubaï, mais les salaires stagnent. Et comme si cela ne suffisait pas: manque d’eau, soutien public quasi absent, dépendance chronique aux importations… Dans un pays non autosuffisant, le réchauffement climatique devient un handicap économique majeur.

Une adaptation encore trop lente

Face à cette crise, les États réagissent trop souvent dans l’urgence, via des blocages de prix, des subventions ponctuelles ou des aides ciblées.

Mais sur le long terme, c’est tout le système agricole qu’il faut repenser: la diversification des cultures, l’irrigation durable, les circuits courts et le soutien aux petites exploitations.

Des projets existent, mais avancent lentement… Si rien ne change, l’assiette de demain sera plus chère, plus pauvre et plus triste. Moins de fruits, moins de légumes, plus de féculents bas de gamme… et plus de tensions sociales.

Mais tout n’est pas perdu: l’agriculture peut s’adapter, les gouvernements peuvent agir, et les citoyens peuvent faire pression. Pour continuer à bien manger, même sous 40°C.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre