Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La Russie est-elle en défaut de paiement ?

La Russie est-elle en défaut de paiement ?
Face aux sanctions occidentales suite à l'invasion de l'Ukraine, la Russie souffre d'une situation financière peu enviable. La question se pose donc de savoir si la Russie est en défaut de paiement.

Le défaut de paiement de la Russie est inévitable après six mois de sanctions financières occidentales dans le sillage de l'invasion de l'Ukraine, mais les conséquences sur les investisseurs et le pays sont encore peu claires. Le point sur cet épineux dossier.
La Russie est-elle en défaut de paiement ?

Cela a la couleur du défaut, le goût du défaut... mais aucune autorité légitime ne l'a vraiment officialisé.



Celui-ci est généralement prononcé lorsqu'un Etat n'a pas remboursé un emprunt ou des intérêts sur cet emprunt à une date précise, ou lorsqu'il se déclare publiquement insolvable, à l'image du Sri Lanka en avril.

Le défaut peut être alors prononcé par une ou plusieurs des trois grandes agences de notation financière S&P Global, Fitch et Moody's.

S&P a placé la Russie en "défaut sélectif", à un cran du défaut, et Moody's a évoqué un "défaut" après la non-réception de 100 millions de dollars par des créanciers fin juin, sans toucher à la note.

Le défaut peut aussi être entériné par le déclenchement des assurances auxquelles souscrivent les investisseurs pour s'en prémunir, à savoir les Credit Default Swaps ou CDS, à l'initiative d'un comité de créanciers composé de grandes institutions financières.

Ce cénacle s'en est tenu pour l'instant à déclarer un "événement de crédit" en juin après le non-paiement par Moscou de 1,9 million de dollars d'intérêts de pénalités sur une échéance d'avril.
Pourquoi la situation est-elle si compliquée ?

Car au centre du problème il y a les sanctions imposées par l'Occident. Les agences de notation ne sont plus autorisées à évaluer la Russie et le comité chargé de déclencher les CDS avance à tâtons pour respecter le maquis des nouvelles procédures.

Une banque russe à Moscou (AFP)

 

"Il ne s'agit pas d'un cas typique de défaut, c'est le moins que l'on puisse dire", euphémise Levon Kameryan, analyste spécialisé sur la Russie pour l'agence de notation européenne Scope Ratings.

Les sanctions aussi sont à l'origine des incidents de paiement russes: les Etats-Unis ont d'abord rendu impossible le paiement par Moscou de ses dettes avec des dollars détenus dans des banques américaines, puis le paiement en dollars. Le pays ne peut plus non plus lever d'argent sur les marchés internationaux.


Or Moscou "avait assez de devises pour rembourser ses dettes" souligne Levon Kameryan, rappelant "les énormes quantités de devises" dans les caisses de l'Etat en provenance des ventes d'hydrocarbures.

Voilà pourquoi le Kremlin s'insurge contre un défaut "illégitime".
Et maintenant ?

Les yeux sont tournés vers le comité de créanciers qui a annoncé vendredi qu'une procédure d'enchères pourrait se tenir dans la première moitié de septembre, une opération visant à fixer un prix d'indemnisation aux investisseurs qui possèdent les fameuses assurances CDS.

De l'événement de crédit au déclenchement des CDS il s'écoule généralement trente jours, rappelle George Cahill, spécialiste des CDS et associé au cabinet d'avocats international Alston & Bird. Mais cela fait déjà près de trois mois.
Est-ce que c'est grave pour la Russie ?

Moscou n'a pour l'instant pas grand souci à se faire au vu des ordres de grandeur.

Un nouveau billet de rouble à l'effigie de la Crimée (AFP)

 

"En termes de situation budgétaire et de besoins financiers, la Russie n'est tout simplement pas dépendante des marchés de capitaux internationaux", signale Liam Peach, économiste spécialiste des marchés émergents pour Capital Economics.

Deux chiffres viennent résumer la situation, d'après Levon Kameryan de Scope Ratings: les obligations libellées en devises étrangères pèsent pour environ 40 milliards de dollars, quand l'excédent du compte courant russe s'est élevé à 166,6 milliards de dollars au premier semestre grâce aux ventes de pétrole et de gaz.

La dette publique russe est par ailleurs proche de 20% du PIB, bien moins que celles des économies de taille comparable.

Les experts alertent toutefois sur les risques que courent les entreprises russes, bien plus endettées en devises étrangères que l'Etat.

A plus long terme par ailleurs, "un défaut va continuer à saper la confiance des investisseurs étrangers dans l'économie russe et décourager un peu plus l'investissement étranger à une période où la Russie en avait cruellement besoin", commente Levon Kameryan.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre