Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La Villa Hoxha: de la répression à la création artistique

La Villa Hoxha: de la répression à la création artistique
Le Premier ministre albanais Edi Rama participe à une table ronde lors de la 61e Conférence de sécurité de Munich (MSC) à Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 16 février 2025.
Crédit photo :

La villa d’Enver Hoxha à Tirana, symbole de la répression communiste, devient un lieu de création artistique, accueillant des artistes du monde entier pour réinventer l’histoire. Ce projet incarne un pied de nez à la censure du passé et ouvre la voie à l’expression libre et à l'innovation.

Au cœur de Tirana, la villa d’Enver Hoxha, l'ancien dictateur communiste, se métamorphose en un lieu de création et de liberté. Ce bâtiment, autrefois symbole de la répression qui a écrasé l'Albanie pendant des décennies, accueillera désormais de jeunes artistes venus du monde entier. Leur mission: transformer cet espace en une résidence d'artistes propice à l'échange, à la réflexion et à l'innovation.

Bruno Julliard, directeur de la fondation française Art Explora, qui a participé à cette initiative, souligne l’ironie historique du projet: “Quel pied de nez à l’histoire que de promouvoir cette liberté de créer dans cet ancien lieu de pouvoir, où se décidaient les censures et les interdictions”. Sous le régime d'Hoxha, mort en 1985, l'Albanie a vécu l’une des dictatures les plus sévères d'Europe. L'art moderne et contemporain y était prohibé, et de nombreux artistes ont été emprisonnés pour leurs œuvres.

Cependant, ce passé répressif n'a pas empêché Hoxha, pourtant fervent adversaire de la liberté intellectuelle, de posséder une collection de livres interdits, témoignant de son hypocrite ouverture personnelle. Parmi les titres conservés dans sa bibliothèque figurent des ouvrages comme Sexe et racisme aux États-Unis ou Le communisme de Budapest à Prague, des livres qui auraient conduit à l'arrestation de tout citoyen albanais sous son régime.

Le projet Villa 31 x Art Explora, qui s’inscrit dans cette démarche de transformation, invite chaque année une vingtaine d'artistes internationaux. Pour sa première édition, 22 créateurs venus de quinze pays ont été sélectionnés. Ils s’engagent à explorer les structures sociales – un thème impensable durant la dictature. L’italienne Genny Petrotta, chercheuse et vidéaste, décrit le lieu comme une source d’inspiration intense pour son travail, marquée par des rêves “absurdes” qui influencent sa création.

La villa, où Hoxha et sa famille ont vécu jusqu’à la chute du régime communiste en 1991, se trouve désormais dans un quartier vivant, en contraste frappant avec l'isolement imposé par le dictateur. Des bars et cafés ont remplacé les gardes armés. À l'intérieur, une partie du mobilier d'époque et des fresques socialistes réalistes ont été préservés, ajoutant à la complexité de l'espace.

Edi Rama, Premier ministre albanais, se réjouit de ce tournant: “Cet espace sera utilisé pour réaliser tout ce qu'Enver Hoxha avait en horreur… de quoi le faire se retourner de honte dans sa tombe.” Il qualifie la villa de “maison de la dégénération moderniste”, en référence à l’idéologie répressive du régime, qui qualifiait l’art moderne de “dégénéré”.

Parmi les artistes présents, Stanislava Pinchuk, une Ukrainienne vivant à Sarajevo, explore les liens entre l’espace et la mémoire des événements politiques. De son côté, l’architecte et artiste albanaise Gerta Xhaferaj souhaite transformer les tunnels souterrains de la villa, vestiges de la paranoïa de Hoxha, en une œuvre d’art, dévoilant ainsi leur symbolisme caché.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre