Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Mossoul: la vie nocturne renaît après des années de terreur jihadiste

Mossoul: la vie nocturne renaît après des années de terreur jihadiste
Crédit photo :
Au restaurant à Mossoul, Amira Taha et ses amies profitent avec leurs enfants d'un dîner-spectacle animé par un orchestre. Dans la métropole irakienne meurtrie par des années de cauchemar jihadiste, les habitants ont retrouvé la frénésie de la vie nocturne et ses loisirs.

Sept ans après la mise en déroute du groupe État islamique (EI), les rues de Mossoul naguère désertes s'animent à la tombée de la nuit. Désormais, nouveaux restaurants, croisières fluviales et parcs d'attractions attirent les familles, avides de profiter de la stabilité retrouvée.

«Il y a un énorme changement à Mossoul: c'est la liberté, les soirées sont devenues très courantes», se réjouit Mme Taha, soulagée par une «situation sécuritaire très stable».

«Les gens veulent s'ouvrir (au monde) et vivre de bons moments», ajoute la maman de 35 ans, dans un tailleur bleu électrique.

Sur scène, trois crooners irakiens, costume et cheveux noirs gominés, se succèdent devant l'orchestre, enchaînant des titres de la pop irakienne ou arabe, accompagnés par un clavier électrique, violon et darbouka.

En prenant le contrôle de la métropole du nord en 2014, l'EI y instaurait un règne de la terreur. La musique était interdite, les cigarettes aussi, églises et musées étaient saccagés, tandis que les jihadistes mettaient en scène des décapitations et des lapidations.

Même après sa reconquête en 2017, au terme de batailles destructrices et meurtrières menées par les forces irakiennes et une coalition internationale, Mossoul a mis plusieurs années avant de se remettre du traumatisme.


«Les gens veulent sortir»

Avant, «les gens rentraient chez eux, fermaient les portes et se mettaient au lit. Il n'y avait pas de sécurité», se souvient Mme Taha.

Autour d'elle sur les pelouses du restaurant, quasiment toutes les tables sont occupées par des familles. Hommes et femmes fument parfois le narguilé, pendant que les enfants applaudissent et dansent.

Le restaurant du «chef Ahmed le Suédois» a ouvert en juin et accueille quotidiennement entre 300 et 400 clients, indique à l'AFP son propriétaire, Ahmed.

Après avoir passé «la moitié de sa vie» en Suède, il a fait le pari du retour à Mossoul. «J'ai toujours rêvé de rentrer pour lancer mon propre projet», ajoute le quadragénaire.

«Les gens veulent sortir, ils veulent voir quelque chose de différent», confirme-t-il. Son établissement propose des plats parfois inspirés de la cuisine scandinave ou européenne, au côté des conventionnelles pâtes, pizzas ou grillades.
«Destruction, reconstruction»

«Ces dernières années, la ville a connu un changement radical. On est passé de la destruction à la reconstruction», se réjouit Khalil Ibrahim, directeur d'un parc d'attraction sur les bords du Tigre.

En ce vendredi soir, premier jour du week-end, que ce soit aux autotamponneuses, à la grande roue ou sur les autres manèges, les rires et les cris des enfants résonnent.

Avant, les gens «rentraient tôt à la maison. Maintenant, on en a qui débarquent même à minuit», dit-il.

Inauguré en 2011, le site avait été «entièrement détruit» pendant la guerre. «On est reparti de zéro», se souvient-il, évoquant une reconstruction qui s'est faite à partir de financements privés.

À peine remise du cauchemar jihadiste, la ville avait connu un nouveau drame. En 2019, une centaine de personnes, principalement des femmes et des enfants, périssaient quand un bac transportant des familles vers un parc de loisirs s'était retourné sur le Tigre.

Aujourd'hui sur le fleuve, des bateaux de plaisance voguent doucement, les passagers admirant les lumières des restaurants et des cafés se reflétant dans les eaux noires.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre