Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Vaste réforme de la politique migratoire européenne

Vaste réforme de la politique migratoire européenne
Les eurodéputés ont adopté une réforme majeure de la politique migratoire européenne visant à limiter l’immigration irrégulière.

Après des années d’âpres négociations, les eurodéputés ont adopté mercredi une profonde réforme de la politique migratoire européenne qui durcit les contrôles des arrivées aux frontières du bloc et met en place un système de solidarité entre États membres.

Au cours d’une session plénière à Bruxelles, brièvement interrompue par les protestations de militants des droits humains, les dix textes de ce «Pacte sur la migration et l’asile», fruit d’un difficile compromis, ont tous été approuvés.

«C’est un énorme pas pour l’Europe», a réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à l’issue du vote, saluant une «journée véritablement historique».

Le chancelier allemand Olaf Scholz s’est réjoui d’un «pas historique indispensable» qui «limite l’immigration irrégulière et soulage enfin les pays qui sont particulièrement touchés».

Le ministre grec des Migrations, Dimitris Kairidis, a salué une «avancée majeure», alors que le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, s’est félicité que les eurodéputés aient trouvé «le meilleur compromis possible, qui prend en compte les besoins prioritaires de l’Italie».

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a estimé que le pacte «permettait de sécuriser les frontières extérieures de l’Europe, apportait de la clarté sur les règles applicables et garantissait un équilibre entre solidarité et responsabilité, dans le respect des droits fondamentaux».
Des mécontents

Les trois principales familles politiques européennes – PPE (droite), Socialistes et démocrates (S&D) et Renew Europe – ont dans l’ensemble soutenu ce pacte, qui a suscité l’opposition d’une grande partie de l’extrême droite, mais aussi des Verts, de la gauche radicale et de certains socialistes.

Du côté des mécontents figure le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, pour qui la réforme est un «autre clou dans le cercueil de l’Union européenne».

«L’unité est morte, les frontières sûres n’existent plus. La Hongrie ne cèdera jamais à la frénésie migratoire de masse! Nous avons besoin d’un changement à Bruxelles pour arrêter l’immigration!», a-t-il écrit sur X.

Son homologue polonais Donald Tusk, pourtant ancien président du Conseil européen, a assuré que son gouvernement «protégerait» la Pologne contre le programme de relocalisation des migrants.
Validation de la réforme


Ce Pacte migratoire se fonde sur une proposition de la Commission présentée en septembre 2020, après l’échec d’une précédente tentative de réforme, dans la foulée de la crise des réfugiés de 2015-2016.

La réforme, qui avait fait l’objet d’un accord politique en décembre, devra désormais être formellement validée par le Conseil (États membres), probablement à la fin du mois. L’objectif des négociateurs était d’aboutir absolument avant les élections européennes de juin, de peur de voir le projet enterré par la prochaine législature.

À côté de cette réforme, qui ne s’appliquera que courant 2026, l’UE multiplie les accords, controversés, avec les pays d’origine et de transit des exilés (Tunisie, Mauritanie, Égypte) pour tenter de réduire le nombre d’arrivées à ses frontières.

L’UE fait face à une hausse des demandes d’asile, qui ont atteint 1,14 million en 2023, soit leur plus haut niveau depuis 2016, selon l’Agence européenne pour l’asile. Les entrées «irrégulières» dans l’UE sont elles aussi en augmentation, à 380.000 en 2023, selon Frontex.
«Filtrage» des migrants

La réforme met en place un «filtrage» obligatoire des migrants arrivant aux frontières de l’UE, consistant à les enregistrer dans la base de données commune Eurodac.

Une «procédure à la frontière» est prévue pour ceux qui sont statistiquement les moins susceptibles d’obtenir l’asile: ils seront retenus dans des centres le temps que leur dossier soit examiné de façon accélérée, dans le but de renvoyer les déboutés plus rapidement.

Quelque 161 organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, Amnesty International, l’International Rescue Committee, ou encore Oxfam, avaient appelé les eurodéputés à rejeter le pacte, s’inquiétant des «détentions de familles avec enfants» et une «criminalisation» des exilés.

La règle en vigueur selon laquelle le premier pays d’entrée dans l’UE d’un migrant est responsable de sa demande d’asile est maintenue avec quelques aménagements. Mais pour aider les pays où arrivent de nombreux exilés, comme l’Italie, la Grèce ou l’Espagne, un système de solidarité obligatoire est organisé.

Les autres États membres doivent contribuer en prenant en charge des demandeurs d’asile (relocalisations) ou en apportant une contribution – financière ou matérielle – au profit du pays sous pression migratoire. Cette alternative était destinée à surmonter l’opposition de la Hongrie et la Pologne à tout quota de réfugiés, mais ces deux pays restent hostiles à la réforme.

Ces propositions sont fustigées par l’extrême droite. L’eurodéputé français Jordan Bardella (groupe Identité et démocratie), a accusé l’UE d’avoir choisi «la voie de la faiblesse et celle de l’appel d’air».

Anne-Laure Mondesert, avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre