La Corée du Sud limoge le sélectionneur Jürgen Klinsmann
•2024-02-16 10:19
Le sélectionneur de la Corée du Sud, Jürgen Klinsmann, a été limogé, a annoncé vendredi la Fédération coréenne de football (KFA), après l'élimination de l'équipe nationale en demi-finale de la Coupe d'Asie la semaine dernière.
"La KFA a décidé de changer d'entraîneur national après un examen approfondi", a déclaré le président de la fédération, Chung Mong-gyu, lors d'une conférence de presse, limogeant l'Allemand après un peu moins d'un an à la tête de l'équipe.
"Klinsmann n'a pas réussi à démontrer les capacités de gestion et le leadership attendus d'un sélectionneur national dans des domaines allant de la tactique, de la gestion du personnel à l'attitude au travail et dans d'autres domaines nécessaires pour apporter la compétitivité à l'équipe", a déclaré M. Chung.
"L'attitude et la compétitivité de Klinsmann en tant que sélectionneur n'ont pas répondu aux attentes (...) Nous avons donc décidé de changer de direction avant les matchs de qualification pour la Coupe du monde 2026".
Jürgen Klinsmann a observé vendredi que sa mission en Corée du Sud avait été "un voyage incroyable" et a remercié ses joueurs dans un message sur les réseaux sociaux.
La Corée du Sud, l'une des grandes favorites de la Coupe d'Asie, a été éliminée en demi-finales par la Jordanie (2-0), créant la surprise.
Les matches laborieux de l'équipe sud-coréenne lors de cette Coupe d'Asie et les rivalités entre joueurs ont suscité les critiques des médias et du public.
Une querelle a notamment eu lieu avant la demi-finale contre la Jordanie entre le joueur du Paris SG Lee Kang-in et la star de Tottenham Son Heung-min, qui s'est blessé à un doigt lors de l'incident.
Des cadres de l'équipe comme Son avaient voulu rappeler à l'ordre de jeunes joueurs comme Lee, qui s'étaient levés de table pour aller faire une partie de ping-pong.
Le Liban a trébuché sur Taïwan ce week-end dans le cadre de la Coupe Davis, lors d’un barrage décisif disputé à la Taipei Tennis Center Arena, sur dur. Samedi, les Libanais avaient réussi à arracher le nul (1-1) et à maintenir la porte entrouverte. Mais dimanche, Taïwan a accéléré au bon moment, a raflé le double puis le simple décisif, pour s’imposer 3-1 et valider son billet pour le Groupe mondial I.
L’affiche sentait la poudre. D’un côté, Taïwan, mieux installée au classement et portée par sa salle. De l’autre, un Liban qui se voyait déjà à portée d’élite, lui qui a déjà goûté au Groupe mondial I par le passé et qui restait sur une dynamique convaincante, notamment après sa victoire nette contre la Barbade (4-0) en septembre dernier, sur terrain neutre en Égypte. Sauf qu’en Coupe Davis, le décor compte, mais ce sont les points chauds qui tranchent. Et dimanche, Taïwan a été plus clinique.
Samedi : un bras de fer, puis un réveil libanais
La première journée a démarré sur un scénario piégeux pour les visiteurs. Dans le premier simple, le Taïwanais Tung-Lin Wu (362e mondial) a pris le dessus sur Hady Habib (249e) en deux manches (6-3, 6-2), plaçant d’entrée Taïwan devant au score (1-0). Un set et demi de course-poursuite, des jeux lâchés trop vite, et un Liban obligé de courir derrière l’affiche.
Mais Benjamin Hassan (259e) a remis les pendules à l’heure dans la foulée. Face à Tseng Hao Huang (500e), le Libanais a joué juste, serré les boulons dans les moments qui comptent et bouclé l’affaire en deux sets (6-4, 6-4). Un succès qui a fait plus que rééquilibrer la confrontation : il a relancé le suspense et ramené les deux équipes à égalité (1-1) au terme du samedi. À ce moment-là, le Liban avait fait le plus dur : rester vivant.
Dimanche : le double bascule, Taïwan ne tremble pas
Le dimanche, c’est souvent le jour où la Coupe Davis devient une bataille de nerfs. Et le premier tournant est arrivé dès le double. La paire taïwanaise Tseng Hao Huang – Shing Peng Hsieh a dominé le duo libanais Benjamin Hassan – Hassan Ibrahim en deux manches (7-6, 6-3). Un premier set accroché, au cordeau, où chaque point avait des allures de balle de break… avant une bascule au tie-break qui a fait très mal au Liban. Derrière, Taïwan a déroulé plus libérée, et a pris l’avantage dans la confrontation (2-1).
Il restait alors une marge de manœuvre, mais elle s’est réduite très vite. Dans le simple suivant, Tung-Lin Wu a remis ça, cette fois contre Benjamin Hassan, avec une victoire en deux sets (6-3, 6-4) qui a définitivement scellé le sort de la rencontre. Score final : 3-1 pour Taïwan, et une qualification validée pour le Groupe mondial I.
Sur le papier, l’écart existait : Taïwan est classée 28e mondiale (313,75 points), quand le Liban pointe au 51e rang (262,25 points). Mais ce week-end a surtout rappelé une loi non écrite : quand le duel se joue sur dur, à l’extérieur, la moindre hésitation se paie cash. Un tie-break perdu, un jeu de service concédé au mauvais moment, et tout bascule.
Pour le Liban, l’amertume est réelle parce que le scénario avait laissé espérer mieux après le réveil de samedi. Pour Taïwan, cette victoire a la saveur d’une montée méritée : deux succès le dimanche, au moment où la pression écrase les bras.
Le tennis libanais n’a pas à rougir : son histoire en Coupe Davis reste solide, avec un parcours entamé en 1957 (115 rencontres, 63 victoires, 52 défaites). Mais ce revers-là, dans un match “verrou” pour l’élite, laissera forcément une trace. Reste désormais à transformer la déception en carburant, et à revenir sur la prochaine fenêtre avec plus de constance dans les instants décisifs. En Coupe Davis, tout se joue souvent sur quelques points. Ce week-end, ces points-là sont tombés du mauvais côté.
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Un quadri-effort de 100 km, un taux d’abandon qui parle tout seul, et deux Libanais qui franchissent la ligne dans le dur : Lindzi Nader (9e) et Ali al-Zoebi (16e) ont signé une performance de caractère au Samla, avant d’enchaîner avec un stage au Japon.
Il y a des courses qui se gagnent au panache. Et d’autres qui se terminent à la volonté, quand le chrono devient secondaire et que seule compte la capacité à rester debout. Sur la première édition du Samla, en Qatar, le triathlon libanais a coché la case “ultra” : 100 km au total, découpés en quatre blocs — 3 km de natation, 49 km de course à pied, 44 km de vélo et 4 km de rameur. Un menu sans dessert, mais avec l’addition.
100 km de vérité
Dans un peloton relevé — 336 participants venus de 22 pays — la sélection s’est faite naturellement : 114 seulement ont vu la ligne d’arrivée. Un chiffre brut, mais qui dit tout. Le Samla n’est pas une simple épreuve à cocher : c’est un test d’endurance, de gestion et de lucidité, où l’on apprend vite que la moindre erreur se paye cash, surtout quand les kilomètres s’empilent et que les transitions ne pardonnent plus.
Deux finishers, deux classements qui pèsent
Et dans ce contexte, la performance prend du relief : Lindzi Nader et Ali al-Zoebi, tous deux sous les couleurs du Club Profit, ont répondu présent. Nader se classe 9e, al-Zoebi 16e. Deux places qui ne racontent pas seulement un résultat : elles racontent une lecture de course, une endurance maîtrisée, et cette capacité à traverser “la zone grise” — celle où le corps négocie, où la tête décide.
La suite s’écrit au travail
Pas le temps de savourer longtemps : une délégation libanaise met le cap sur le Japon pour un stage d’une semaine, dans le cadre d’un protocole entre Fédération libanaise de triathlon et Fédération japonaise de triathlon. À la tête de la mission : Ahmad Khalifeh, accompagné du coach Roudi Abou Ghazaleh. Côté athlètes : Ali al-Zoebi, Youssef Dandashi, Lindzi Nader et Mia Sahyoun.
En marge du stage, les quatre prendront part à une épreuve de duathlon (course à pied + vélo), avant un retour au Liban deux jours plus tard. Une séquence courte, mais précieuse : volume, qualité, et surtout confrontation — le vrai carburant de ceux qui veulent continuer à grandir.
Milano Cortina 2026 ouvre ses Jeux du 6 au 22 février, et le slalom messieurs du 16 février à Bormio sera un examen sans rattrapage : deux manches, des centièmes qui mordent, et des portes qui ne pardonnent rien. À 17 ans, Andrea el-Hayek s’y présente avec un dossard libanais et un moteur qui tourne déjà à plein régime depuis l’enfance.
Dans la grande loterie des sports d’hiver, il y a ceux qui rêvent des Jeux et ceux qui parviennent à verrouiller la qualification. Andrea el-Hayek a franchi la ligne : à 17 ans, il représentera le Liban en slalom aux Jeux de Milano Cortina 2026. Son rendez-vous est net, presque brutal : le 16 février, au Stelvio Ski Centre, première manche à 10h00, seconde à 13h30. Une seule course olympique, mais un résumé de vie. Le slalom, ce sport qui se joue à la lame
Le slalom n’est pas “une descente”. C’est un sport de chirurgiens pressés. Les appuis se posent au millimètre, la ligne se décide à l’instinct, et chaque micro-retard devient une sanction. Deux manches pour prouver qu’on sait répéter l’exploit, pas seulement le tenter. Là où d’autres disciplines laissent respirer, le slalom enferme : cadence, relance, lecture, nerfs. Tout le monde arrive entraîné, personne n’arrive tranquille.
Andrea el-Hayek, lui, arrive avec une signature : un ski “propre” mais agressif, un mélange d’audace, de précision et de vitesse qui attire l’œil. Dans les rangs, on le regarde aussi pour une raison simple : il fait partie des plus jeunes du plateau, sans donner l’impression d’avoir la moindre envie de jouer petit bras. Une trajectoire à l’ancienne : tôt, vite, et sans pause
Son histoire commence très tôt : Andrea chausse à deux ans. La glisse n’est pas une découverte, c’est une langue maternelle. À six ans, il s’attaque déjà à Courchevel, sur un tracé réputé exigeant, comme si l’enfance avait déjà compris une règle du haut niveau : on progresse en se frottant au dur.
Puis vient le marathon des dossards, celui qui ne fait pas toujours les gros titres mais qui construit des athlètes : titres et podiums au Liban et en Grèce, expériences sur des circuits regroupant des “petites nations” affiliées à la fédération internationale, compétitions à Dubaï, étapes en Amérique du Sud… La carte n’a rien d’un itinéraire touristique : c’est un agenda de chasseur de points. Et à l’arrivée, une “armoire à trophées” déjà bien remplie pour un garçon qui n’a pas encore 18 ans. Le choix du drapeau : un message plus fort qu’un passeport
Andrea est le fils d’Élie, Libanais, et d’Hélène, Grecque. Il grandit avec cette double culture et, très tôt, une évidence qu’il transforme en décision : représenter le Liban. Pas par opportunisme, mais par attachement. Ce choix, dans les sports d’hiver, pèse lourd : il engage un athlète, une famille, une logistique, une fédération, et une idée simple — porter un drapeau qui n’a jamais eu la vie facile, y compris sur la neige.
D’ailleurs, le Liban n’est pas un novice olympique en hiver : il a une histoire, des présences, des visages. Mais chaque génération a besoin d’un relais. À Milano Cortina, Andrea el-Hayek s’avance comme l’un de ces coureurs de transmission : il ne “participe” pas, il remet le Liban dans une porte, là où tout se joue. Les coulisses : valises, carres affûtées, et une routine de pro
Le public voit une minute de course. Le reste, c’est l’invisible : entraînements à l’année, déplacements constants, préparation physique, réglages, matériel, sommeil cassé, corps qui encaisse. Andrea vit à Londres, mais son vrai domicile, ces dernières années, ressemble à un circuit : un pays, une station, une compétition, puis on recommence. Il le dit sans dramatiser : quasiment pas de vraie coupure depuis près de trois ans, parce que le ski de compétition ne se prépare pas “en saison”, il se construit tous les mois.
Dans un sport où un dixième se gagne parfois sur un détail de timing et un réglage de ski, cette obsession du travail finit par payer : la qualification olympique n’est pas un miracle, c’est une addition. Bormio, 16 février : deux manches pour écrire la ligne
Le 16 février, Bormio ne demandera pas à Andrea el-Hayek d’être “beau” : Bormio demandera d’être juste. D’être lucide dans la première manche, et solide dans la seconde. De rester dans son plan. De gérer le stress, la pente, la pression, l’événement, et ce bruit particulier des Jeux où chaque porte semble doubler de taille.
Au Liban, on aime les histoires où l’on renverse la table. Celle-ci est plus fine : c’est l’histoire d’un adolescent qui a empilé les kilomètres, les courses et les sacrifices pour s’offrir une seule fenêtre olympique. Une fenêtre courte, mais immense. Et dans le jargon des sportifs, cela s’appelle une finale : une date, un dossard, et un pays derrière.
Le 16 février, Andrea el-Hayek ne jouera pas contre “les autres”. Il jouera contre la pente, le chrono et la moindre hésitation. C’est souvent comme ça que naissent les vraies histoires : une course, un virage, une porte… et un drapeau qui passe.
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Derrière le dossard, une trajectoire construite tôt, vite et sans pause : des années de compétitions, des kilomètres, des coupes, et cette rigueur de pro qui transforme un adolescent en candidat crédible sur la scène mondiale.
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