Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Syrie: Joulani promet de dissoudre les factions combattantes

Syrie: Joulani promet de dissoudre les factions combattantes
Une femme soulève une photo du chef du groupe islamiste Hay'at Tahrir al-Cham (HTC), Abou Mohammad al-Joulani, alors que les gens se rassemblent pour fêter l'événement dans la ville portuaire de Lattaquié, à l'ouest de la Syrie, le 11 décembre 2024.
Crédit photo :

Face au défi d'unifier un pays ravagé par 13 ans de guerre, le chef de la coalition dominée par des islamistes qui a pris le pouvoir en Syrie s'est engagé à dissoudre dans l'armée les factions qui ont contribué à la chute de Bachar el-Assad, et a réclamé la levée des sanctions internationales.

Après quelque 50 années de règne sans partage du clan Assad, les nouvelles autorités s'emploient à rassurer les capitales étrangères, qui prennent peu à peu contact avec leurs dirigeants, dont Abou Mohammad al-Joulani, qui se fait désormais appeler par son vrai nom, Ahmad al-Chareh.

Après le Royaume-Uni, la France envoie ainsi mardi une mission diplomatique à Damas, la première depuis 12 ans.

Les groupes combattants "seront dissous et leurs combattants préparés à rejoindre les rangs du ministère de la Défense, et tous seront sous le coup de la loi", a affirmé Abou Mohammad al-Joulani, dans des propos rapportés mardi matin par la chaîne Telegram de la coalition menée par le groupe sunnite radical Hay’at Tahrir al-Cham (HTC).

Lâché par ses alliés, la Russie et l'Iran, Bachar el-Assad a fui pour Moscou quand une coalition de groupes rebelles menée par des islamistes radicaux s'est emparée le 8 décembre de Damas, après une offensive éclair menée depuis le nord de la Syrie. Sorti de son silence lundi, l'ex-président a affirmé qu'il n'avait fui la Syrie qu'après la chute de Damas et qualifié de "terroristes" les nouveaux dirigeants du pays.

Retour des réfugiés

Sa chute a été accueillie par des scènes de liesse, près de 14 ans après le début de la guerre civile déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, qui a fait un demi-million de morts et provoqué la fuite à l'étranger de six millions de personnes.

Mais unifier le pays morcelé par des années de guerre sanglante et où sont présentes de nombreuses factions aux allégeances divergentes et de nombreuses minorités religieuses et ethniques reste un défi pour HTC. Cette ex-branche d'Al-Qaïda affirme avoir rompu avec le jihadisme mais reste classée comme une organisation terroriste par plusieurs capitales occidentales.

Dans un complexe militaire près de Damas, des habitants, dont des enfants, ont mis le feu à des maisons d'officiers de l'ancien gouvernement, selon des journalistes de l'AFP. Tables, armoires, chaises ont été auparavant pillées.

À Lattaquié, le deuxième port de Syrie, sur la Méditerranée, des centaines d'hommes et quelques femmes membres des anciennes forces gouvernementales faisaient la queue lundi à l'extérieur de bureaux où les nouvelles autorités leur ont demandé de venir rendre les armes.

"La Syrie doit rester unie, et il faut qu'il y ait un contrat social entre l'État et l'ensemble des confessions pour garantir une justice sociale", a assuré Ahmad al-Chareh.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre lundi avec des membres de la communauté druze, branche de l'islam chiite, estimée à environ 3% de la population syrienne d'avant-guerre.

Le nouvel homme fort de la Syrie a également reçu une délégation de diplomates britanniques, devant qui il a "évoqué l'importance de rétablir les relations" avec Londres, dans des propos rapportés sur Telegram.

Il a "souligné la nécessité de lever toutes les sanctions imposées à la Syrie afin de permettre le retour des réfugiés syriens dans leur pays".

"Réconciliation" 

Alors que Bachar el-Assad se posait en protecteur des minorités dans un pays à majorité sunnite, plusieurs pays et organisations, tout en saluant sa chute, disent attendre de voir comment les nouvelles autorités vont traiter les minorités du pays cosmopolite.

Face à une situation régionale inflammable, les pays occidentaux ne veulent cependant pas passer à côté de l'opportunité de renouer les liens avec la Syrie, conscients du risque de fragmentation et de résurgence du groupe jihadiste État islamique, qui n'a jamais été totalement éradiqué du pays.

L'armée américaine a annoncé avoir tué lundi 12 membres de l'EI lors de frappes aériennes en Syrie.

Les États-Unis ont également établi des contacts avec HTC, tandis que l'Union européenne a annoncé lundi envoyer un haut représentant à Damas.

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a affirmé que la Russie et l'Iran ne devaient "pas avoir de place" dans la Syrie de demain, et que l'UE soulèverait la question du devenir des bases militaires russes en Syrie avec le nouveau pouvoir.

Dans un entretien à l'AFP, Riad Assaad, un chef rebelle, a appelé Moscou à "revoir ses calculs" et "abandonner (son) hostilité", défendant l'idée d'une Syrie qui aurait de "bonnes relations avec tous les pays du monde".

Ancien colonel fondateur de l'Armée syrienne libre (ASL), composée de militaires dissidents, il a réclamé que les membres du gouvernement évincé répondent devant la justice des crimes commis: "Notre objectif c'est le pardon et la réconciliation, mais il doit y avoir une justice transitoire pour qu'il n'y ait pas d'actes de vengeance."

Par Layal ABOU RAHAL avec Jonathan SAWAYA, AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre