Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

L'Irak dans l'impasse commémore le soulèvement de 2019

L'Irak dans l'impasse commémore le soulèvement de 2019
Crédit photo :
Dans un Irak en pleine impasse politique, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Bagdad pour marquer le troisième anniversaire d'un soulèvement anti-pouvoir, une mobilisation émaillée de heurts en soirée. La contestation inédite, déclenchée en octobre 2019, s'était propagée jusqu'au sud pauvre et majoritairement chiite.

En 2019, dans cet Irak riche en pétrole, des mois durant des centaines de milliers de manifestants avaient battu le pavé, dénonçant chômage des jeunes, infrastructures en déliquescence et corruption des élites. Le mouvement s'était essoufflé avec une répression qui avait fait près de 600 morts et 30.000 blessés, mais aussi en raison du confinement lors de la pandémie.

Trois ans plus tard, la situation n'a pas changé. Les mêmes partis monopolisent la vie politique et, un an après les législatives d'octobre 2021, ils ne peuvent s'accorder sur le choix d'un Premier ministre et d'un président. Samedi soir, la mobilisation se poursuivait à Bagdad avec des effectifs moindre. Elle s'est accompagnée de heurts avec les forces de l'ordre, bloquant un pont du centre-ville pour empêcher les manifestants de l'emprunter et de marcher jusqu'à la Zone verte, quartier abritant ambassades occidentales et institutions étatiques.

 

 



 
"Martyrs" de 2019

Une forte déflagration a été entendue, une source de sécurité évoquant les grenades assourdissantes lancées pour disperser les manifestants. Un responsable au ministère de l'Intérieur a de son côté évoqué l'incendie de deux cuves remplies de carburant sous le pont. Plus tôt, les deux camps ont échangé des jets de pierre et les forces de l'ordre ont eu recours aux gaz lacrymogènes. "Le peuple exige la chute du régime", ont scandé en journée les milliers de manifestants, très jeunes pour la plupart, brandissant drapeaux irakiens et portraits des "martyrs" de 2019 sur la place Tahrir, selon une correspondante de l'AFP.

Les manifestants étaient également au rendez-vous dans les grandes villes du Sud, Nassiriya et Bassora, où les contestataires ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, selon un photographe de l'AFP. Les accrochages à Bagdad ont fait 36 blessés chez les manifestants, souffrant principalement de troubles respiratoires, et 43 dans les rangs des forces anti-émeutes, selon un responsable au ministère de l'Intérieur. "Il faut changer ce régime politique qui sert les intérêts des partis", fustige Ahmed Jomaa, avocat venu de la province de Wassit (centre).

 

Des manifestants irakiens lancent des pierres sur les forces de l'ordre alors qu'ils se rassemblent sur le pont Jumhuriya ("République" en arabe) menant à la Zone verte, quartier hautement sécurisé de Bagdad. La manifestation célèbre le troisième anniversaire d'un vaste soulèvement anti-pouvoir, lancé contre la corruption des élites et la gabegie des services publics. (AFP)


 

 
Deux grands pôles du chiisme

Les commémorations interviennent dans un contexte tendu, les deux grands pôles du chiisme politique s'affrontant sur la nomination d'un Premier ministre et des législatives anticipées. L'influent chef chiite Moqtada Sadr réclame une dissolution immédiate du Parlement. En face, le Cadre de coordination, alliance regroupant des factions chiites pro-iraniennes, veut la mise en place d'un gouvernement avant tout scrutin.

Mercredi, des tirs de roquettes avaient visé la Zone verte pendant une séance du Parlement. Le 29 août, les tensions avaient culminé lorsque des partisans de Sadr avaient affronté l'armée et des hommes du Hachd al-Chaabi, d'ex-paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, et qui sont politiquement opposés aux sadristes. Plus de 30 partisans sadristes sont morts dans ces affrontements.

 

Des manifestants se rassemblent sur la place Tahrir pour marquer le troisième anniversaire d'un vaste soulèvement anti-pouvoir, lancé contre la corruption des élites et la gabegie des services publics. (AFP)

 

"Aujourd'hui, il est indispensable d'affronter le pouvoir", assène le militant Ali al-Habib. "Tous les ponts et les routes sont bloqués car les autorités ont peur des manifestants". Les législatives permettent surtout "à la classe politique de se partager le pouvoir, se partager le gâteau", accuse le trentenaire. "Il y a eu désaccord, ils sont descendus dans la rue avec les armes", poursuit-il, évoquant les violences d'août. Bien trop absorbés par les querelles intestines, les politiciens se montrent impuissants face aux crises multiples qui font vaciller l'Irak.

Parmi elles, les tensions géopolitiques: l'Iran ou la Turquie, deux grands voisins, bombardent épisodiquement le Kurdistan d'Irak pour y affaiblir des mouvements d'opposition kurdes armés --iraniens ou turcs. Mercredi, des frappes revendiquées par Téhéran ont ainsi fait 14 morts et 58 blessés. Après des décennies de conflits, en l'absence de réformes économiques et de grands projets d'infrastructures dans un pays frappé par une corruption endémique, le chômage touche par ailleurs quatre jeunes sur dix. Et la vie des 42 millions d'Irakiens est impactée par les conséquences du changement climatique, sécheresses et pénuries d'eau ne faisant qu'empirer dans ce qui était autrefois la fertile Mésopotamie.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre