Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

France - Portrait de Valérie Pécresse, la sociale-démocrate qui représentera la droite à l'élection présidentielle

France - Portrait de Valérie Pécresse, la sociale-démocrate qui représentera la droite à l'élection présidentielle
Crédit photo :
Désignée samedi candidate de LR à la présidentielle, Valérie Pécresse est une «bosseuse» qui a méthodiquement gravi les échelons à droite sur une ligne ferme et libérale, en déjouant l'image lisse qui lui a longtemps été accolée.

«Il y a un malentendu avec moi, c'est ma blondeur. Je suis une femme forte», assurait jeudi, à l'issue du premier tour de la primaire, celle qui a battu Eric Ciotti au second tour.

Et «je ne lâche rien, je suis une femme qui gagne et qui fait», répète la présidente de l'Ile-de-France, en martelant son message d'«ordre» et de «détermination».

A 54 ans, l'ancienne ministre du Budget sous Nicolas Sarkozy porte une ligne libérale sur l'économie qui parle à sa famille politique. Dans une campagne marquée par l'irruption d'Eric Zemmour à l'extrême droite, elle a aussi haussé le ton sur le régalien, s'adjoignant les services de Patrick Stefanini (un proche de François Fillon).

Déjouant d'avance les critiques en radicalité, cette «dame de faire» autoproclamée l'assure: «je suis au barycentre» de la droite dont «j'ai la capacité à rassembler toutes les sensibilités»  y compris les électeurs partis chez Emmanuel Macron.

«Je sais ce qu'est une campagne et recevoir des coups, mais je sais aussi en donner», assure celle qui accuse le président d'avoir «cramé la caisse». Elle a promis à Marine Le Pen, qui ironisait sur le «quatre quarts» LR après le premier tour de la primaire: «elle aime le quatre-quarts, elle va en bouffer beaucoup».

Souvent cataloguée comme francilienne, l'ancienne députée des Yvelines a silloné dans sa campagne un pays où elle a «de la famille dans presque toutes les régions», expliquant ici son projet de six réacteurs EPR, défendant là sa fermeté sur l'immigration, avec un fil rouge: «restaurer la fierté française».

«Elle joue sa vie» dans cette course à l'investiture, assurait il y a quelques mois un élu LR, alors qu'elle n'était pas la favorite des pronostics.


Cette chantre des valeurs républicaines, également ancienne ministre de l'Enseignement supérieur, compte aussi se distinguer par son programme sur l'éducation.

«Un tabou à briser»

L'ex-bébé Chirac, qui a quitté LR en 2019, avait fait l'objet de spéculations à l'été 2020, certains la voyant déjà à Matignon. Elle avait pris ses distances avec LR dès 2017 en créant le mouvement Libres! en opposition au président du parti Laurent Wauquiez, jugé trop populiste.

Décrite comme «bosseuse», «méthodique» et «structurée», Valérie Pécresse, née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine, est une habituée du tableau d'honneur: bac à 16 ans, HEC, ENA... Un parcours d'excellence qui lui a longtemps valu une image sage, à son grand agacement.

«Lors de ma première campagne régionale, le surnom dont mes adversaires de gauche m'avaient affublée, c'était la blonde. Ensuite, ça a été serre-tête et jupe plissée», racontait en 2019 l'ex-maître des requêtes au Conseil d'Etat.

Elevée à Versailles, dans «une famille d'intellos un peu originale», cette férue de Dostoïevski et de Tolstoï décide à 15 ans d'apprendre le russe et part à Yalta, dans un camp des jeunesses communistes. Elle se met ensuite au japonais qu'elle perfectionne à Tokyo, en vendant caméscopes et liqueur.

«J'ai toujours jusqu'ici suivi un chemin différent des autres», assure cette passionnée de cinéma et de séries, pratiquant la boxe, et mère de trois enfants qu'elle préserve jalousement de toute exposition publique.

Déplorant le sexisme qui règne en politique où «si un homme crie, c'est un chef; une femme qui s'emporte, c'est une hystérique», elle l'affirme aujourd'hui: «Il y a une forme d'audace à présenter une femme» à la présidentielle car «c'est un peu transgressif, un tabou à briser» à droite.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre