Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Cinq ans de prison, dont un ferme, requis contre François Fillon

Cinq ans de prison, dont un ferme, requis contre François Fillon
Crédit photo :
La justice française a requis lundi en appel cinq ans de prison, dont un an ferme, à l'encontre de l'ancien Premier ministre François Fillon, dans l'affaire des emplois "fictifs ou surévalués" de son épouse qui avait miné sa campagne présidentielle en 2017.

A l'issue de près de quatre heures de réquisitoire à deux voix, les avocats généraux ont estimé que l'ex-Premier ministre sous la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012) devait être reconnu coupable, demandant à ce que la peine, dont la partie ferme serait à purger sous bracelet électronique, soit assortie de 10 ans d'inéligibilité.

En première instance, il avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement dont deux ferme, 375.000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité.

Le ministère public a estimé que "la fictivité" de l'emploi comme assistante parlementaire de Mme Fillon était "établie" et que François Fillon, "personnage éminent de la vie politique", avait été "à l'initiative" d'une "entreprise de détournement de fonds publics".

Entre 1998 et 2013, François Fillon avait employé son épouse Penelope comme assistante parlementaire, dans le cadre de trois contrats signés par lui et par celui qui était alors son suppléant, Marc Joulaud.

Des prestations rémunérées 613000 euros nets, "fictives ou surévaluées" selon l'accusation, pour qui les activités de Mme Fillon relevaient du "rôle social" d'une "conjointe d'homme politique", mais pas d'une collaboratrice.

Le parquet a demandé lundi contre Penelope Fillon, qui a "adhéré pleinement" à ce "système d'enrichissement familial", deux ans de prison avec sursis, 100000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité (contre trois ans de prison avec sursis, 375000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité, en première instance).

Cette affaire avait parasité la campagne présidentielle du candidat de droite en 2017, poussant la défense à dénoncer une ouverture d'enquête précipitée et téléguidée.

L'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné avait dévoilé le "Penelopegate" le 24 janvier 2017, entraînant l'ouverture d'une enquête. Les révélations s'étaient succédé et le candidat de la droite, chantre de l'intégrité, avait été mis examen à six semaines du premier tour.

"Il n'y a pas eu d'immixtion illégale de la justice dans l'élection présidentielle (ni) d'atteinte à la séparation des pouvoirs", a répondu, lundi, dans son réquisitoire l'avocat général.

En dehors du statut d'ancien Premier ministre du principal prévenu, et du Parlement français comme victimes, il s'agissait d'"un dossier tout à fait classique de nos chambres financières, un dossier dans lequel des personnes se sont enrichies de façon illicite".


Tout au long du procès, le couple a inlassablement répété que Penelope Fillon avait accompli un réel travail en tant que "collaboratrice de terrain" dans la circonscription de la Sarthe, département de l'ouest de la France où M. Fillon avait été élu député.

Selon l'accusation, Penelope Fillon a été rémunérée "indument" comme assistante parlementaire de son mari et du suppléant de ce dernier.

Ses tâches étaient "redondantes" avec celles d'autres collaborateurs et cet emploi était marqué par la "confidentialité", puisqu'il était connu seulement du "premier cercle" du couple, a soutenu l'avocat général.

Les "mémos" en préparation des manifestations locales ? "Il n'en a été retrouvé aucune trace". La relecture des discours, l'accueil d'administrés à domicile, la gestion du courrier ? Autant de tâches "impalpables". Les "remontées d'informations" depuis le terrain ? Une activité "évanescente, pour ne pas dire vaporeuse", a insisté le magistrat.

La défense des Fillon a ensuite demandé la relaxe.

"Ce n'est pas parce qu'on n'affiche pas en étendard ses qualités professionnelles que l'emploi est fictif", a fait valoir Me Antonin Lévy.

Il a aussi brandi l'argument de la séparation des pouvoirs, le pouvoir judiciaire ne pouvant, selon lui, "porter une appréciation sur la manière dont le collaborateur travaille au côté du député".

Dans ce dossier, les époux Fillon sont aussi mis en cause pour l'emploi de leurs deux aînés comme collaborateurs de leur père, sénateur entre 2005 et 2007 (46000 euros nets), et pour le contrat de "conseillère littéraire" de Penelope Fillon, en 2012 et 2013, à la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière (135000 euros bruts).

Là aussi, ils se défendent d'avoir enfreint la loi.

Lundi, les magistrats ont requis trois ans de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité contre le suppléant de M. Fillon, Marc Joulaud.

AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre