Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Zelensky appelle les Européens au sursaut face à Trump et la Russie

Zelensky appelle les Européens au sursaut face à Trump et la Russie
Cette photo prise et diffusée par le service de presse de la présidence ukrainienne à Munich le 14 février 2025 montre le président ukrainien Volodymyr Zelensky écoutant le vice-président des États-Unis lors de leurs entretiens en marge de la conférence sur la sécurité de Munich.
Crédit photo :

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé ses alliés européens au sursaut face à la Russie, les exhortant à créer une armée commune pour éviter un accord forgé par les Américains "dans le dos" de l'Ukraine.

"Je crois vraiment que le moment est venu de créer les forces armées de l'Europe", a appelé le dirigeant dans un discours à la Conférence de Munich sur la sécurité, devant un parterre de responsables politiques internationaux.

"Le temps où l'Amérique soutenait l'Europe simplement parce qu'elle l'avait toujours fait est révolu", a-t-il prévenu.

A l'approche du troisième anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, il a appelé l'Europe à se rassembler derrière une politique étrangère et de défense communes qui montrerait à Washington que le continent prend en main sa propre sécurité.

Sans concertation avec les Européens, qui soutiennent Kiev depuis trois ans aux côtés des Etats-Unis, le président américain Donald Trump a eu un premier entretien cette semaine avec son homologue russe Vladimir Poutine. Et s'il en a informé Volodymyr Zelensky, il n'a pas cherché à s'entendre au préalable avec lui sur une stratégie de négociation.

"Nous perdons tous"

Les dirigeants de l'UE sont convaincus que la sécurité du continent se joue dans de futurs pourparlers sur l'Ukraine que l'administration américaine veut accélérer, mais ils peinent à imposer leur voix.

Lors de leur conversation, le locataire de la Maison-Blanche "n'a pas mentionné une seule fois que l'Amérique a besoin de l'Europe à la table des négociations", a mis en garde Volodymyr Zelensky. "Trump n'aime pas les amis faibles, il respecte la force", a-t-il souligné.

Face au risque d'être marginalisés, "je vous exhorte à agir, pour votre propre bien", a lancé le président ukrainien. "L'Amérique n'offrira pas de garanties (de sécurité) à moins que les propres garanties de l'Europe ne soient solides", a-t-il insisté.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a réagi sur X en estimant que "l'Europe a besoin de toute urgence de son propre plan d'action concernant l'Ukraine et notre sécurité, sinon d'autres acteurs mondiaux décideront de notre avenir".

Le chef de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que les dirigeants européens "entraient maintenant dans la phase de planification concrète" de garanties de sécurité possibles pour l'Ukraine, sans plus de précision.

Le conflit dépasse la seule question ukrainienne, a abondé la Première ministre danoise Mette Frederiksen, "cette guerre (...) concerne les rêves impériaux de la Russie et sa volonté de prendre des décisions sur les questions européennes".

Pour M. Zelensky, il ne faut "pas de décisions sur l'Ukraine sans l'Ukraine, pas de décisions sur l'Europe sans l'Europe", car "si nous sommes exclus des négociations concernant notre propre avenir, alors nous perdons tous".

"Pas suffisant"

Selon lui, le président russe Vladimir "Poutine ne peut pas offrir de réelle garanties de sécurité, pas seulement parce que c'est un menteur, mais parce que le pouvoir russe dans son état actuel a besoin de la guerre pour se maintenir".

Son avertissement vaut aussi pour Donald Trump : Vladimir Poutine "essaiera de faire en sorte que le président américain se tienne sur la Place Rouge le 9 mai (jour des célébrations de la victoire des Russes sur l'Allemagne nazie, ndlr) non pas comme un leader respecté, mais comme un gadget dans sa propre performance".

Il n'a cependant révélé aucun détail de sa première rencontre, vendredi, à Munich avec le vice-président américain JD Vance.

"Ce n'est pas une perte de temps" mais "ce n'est pas suffisant", et "nous devons parler davantage", a juste dit le président ukrainien, qui réclame à Washington "un plan" concerté avec les Européens avant toute discussion avec la Russie.

L'armée russe a revendiqué samedi la prise d'une nouvelle petite localité dans la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, où ses troupes progressent face aux forces de Kiev moins nombreuses et moins équipées.

Volodymyr Zelensky a de nouveau accusé la Russie d'avoir frappé vendredi avec un drone l'arche de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

L'attaque qui montre, selon lui, que la Russie "ne veut pas la paix" et "ne se prépare pas au dialogue".

 

Mathieu RABECHAULT, AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre