Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Turquie: le mécène Kavala maintenu en détention malgré la menace de sanctions

Turquie: le mécène Kavala maintenu en détention malgré la menace de sanctions
Crédit photo :
La justice turque a maintenu lundi en détention le mécène et philanthrope Osman Kavala, emprisonné depuis quatre ans sans jugement, faisant fi de la mise en demeure adressée à Ankara par le Conseil de l'Europe qui exige sa libération.

Accusé d'avoir cherché à déstabiliser la Turquie, l'éditeur, qui risque la prison à vie, comparaîtra de nouveau le 21 février, a ordonné un tribunal d'Istanbul.

Figure majeure de la société civile, Osman Kavala, 64 ans, est notamment en ligne de mire pour avoir soutenu en 2013 les manifestations antigouvernementales ayant visé Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre.

L'éditeur, dont le cas est devenu l'un des symboles de l'érosion des droits humains en Turquie, ne s'est pas présenté lundi devant les juges, son avocat affirmant qu'il "n'a plus foi en la justice" turque.

M. Kavala est connu pour son soutien aux projets culturels portant notamment sur les droits des minorités, la question kurde et la réconciliation arméno-turque.

L'annonce de son maintien en détention - la troisième depuis début octobre - intervient alors que le Conseil de l'Europe a haussé le ton début décembre en engageant une procédure pouvant déboucher sur des sanctions envers la Turquie.

La Turquie refuse jusqu'ici d'élargir Osman Kavala malgré un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) de 2019 exigeant sa "libération immédiate". Ankara a jusqu'à mercredi pour soumettre ses "observations" dans ce dossier au comité des ministres du Conseil de l'Europe, chargé de veiller à l'exécution des décisions de la CEDH.


Sans réponse de la Turquie à cette mise en demeure, le comité devrait décider, lors de sa réunion du 2 février 2022, de saisir la CEDH de ce dossier.

Possibles sanctions


C'est à elle qu'il reviendra ensuite de constater officiellement que la Turquie n'a pas libéré Osman Kavala et ne s'est donc pas conformée à son obligation de respecter les décisions de la Cour.

Dans ce cas, le Comité des ministres pourrait, lors d'une réunion ultérieure, décider de sanctions contre Ankara, membre du Conseil de l'Europe depuis 1950.

"Mettez fin à cette injustice et libérez notre client", avait exhorté lundi l'un des avocats du mécène turc, Koksal Bayraktar, après avoir lu devant la cour l'arrêt de la CEDH de 2019.

Des diplomates d'au moins neuf pays occidentaux et deux représentants de la délégation de l'Union européenne à Ankara se trouvaient dans la salle d'audience, a constaté une journaliste de l'AFP.

A l'automne, une dizaine d'ambassadeurs avaient réclamé sa libération, déclenchant une crise diplomatique. Le président Erdogan les avait en représailles menacés d'expulsion.

C'est seulement la deuxième fois que le Conseil de l'Europe, qui siège à Strasbourg, adresse une mise en demeure à l'un des 47 Etats membres de l'organisation, après l'avoir employée une première fois contre l'Azerbaïdjan en 2017.