Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

"Les maronites sont-ils chrétiens?"

\

Georges Naccache avait raison. Deux négations ne font pas une nation. La preuve! Et plusieurs négations ne l’auraient pas fait non plus. Pour être nation, il fallait au Liban plusieurs affirmations, et d’abord, une affirmation chrétienne authentique.
Une journée d’écoute et de discernement vient d’être organisée par l’Assemblée des patriarches et évêques catholiques au Liban (APECL) pour une action plus participative au sein de l’assemblée.
Le besoin d’une coordination entre les différentes commissions de cet organisme, aussi bien qu’entre l’APECL et les différents synodes de chaque Église, a été ressenti. Fort heureusement, les Églises catholiques au Liban se réveillent au besoin de travailler ensemble à être le «bon levain» dans la pâte.
Cette prise de conscience se manifeste à l’heure où le patriarche maronite lui-même exprime une vive inquiétude pour «l’effondrement moral» de la communauté maronite, au sein de laquelle les demandes d’annulation de mariage explosent. La famille est en danger. Le patriarche y voit une facette d’un effondrement moral plus vaste. «Les maronites sont-ils chrétiens?», s’interroge, excédé par leur conduite publique, un évêque en contact avec la réalité politique. Sommes-nous capables de pardonner? De nous parler?  De nous oublier pour servir l’intérêt général?
Le «divorce» mental que vivent aujourd’hui certains groupes politiques devrait alerter sur les conséquences d’actes qui seraient irréparables. Bien sûr, il n’est pas question de renvoyer les protagonistes de la crise dos à dos, ni leur attribuer une égale responsabilité dans ce qui nous accable. Le Hezbollah, notamment, doit bien mesurer non seulement ce que ses armes lui assurent, mais ce dont ses armes le privent. Que chacun calcule bien les conséquences de son action, que nous n’en venions pas à mettre en danger notre volonté de vivre en commun et, avec elle, le Liban tout entier.

En grand spécialiste de l’argumentation, Paul Ricœur parle dans son ouvrage Philosophie, éthique et politique (Seuil) de la volonté de vivre en commun et du compromis en des termes qui doivent nous parler à nous autres. «Aucun système constitutionnel ne se prolonge sans être soutenu par une volonté de vivre ensemble qui est en acte de chaque jour, même si on l’oublie. Lorsque ce vouloir s’effondre, toute l’organisation politique se défait, très vite (…). Jamais la Cité n’existe par la seule inertie de son système institutionnel (…). La continuité et la rénovation de ce vouloir font l’objet de notre responsabilité», dit-il dans son ouvrage.
«Le compromis, poursuit Ricœur, loin d’être une idée faible, est une idée au contraire extrêmement forte (…). Nous n’atteignons le bien commun que par le compromis entre des références fortes, mais rivales.» Il ajoute que «le compromis est une barrière entre l’accord et la violence. (…) Nous pourrions même dire que le compromis est notre seule réplique à la violence, en l’absence d’un ordre reconnu par tous, et en quelque sorte unique dans ses références.»
Certains se plaisent à envisager, pour le Liban aussi, une «solution à deux États». Le fédéralisme est le dernier fantasme des chrétiens du Liban qui ne veulent plus être à la merci du Hezbollah. Tout bien réfléchi, et compte tenu de la présence au Liban d’un embryon de Syrie, il faut bien le comprendre: les Libanais doivent rester unis, ou ils ne seront pas.
 
 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre