Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Soudan: 54 morts dans le bombardement d'un marché imputé aux paramilitaires

Soudan: 54 morts dans le bombardement d'un marché imputé aux paramilitaires
De nouveaux membres du département de police de l'État de Gedaref au Soudan assistent à une cérémonie de remise des diplômes dans la ville de Gedaref, à l'est du pays dévasté par la guerre, le 5 septembre 2024.
Crédit photo :

Quarante personnes ont été tuées samedi dans un bombardement attribué aux paramilitaires soudanais contre un marché à Omdourman, proche banlieue de Khartoum, a indiqué une source médicale à l'AFP.

La source à l'hôpital Al-Nao, qui a requis l'anonymat, a déclaré que des blessés étaient "toujours amenés à l'hôpital" après cette attaque qu'elle a imputée aux Forces de soutien rapide (FSR).

Depuis avril 2023, les paramilitaires des FSR sont en guerre contre l'armée, un conflit qui a tué des dizaines de milliers de personnes et en a déraciné plus de 12 millions.

"Les roquettes sont tombées au milieu du marché aux légumes, c'est pourquoi les victimes et les blessés sont si nombreux", a déclaré un rescapé de l'attaque à l'AFP.

L'hôpital Al-Nao a un besoin urgent de "linceuls, de donneurs de sang et de brancards pour transporter les blessés", a affirmé un volontaire y travaillant. L'établissement, un des derniers à fonctionner dans la région, a lui-même été attaqué à plusieurs reprises.

Après des mois d'impasse apparente dans la capitale, l'armée y a lancé en janvier une offensive, et repris des bases clés, y compris son quartier général assiégé par les paramilitaires depuis le début de la guerre.

Les FSR ont été chassées de nombreux de leurs bastions, de plus en plus repoussées à la périphérie de la capitale.

Des témoins de l'attaque de samedi, la dernière en date à viser des civils sur des marchés, ont déclaré à l'AFP que les tirs d'artillerie, soutenus par des drones, provenaient de l'ouest d'Omdourman, encore contrôlée par les FSR.

"Des roquettes et des obus d'artillerie tombent", a déclaré un habitant d'un secteur plus au sud d'Omdurman, où, selon lui, les FSR ont lancé une attaque simultanée dans plusieurs rues.

Contre-offensive 

Vendredi, le chef de ces forces paramilitaires, Mohamed Hamdane Daglo, avait juré de chasser l'armée de la capitale, y reconnaissant ainsi indirectement pour la première fois des revers face aux forces rivales.

"Nous les avons expulsés (de Khartoum) et nous les expulserons à nouveau", a-t-il lancé, dans une rare intervention vidéo, le montrant assis derrière un bureau en tenue militaire.

Depuis le début des bombardements la visant, il y a près de 22 mois, la ville de Khartoum n'est plus que l'ombre d'elle-même, avec des quartiers entiers investis par des combattants.

Entre avril 2023 et juin 2024, 26.000 personnes ont été tuées dans la seule capitale, selon un rapport de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, et au moins 3,6 millions de ses habitants l'ont fuie, selon les Nations unies.

Selon des témoins qui n'ont pas pu, ou voulu, partir, les habitations et zones résidentielles ont été régulièrement bombardées.

Au moins 106.000 personnes souffrent de la famine dans la capitale, selon un système de classification soutenu par des agences de l'ONU, et 3,2 millions de résidents y souffrent de la faim à des niveaux critiques.

À travers tout ce pays du nord-est de l'Afrique, la famine a été déclarée dans cinq zones, principalement dans la région occidentale du Darfour, ravagée par la guerre, et devrait en toucher cinq autres d'ici au mois de mai.

Avant de quitter ses fonctions, l'administration de l'ex-président américain Joe Biden a sanctionné le chef de l'armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhane, accusant ses troupes d'attaquer écoles, marchés et hôpitaux et d'utiliser la privation de nourriture comme arme de guerre.

Washington avait une semaine plus tôt imposé une mesure similaire contre M. Daglo, accusant ses forces d'avoir commis un "génocide" et pointant des "violations flagrantes des droits humains" au Darfour, où les FSR sont en position de force.

 

Avec AFP