Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Nucléaire: en cas d'échec de négociations avec Téhéran, "une confrontation militaire presque inévitable" 

Nucléaire: en cas d'échec de négociations avec Téhéran, \
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rencontre des représentants de la société civile syrienne à Damas, le 3 janvier 2025
Crédit photo :

Si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable", a estimé mercredi le ministre français des Affaires étrangères, durant une audition devant l'Assemblée nationale.

"En cas d'échec, une confrontation militaire apparaîtrait comme presque inévitable, ce qui aurait comme coût très élevé de déstabiliser très durement la région", a déclaré Jean-Noël Barrot, alors que le président américain Donald Trump a récemment assuré qu'il y aurait des "bombardements en Iran en l'absence d'un accord".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse.

Mercredi, Emmanuel Macron a présidé un conseil de défense sur l'Iran, au cœur d'une série d'enjeux stratégiques et de crises au Moyen-Orient.

"Dix ans après la conclusion de l'accord sur le nucléaire iranien, notre confiance, notre conviction restent intactes", a souligné Jean-Noël Barrot: "L'Iran ne doit jamais se doter de l'arme nucléaire".

"Notre priorité est de parvenir à un accord qui contraigne durablement de façon vérifiable le programme nucléaire iranien", a-t-il expliqué.

Il a reconnu que "la fenêtre d'opportunité est étroite". "Nous n'avons que quelques mois avant l'expiration (...) de cet accord", a-t-il souligné.

Le programme nucléaire de l'Iran reste au cœur de l'attention internationale, tout comme son soutien aux rebelles Houthis au Yémen qui perturbent la navigation en mer Rouge.

Les pays occidentaux, États-Unis en tête, soupçonnent depuis des décennies l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a promis une "riposte ferme" de l'Iran si le pays était bombardé en cas d'échec de la diplomatie.

L'Iran a conclu en 2015 un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, États-Unis, France et Royaume-Uni) et l'Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires, en échange d'un allègement des sanctions internationales.

Mais en 2018, au cours de son premier mandat, Donald Trump avait retiré les États-Unis de l'accord de manière unilatérale et rétabli les sanctions américaines.

Le chef de la diplomatie française a parallèlement dénoncé la politique d'"otages d'État" menée par Téhéran et annoncé que la France allait porter plainte "prochainement" contre l'Iran devant la Cour internationale de justice "pour violation du droit à la protection consulaire" concernant ses deux ressortissants français encore détenus dans ce pays.

"Nous allons encore accentuer la pression sur le régime iranien" pour faire libérer Cécile Kohler et Jacques Paris qui sont détenus depuis plus de 1 000 jours", a-t-il dit, annonçant en outre des sanctions européennes "additionnelles contre les responsables iraniens de la politique d'otage d'État", "dans les prochains jours".

Cécile Kohler, enseignante, et son compagnon, Jacques Paris, ont été arrêtés en mai 2022 pour "espionnage" alors qu'ils faisaient du tourisme en Iran. En septembre 2023, la justice iranienne a fait savoir que l'enquête les visant était terminée, ouvrant la voie à un éventuel procès.

La famille de Cécile Kohler ne cesse de déplorer les conditions de sa détention et l'impossibilité d'être en contacts réguliers.

"Face aux violations inacceptables du droit de nos deux compatriotes à la protection consulaire, qui ne sont hélas que l'un des aspects de la dureté de leurs conditions de détention, je vous annonce que nous allons porter plainte contre l'Iran prochainement devant la Cour internationale de justice pour violation du droit à la protection consulaire", a déclaré Jean-Noël Barrot.

AFP