Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Fantine Samaha retrouve et partage les senteurs et couleurs de son enfance

Fantine Samaha retrouve et partage les senteurs et couleurs de son enfance
Née à Lourdes en 1979, Fantine Samaha, artiste-peintre franco-libanaise, grandit dans la commune pyrénéenne. Trois ans plus tard, sa famille décide de revenir s’installer au Liban.

« Bien entendu, j’étais trop petite pour garder le moindre souvenir de ce premier séjour en France, explique-t-elle.  Et d’ajouter : « Même si mes premières émotions coïncident avec la guerre qui faisait rage, j’ai réussi à garder l’insouciance de l’enfance. »

L’enfance arrachée

En 1987, à l’âge de 8 ans, un nouveau déménagement forcé par les événements sécuritaires devient impératif. Il lui faut quitter encore une fois un Liban pris dans la tourmente. La guerre et ce qui en découle, cumulé avec la volonté de ses parents d’offrir à leurs enfants la chance d’un avenir plus serein prend le dessus.

« J’ai vécu cela comme un arrachement, même si la décision de mes parents était logique, souligne Fantine Samaha. J’emportais dans mes bagages émotionnels tant de souvenirs que je suis restée prisonnière de cette enfance avortée. Du coup, j’ai passé pratiquement la totalité de ma jeunesse en France à entretenir la mémoire de mon enfance au Liban ».

Ce départ précipité laisse des traces indélébiles sur Fantine Samaha et nourrit les désillusions des années à venir, mais il est paradoxalement la source de nouveaux manques que rien ne semble pouvoir combler…

Les années passent sans que Fantine Samaha n’ait la possibilité de retrouver le paradis perdu de son enfance. Durant les vingt années qui suivent, son parcours est presque ordinaire, marqué par des études littéraires qu’elle interrompt néanmoins pour signer un contrat avec une maison de disques en tant qu’auteure-compositrice-interprète. Un grand changement « au cours duquel les sentiments prendront le dessus sur tout », précise l’artiste. « Mais il me restait encore quelques années avant de faire le chemin inverse et de revenir au Liban. Je dois reconnaître que cette aventure artistique m’a beaucoup emballée », confie-t-elle.

Retour de ban

C’est en 2009 que Fantine Samaha rentre seule au Liban.

Les souvenirs d’enfance comme des confettis oubliés après une fête, le gardénia de tante Zeina qu’elle ne pouvait s’empêcher de humer à s’enivrer, l’odeur du café qui vous emporte dans son manège enchanté de discussions et de « tfadalo ». C’est cette atmosphère d’insouciance qu'elle a est venue rechercher après vingt ans d’absence…

Ses souvenirs d’enfance ont-il été sublimés ? Entre rêve et réalité, c’est le choc des cultures. Ces parfums enivrants, où sont-ils ? ... Et puis cette même question qu’on lui pose sans cesse : « Pourquoi es-tu revenue au moment où tout le monde souhaite partir ? ». « Et encore, à cette époque, la crise était très acceptable comparée à celle que nous traversons actuellement », confie l’artiste.

Ceci importe peu puisque Fantine Samaha est de retour dans son pays, et compte bien y rester, cette fois-ci. Son frère ne tarde pas à la rejoindre, l’occasion de se lancer ensemble dans la restauration se présentera à eux. Tout d’abord les crêpes pour se faire la main, et plus tard, avec son mari, débutera une nouvelle aventure autour de la pizza.


Peindre son propre langage

Mais la jeune femme aspire à autre chose. Le besoin de créer, de s’exprimer devient de plus en plus fort avec une envie soudaine de peindre. « Je voulais peindre mon propre langage, mes propres émotions et mon amour inconditionnel pour les animaux », dit-elle. Ce sera le tournant décisif de sa carrière. Elle se présente alors comme une apprentie qui tire les leçons de ses erreurs et expérimente inlassablement pour mieux comprendre et se comprendre.

Au fil des années, sa touche personnelle évolue jusqu’à réussir à apposer sa signature au sein de son œuvre, et ceci quel que soit le sujet de ses toiles. « Ce sentiment à lui seul est la source d’une fierté incommensurable », lance-t-elle, non sans enthousiasme.

Le portrait d’un lion, la grâce d’une ballerine, les portraits de femmes du monde, les éditions limitées _Liban d’Antan_ ou _Cafés de France_ (Mines et Charbon sur papier)… Elle s’exprime librement, tout en s’épanouissant dans ses œuvres. Sa carrière est lancée.

Dès lors, les projets s’enchaînent. Fantine Samaha ouvre sa propre galerie à Tabaris, expose à l’Hôtel Le Gray sa collection autour du thème du ballet _Unbreakable_, et organise de nombreuses expositions privées chez ses propres clients...

Le chemin du Chouf

C’est quelques semaines avant les premières manifestations de 2019 qu’elle décide de fermer sa galerie et de s’installer dans le Chouf, où elle retrouve une certaine sérénité, loin des bruits de la capitale.

C’est désormais dans son grand atelier qu’elle reçoit ses clients, lesquels n’hésitent pas à se déplacer aussi loin pour lui rendre visite. « Ce sont des moments de bonheur et d’échanges culturels intenses, qui nous permettent d’échapper, l’espace d’un moment, à la morosité ambiante », affirme-t-elle.

Loin de Beyrouth, du tumulte, de la confusion et de l’incertitude, elle poursuit son ascension et se tourne désormais, vers une clientèle étrangère.
Sa toute dernière collection _Idylle_ donne à voir ses deux sujets de prédilection, créant l’osmose entre personnages et animaux.
Dans l’espoir que la prochaine collection ait pour thème « Liban, la renaissance ». Parce que le néant n’est pas une fatalité. Pas pour Fantine Samaha, en tout cas.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre